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LE TIC ()


Les d?neurs entraient lentement dans la grande salle de lh?tel(      ; d?neurs ; lentement ) et sasseyaient ? leurs places.(    ; sasseyaient ) Les domestiques commenc?rent le service tout doucement(    ; domestiques ; service ; tout doucement  ) pour permettre aux retardataires darriver(   ; retardataires ) et pour navoir point ? rapporter les plats ;(      ; rapporter  , ; plats ) et les anciens baigneurs, les habitus, ceux dont la saison avan?ait,(  , , ,      ; baigneurs ; habitus ; avan?ait ,   ) regardaient avec intr?t la porte chaque fois quelle souvrait,(      ,   ; avec intr?t  ) avec le dsir de voir para?tre de nouveaux visages.(     ; para?tre ; visages )



Les d?neurs entraient lentement dans la grande salle de lh?tel et sasseyaient ? leurs places. Les domestiques commenc?rent le service tout doucement pour permettre aux retardataires darriver et pour navoir point ? rapporter les plats ; et les anciens baigneurs, les habitus, ceux dont la saison avan?ait, regardaient avec intr?t la porte chaque fois quelle souvrait, avec le dsir de voir para?tre de nouveaux visages.



Cest l? la grande distraction des villes deaux.(       ; distraction ; villes deaux  ,  ) On attend le d?ner pour inspecter les arrivs du jour,( ,     ; inspecter , ; arrivs ) pour deviner ce quils sont, ce quils font, ce quils pensent.( ,   ,  ,   ; deviner ) Un dsir r?de dans notre esprit,(-     ; r?de , ) le dsir de rencontres agrables, de connaissances aimables, damours peut-?tre.(  ,  ,  , ; rencontres ; aimables , ) Dans cette vie de coudoiements,(     ; coudoiements  ,    ) les voisins, les inconnus, prennent une importance extr?me.(,    ; importance extr?me  ) La curiosit est en veil,( ; en veil   , ) la sympathie en attente et la sociabilit en travail.(   ,     ; sociabilit ; en travail  ,  )



Cest l? la grande distraction des villes deaux. On attend le d?ner pour inspecter les arrivs du jour, pour deviner ce quils sont, ce quils font, ce quils pensent. Un dsir r?de dans notre esprit, le dsir de rencontres agrables, de connaissances aimables, damours peut-?tre. Dans cette vie de coudoiements, les voisins, les inconnus, prennent une importance extr?me. La curiosit est en veil, la sympathie en attente et la sociabilit en travail.



On a des antipathies dune semaine et des amitis dun mois,(         ; antipathies ; amitis ) on voit les gens avec des yeux diffrents,(    ; avec des yeux diffrents  ) sous loptique spciale de la connaissance de ville deaux.(    ; optique  ; connaissance ) On dcouvre aux hommes, subitement,(    ; subitement ) dans une causerie dune heure,(     ; causerie ) le soir, apr?s d?ner, sous les arbres du parc o? bouillonne la source gurisseuse,(,  ,   ,    ; bouillonne ; source gurisseuse  ) une intelligence suprieure et des mrites surprenants,(    ; mrites ) et, un mois plus tard,(,  ) on a compl?tement oubli ces nouveaux amis,(     ; compl?tement ) si charmants aux premiers jours.(    ; charmants )



On a des antipathies dune semaine et des amitis dun mois, on voit les gens avec des yeux diffrents, sous loptique spciale de la connaissance de ville deaux. On dcouvre aux hommes, subitement, dans une causerie dune heure, le soir, apr?s d?ner, sous les arbres du parc o? bouillonne la source gurisseuse, une intelligence suprieure et des mrites surprenants, et, un mois plus tard, on a compl?tement oubli ces nouveaux amis, si charmants aux premiers jours.



