    
 


     ,             .          - ,         ,       .

        ,      ,   ,     ,       .  ,                .





 

    





1


Il tomba un jour sous la main du menuisier Giuseppe une b?che qui piaillait d'une voix humaine.

Il tomba un jour sous la main du menuisier Giuseppe (     ; tomber sous la main    ; le menuisier  ) une b?che (; la b?che  ) qui piaillait ( ; piailler  , ) d'une voix humaine ( ; la voix  ; humain  ).

Il y a tr?s longtemps (-; il y a  , ago; tr?s  ; longtemps  ), dans une petite ville (  ; petit  ; la ville  ) au bord de la mer Mditerrane (   ; le bord  , ; la mer  ), vivait (; vivre  , imparfait) un vieux menuisier ( ; vieux  ; le menuisier  ) nomm Giuseppe (  ; nommer  ), surnomm le Nez Bleu (    / /; surnommer   ; le nez  ; bleu  , ).

Un jour (; un  ; le jour  ), il tomba sur une b?che (    , ; tomber sur  , ; la b?che  ), une b?che ordinaire ( ; ordinaire  ) pour alimenter le po?le en hiver (   ; alimenter  ,  ; le po?le  , ; l'hiver  ).

 Pas une mauvaise chose ( ; mauvais  , ; la chose  ),  se dit Giuseppe (   ; se dire   , ),  on pourrait en faire (     ; pouvoir  , conditionnel; faire  ) quelque chose comme un pied de table (-    ; quelque chose  -; comme  , ; le pied  , ; la table  )

Giuseppe mit ses lunettes (   ; mettre  , ; les lunettes  ), attaches avec de la ficelle (,  ; attacher  ; la ficelle  , ),  car les lunettes aussi taient vieilles (     ; car   ,  ; aussi  , ; vieux/vieille  /),  tourna la b?che dans sa main (   ; tourner  , ; la main  , ) et commen?a ? la tailler avec sa hachette (     ; commencer ?   - ; tailler  , ; la hachette  ).

Mais ? peine avait-il commenc ? tailler (    ; ? peine  ; commencer  ), qu'une toute petite voix (   ; tout petit   , ; la voix  ), extraordinairement fluette ( ; extraordinairement  ; fluet  , ), cria d'un ton plaintif (  ; crier  , ; le ton  ; plaintif  ):

 A?e, a?e, doucement, s'il vous pla?t ! (-, , !; doucement  , , ; s'il vous pla?t  )

Giuseppe repoussa ses lunettes sur le bout de son nez (     ; repousser  , ; le bout  ; le nez  ), se mit ? inspecter l'atelier (  ; se mettre ?   ; inspecter  ; l'atelier  ),  personne (; la personne  , )

Il regarda sous l'tabli (   ; regarder  ; sous  ; l'tabli  ),  personne ()

Il regarda dans le panier de copeaux (     ; le panier  ; les copeaux  , ),  personne ()

Il passa la t?te par la porte (    ; passer  , ; la t?te  ; par  , ; la porte  ),  personne dans la rue (  ; la rue  )

Est-ce que j'ai r?v ? (  ? /:  ?/; r?ver   , )  pensa Giuseppe. ( ; penser  )  Qui donc pouvait bien piailler comme ?a ?.. (     ?; donc  ; pouvoir  ; piailler  , ; comme ?a  ,  )

Il reprit sa hachette (    ; reprendre   ,  ) et de nouveau ( , ; nouveau  ),  ? peine eut-il frapp la b?che (    ; frapper  , )

 A?e, ?a fait mal, je vous dis ! (,  ,  !; ?a fait mal    ,  ; je vous