L? aussi se forment des liens durables et srieux,(      ; liens ; durables ; srieux ) plus vite que partout ailleurs.(,      ; partout ailleurs     ) On se voit tout le jour,(   ; tout le jour  ) on se conna?t tr?s vite ;(     ; se conna?tre   ) et dans laffection qui commence(  ,   ; affection ) se m?le quelque chose de la douceur(   ; se m?le ; douceur ) et de labandon des intimits anciennes.(    ; abandon , ; intimits anciennes  )



L? aussi se forment des liens durables et srieux, plus vite que partout ailleurs. On se voit tout le jour, on se conna?t tr?s vite ; et dans laffection qui commence se m?le quelque chose de la douceur et de labandon des intimits anciennes.



On garde plus tard le souvenir cher et attendri de ces premi?res heures damiti,(         ; souvenir ; cher ; attendri ) le souvenir de ces premi?res causeries(    ; causeries ) par qui se fait la dcouverte de l?me,(    ; dcouverte ; ?me ) de ces premiers regards qui interrogent et rpondent(   ,    ; regards ; interrogent ) aux questions et aux penses secr?tes(    ; penses secr?tes  ) que la bouche ne dit point encore,(    ; ne point  ) le souvenir de cette premi?re confiance cordiale,(     ; confiance ; cordiale ) le souvenir de cette sensation charmante(    ; sensation ; charmante ) douvrir son cCur ? quelquun(   -; ouvrir son cCur  ) qui semble aussi vous ouvrir le sien.(, ,    ; le sien )



On garde plus tard le souvenir cher et attendri de ces premi?res heures damiti, le souvenir de ces premi?res causeries par qui se fait la dcouverte de l?me, de ces premiers regards qui interrogent et rpondent aux questions et aux penses secr?tes que la bouche ne dit point encore, le souvenir de cette premi?re confiance cordiale, le souvenir de cette sensation charmante douvrir son cCur ? quelquun qui semble aussi vous ouvrir le sien.



Et la tristesse de la station de bains,(  ; station de bains ) la monotonie des jours tous pareils,(  ; monotonie ) rendent plus compl?te dheure en heure(     ; dheure en heure    ) cette closion daffection.(  ; closion , )

Donc, ce soir-l?,(,   ) comme tous les soirs,(   ) nous attendions lentre de figures inconnues.(    ; figures ; inconnues )



Et la tristesse de la station de bains, la monotonie des jours tous pareils, rendent plus compl?te dheure en heure cette closion daffection.

Donc, ce soir-l?, comme tous les soirs, nous attendions lentre de figures inconnues.



Il nen vint que deux,(  ; il nen vint que deux    ) mais tr?s tranges,(  ; tranges ) un homme et une femme :(  ) le p?re et la fille.(  ) Ils me firent leffet, tout de suite,(     ; faire leffet  ; tout de suite ) de personnages dEdgar Poe ;(  ) et pourtant il y avait en eux un charme,(       ; charme ) un charme malheureux ;( ; malheureux , ) je me les reprsentai comme des victimes de la fatalit.(     ; se reprsenter ; fatalit , ) Lhomme tait tr?s grand et maigre,(     ; maigre ) un peu vo?t,( ; vo?t ) avec des cheveux tout blancs,(   ; tout blancs  ) trop blancs pour sa physionomie jeune encore ;(      ; physionomie , ) et il avait dans son allure et dans sa personne(         ; allure ,  ; personne , ) quelque chose de grave,( , ; grave ) cette tenue aust?re que gardent les protestants.(  ,   ; tenue aust?re  )



Il nen vint que deux, mais tr?s tranges, un homme et une femme : le p?re et la fille. Ils me firent leffet, tout de suite, de personnages dEdgar Poe ; et pourtant il y avait en eux un charme, un charme malheureux ; je me les reprsentai comme des victimes de la fatalit. Lhomme tait tr?s grand et maigre, un peu vo?t, avec des cheveux tout blancs, trop blancs pour sa physionomie jeune encore ; et il avait dans son allure et dans sa personne quelque chose de grave, cette tenue aust?re que gardent les protestants.



La fille, ?ge peut-?tre de vingt-quatre ou vingt-cinq ans,(,       ; ?ge  ) tait petite,(  ; petite ) fort maigre aussi,(  ; fort maigre  ) fort p?le,( ; p?le ) avec un air las, fatigu, accabl.( , ,  ; las ; accabl ) On rencontre ainsi des gens(   ; on rencontre ) qui semblent trop faibles(   ; faibles ) pour les besognes et les ncessits de la vie,(    ; besognes , ; ncessits ) trop faibles pour se remuer,( ,  ; se remuer ) pour marcher,( ) pour faire tout ce que nous faisons tous les jours.(   ,     ) Elle tait assez jolie, cette enfant,(   ,  ; assez jolie  ) dune beaut diaphane dapparition ;( - ,   ; diaphane , ; apparition , ) et elle mangeait avec une extr?me lenteur,(     ; extr?me lenteur  ) comme si elle e?t t presque incapable(     ; e?t t  ) de mouvoir ses bras.(  ; mouvoir )



La fille, ?ge peut-?tre de vingt-quatre ou vingt-cinq ans, tait petite, fort maigre aussi, fort p?le, avec un air las, fatigu, accabl. On rencontre ainsi des gens qui semblent trop faibles pour les besognes et les ncessits de la vie, trop faibles pour se remuer, pour marcher, pour faire tout ce que nous faisons tous les jours. Elle tait assez jolie, cette enfant, dune beaut diaphane dapparition ; et elle mangeait avec une extr?me lenteur, comme si elle e?t t presque incapable de mouvoir ses bras.



Ctait elle assurment(,   ; assurment ) qui venait prendre les eaux.(    ; prendre les eaux   )

Ils se trouv?rent en face de moi,(   ; se trouv?rent ) de lautre c?t de la table ;(   ) et je remarquai immdiatement(   ; remarquai ; immdiatement ) que le p?re avait un tic nerveux fort singulier.(       ; tic nerveux  ; singulier , )



Ctait elle assurment qui venait prendre les eaux.

Ils se trouv?rent en face de moi, de lautre c?t de la table ; et je remarquai immdiatement que le p?re avait un tic nerveux fort singulier.



Chaque fois quil voulait atteindre un objet,( ,      - ; atteindre , ) sa main dcrivait un crochet rapide,(    ; dcrivait ; crochet , ) une sorte de zigzag affol,(-   ; affol , ) avant de parvenir ? toucher(    ; parvenir ) ce quelle cherchait.(,   ) Au bout de quelques instants(  ; au bout de  ) ce mouvement me fatigua tellement(    ; fatigua ; tellement  ) que je dtournais la t?te(   ; dtourner ) pour ne pas le voir.(   )

Je remarquai aussi(  ; remarquai ) que la jeune fille gardait, pour manger,(  ,  ; garder ,   ) un gant ? la main gauche.(   ; gant )



Chaque fois quil voulait atteindre un objet, sa main dcrivait un crochet rapide, une sorte de zigzag affol, avant de parvenir ? toucher ce quelle cherchait. Au bout de quelques instants ce mouvement me fatigua tellement que je dtournais la t?te pour ne pas le voir.

Je remarquai aussi que la jeune fille gardait, pour manger, un gant ? la main gauche.



Apr?s d?ner,( ) jallai faire un tour dans le parc de ltablissement thermal.(      ; faire un tour ; tablissement thermal  ) Cela se passait dans une petite station dAuvergne, Ch?tel-Guyon,(     , -; station ) cache dans une gorge,(  ; gorge ) au pied de la haute montagne,(   ; au pied de  ) de cette montagne do? scoulent tant de sources bouillantes,( ,     ; scoulent ; sources bouillantes  ) venues du foyer profond des anciens volcans.(     ; foyer ) L?-bas, au-dessus de nous,(,  ) les d?mes, crat?res teints,(,  ; crat?res teints  ) levaient leurs t?tes tronques(   ; tronques ) au-dessus de la longue cha?ne.(  ) Car Ch?tel-Guyon est au commencement du pays des d?mes.( -     ; pays des d?mes   )



Apr?s d?ner, jallai faire un tour dans le parc de ltablissement thermal. Cela se passait dans une petite station dAuvergne, Ch?tel-Guyon, cache dans une gorge, au pied de la haute montagne, de cette montagne do? scoulent tant de sources bouillantes, venues du foyer profond des anciens volcans. L?-bas, au-dessus de nous, les d?mes, crat?res teints, levaient leurs t?tes tronques au-dessus de la longue cha?ne. Car Ch?tel-Guyon est au commencement du pays des d?mes.



Plus loin stend le pays des pics ;(   ; stend ; pics ) et, plus loin, encore, le pays des plombs.(      ; plombs ,  )

Le puy de D?me est le plus haut des d?mes,(--     ; le plus haut  ) le pic du Sancy le plus lev des pics,(      ; le plus lev  ) et le plomb du Cantal le plus grand des plombs.(       ; le plus grand  )



Plus loin stend le pays des pics ; et, plus loin, encore, le pays des plombs.

Le puy de D?me est le plus haut des d?mes, le pic du Sancy le plus lev des pics, et le plomb du Cantalle plus grand des plombs.



Il faisait tr?s chaud ce soir-l?.(     ; il faisait chaud  ) Jallais, de long en large dans lalle ombreuse,(       ; de long en large   ; alle ombreuse  ) coutant,() sur le mamelon qui domine le parc,( ,   ; mamelon ; domine ) la musique du casino jeter ses premi?res chansons.(      ; jeter , )



Il faisait tr?s chaud ce soir-l?. Jallais, de long en large dans lalle ombreuse, coutant, sur le mamelon qui domine le parc, la musique du casino jeter ses premi?res chansons.



Et japer?us, venant vers moi, dun pas lent,(  ,     ; aper?us ; dun pas lent  ) le p?re et la fille.(  ) Je les saluai,(  ; saluer ) comme on salue dans les villes deaux ses compagnons dh?tel ;(        ; compagnons ) et lhomme, sarr?tant aussit?t,( ,  ; aussit?t ) me demanda :( )

 Ne pourriez-vous, monsieur,(    , ; ne pourriez-vous    ) nous indiquer une promenade courte, facile et jolie(  ,    ; indiquer ; promenade ; jolie , ) si cest possible ;(  ) et excusez mon indiscrtion.(   ; indiscrtion , )



Et japer?us, venant vers moi, dun pas lent, le p?re et la fille. Je les saluai, comme on salue dans les villes deaux ses compagnons dh?tel ; et lhomme, sarr?tant aussit?t, me demanda :

 Ne pourriez-vous, monsieur, nous indiquer une promenade courte, facile et jolie si cest possible ; et excusez mon indiscrtion.



Je moffris ? les conduire(   ; soffrir ?  ,  ) au vallon o? coule la mince rivi?re,( ,    ; vallon ; mince , ) vallon profond,( ; profond ) gorge troite( ; gorge ; troite ) entre deux grandes pentes rocheuses et boises.(   ,    ; pentes ; rocheuses ; boises  )

Ils accept?rent.( ; accept?rent )

Et nous parl?mes, naturellement,( , , ; naturellement ) de la vertu des eaux.(   ; vertu , )



Je moffris ? les conduire au vallon o? coule la mince rivi?re, vallon profond, gorge troite entre deux grandes pentes rocheuses et boises.

Ils accept?rent.

Et nous parl?mes, naturellement, de la vertu des eaux.



 Oh, disait-il,( ,  ) ma fille a une trange maladie,(    ; trange ) dont on ignore le si?ge.(  ; si?ge ,  ) Elle souffre daccidents nerveux incomprhensibles.(    ; accidents nerveux  ) Tant?t on la croit atteinte dune maladie de cCur,( ,     ; tant?t  ; atteinte ) tant?t dune maladie de foie,(  ; foie ) tant?t dune maladie de la moelle pini?re.(   ; moelle pini?re  ) Aujourdhui on attribue ? lestomac,(   ; attribuer ) qui est la grande chaudi?re et le grand rgulateur du corps,(       ; chaudi?re ; rgulateur ) ce mal-Prote aux mille formes et aux mille atteintes.( -     ; Prote ,  ; atteintes , ) Voil? pourquoi nous sommes ici.(   ) Moi je crois plut?t que ce sont les nerfs.(   ,   ; plut?t ) En tout cas, cest bien triste.(  ,   )



 Oh, disait-il, ma fille a une trange maladie, dont on ignore le si?ge. Elle souffre daccidents nerveux incomprhensibles. Tant?t on la croit atteinte dune maladie de cCur, tant?t dune maladie de foie, tant?t dune maladie de la moelle pini?re. Aujourdhui on attribue ? lestomac, qui est la grande chaudi?re et le grand rgulateur du corps, ce mal-Prote aux mille formes et aux mille atteintes. Voil? pourquoi nous sommes ici. Moi je crois plut?t que ce sont les nerfs. En tout cas, cest bien triste.



Le souvenir me vint aussit?t du tic violent de sa main,(      ; souvenir ; aussit?t ; tic ; violent ) et je lui demandai :(   )

 Mais nest-ce pas l? de lhrdit ?(     ?; hrdit ) Navez-vous pas vous-m?me les nerfs un peu malades ?(       ?; vous-m?me  )

Il rpondit tranquillement :(  ; tranquillement )

 Moi ? Mais non( ?  ) jai toujours eu les nerfs tr?s calmes(      ; toujours ; calmes )



Le souvenir me vint aussit?t du tic violent de sa main, et je lui demandai :

 Mais nest-ce pas l? de lhrdit ? Navez-vous pas vous-m?me les nerfs un peu malades ?

Il rpondit tranquillement :

 Moi ? Mais non jai toujours eu les nerfs tr?s calmes



Puis soudain, apr?s un silence,( ,  ; soudain ) il reprit :( ; reprendre )

 Ah ! vous faites allusion( !  ; faire allusion ) au spasme de ma main(   ; spasme ) chaque fois que je veux prendre quelque chose ?( ,     -?) Cela provient dune motion terrible(    ; provient ; motion ) que jai eue.(  ) Figurez-vous( ; figurez-vous  ) que cette enfant a t enterre vivante !(    !; enterre vivante  )



Puis soudain, apr?s un silence, il reprit :

 Ah ! vous faites allusion au spasme de ma main chaque fois que je veux prendre quelque chose ? Cela provient dune motion terrible que jai eue. Figurez-vous que cette enfant a t enterre vivante !



Je ne trouvai rien ? dire(  ,  ; trouver ) quun  Ah !  de surprise et dmotion.( !    ; surprise ; motion )

Il reprit :( )

Voici laventure.(  ; aventure , ) Elle est simple.( ; simple ) Juliette avait depuis quelque temps(    ; depuis quelque temps   ) de graves accidents au cCur.(  ; graves ; accidents au cCur  ) Nous croyions ? une maladie de cet organe,( ,     ; croire ? ) et nous nous attendions ? tout.(  ; sattendre ? )



Je ne trouvai rien ? dire quun  Ah !  de surprise et dmotion.

Il reprit :

Voici laventure. Elle est simple. Juliette avait depuis quelque temps de graves accidents au cCur. Nous croyions ? une maladie de cet organe, et nous nous attendions ? tout.



On la rapporta un jour froide, inanime, morte.(   , , ; rapporta ; inanime ) Elle venait de tomber dans le jardin.(     ; venir de  ) Le mdecin constata le dc?s.(  ; constater ; dc?s ) Je veillai pr?s delle(    ; veiller , ) un jour et deux nuits ;(    ) je la mis moi-m?me dans le cercueil,(     ; cercueil ) que jaccompagnai jusquau cimeti?re(    ; accompagner ) o? il fut dpos dans notre caveau de famille.(       ; caveau de famille  ) Ctait en pleine campagne,(      ; en pleine campagne   ) en Lorraine.( )



On la rapporta un jour froide, inanime, morte. Elle venait de tomber dans le jardin. Le mdecin constata le dc?s. Je veillai pr?s delle un jour et deux nuits ; je la mis moi-m?me dans le cercueil, que jaccompagnai jusquau cimeti?re o? il fut dpos dans notre caveau de famille. Ctait en pleine campagne, en Lorraine.



Javais voulu( ; voulu ) quelle f?t ensevelie(   ; ensevelie ) avec ses bijoux,(  ; bijoux ) bracelets, colliers, bagues,(, , ; bracelets ; colliers ; bagues ) tous cadeaux quelle tenait de moi,( ,     ; tenir de  ) et avec sa premi?re robe de bal.(     ; robe de bal  )



Javais voulu quelle f?t ensevelie avec ses bijoux, bracelets, colliers, bagues, tous cadeaux quelle tenait de moi, et avec sa premi?re robe de bal.



Vous devez penser(   ; devoir ) quel tait ltat de mon cCur et ltat de mon ?me(       ; tat ; ?me ) en rentrant chez moi.(   ) Je navais quelle,(    ) ma femme tant morte depuis longtemps.(   ; depuis longtemps ) Je rentrai seul,(  ) ? moiti fou, extnu,( , ; extnu ) dans ma chambre,(  ) et je tombai dans mon fauteuil,(    ; fauteuil ) sans pense,( ) sans force maintenant pour faire un mouvement.(    - ; force ; mouvement ) Je ntais plus quune machine douloureuse, vibrante,(   ,  ; douloureuse ; vibrante ) un corch ;(  ; corch ,   ) mon ?me ressemblait ? une plaie vive.(    ; plaie vive ,  )



Vous devez penser quel tait ltat de mon cCur et ltat de mon ?me en rentrant chez moi. Je navais quelle, ma femme tant morte depuis longtemps. Je rentrai seul, ? moiti fou, extnu, dans ma chambre, et je tombai dans mon fauteuil, sans pense, sans force maintenant pour faire un mouvement. Je ntais plus quune machine douloureuse, vibrante, un corch ; mon ?me ressemblait ? une plaie vive.



Mon vieux valet de chambre, Prosper,(  , ; valet de chambre ) qui mavait aid ? dposer Juliette dans son cercueil,(       ; dposer , ; cercueil ) et ? la parer pour ce dernier sommeil,(      ; parer , ; dernier sommeil  ) entra sans bruit( ; sans bruit  ) et demanda :( )

 Monsieur veut-il prendre quelque chose ?(   - ?; prendre quelque chose  -,   )

Je fis  non  de la t?te(  ,  ; faire  non  de la t?te  ) sans rpondre.( )



Mon vieux valet de chambre, Prosper, qui mavait aid ? dposer Juliette dans son cercueil, et ? la parer pour ce dernier sommeil, entra sans bruit et demanda :

 Monsieur veut-il prendre quelque chose ?

Je fis  non  de la t?te sans rpondre.



Il reprit :( )

 Monsieur a tort.(  ; avoir tort  ) Il arrivera du mal ? Monsieur.(  ; il arrivera du mal  - ) Monsieur veut-il alors que je le mette au lit ?(    ,     ?; mettre au lit   )

Je pronon?ai :( )

 Non, laisse-moi.( ,  ; laisser )

Et il se retira.(  ; se retirer )



Il reprit :

 Monsieur a tort. Il arrivera du mal ? Monsieur. Monsieur veut-il alors que je le mette au lit ?

Je pronon?ai :

 Non, laisse-moi.

Et il se retira.

Combien scoula-t-il dheures,(  ; scoula , ) je nen sais rien.(  ) Oh ! quelle nuit ! quelle nuit !(,  !  !) Il faisait froid ;( ; il faisait froid  ) mon feu stait teint dans la grande chemine ;(     ; stait teint ; chemine ) et le vent, un vent dhiver, un vent glac,( ,  ,  ; glac ) un grand vent de pl




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   ,     (https://www.litres.ru/book/gi-de-mopassan-33803/psihologicheskie-novelly-metod-parallelnogo-pogruzhen-73593112/)  .

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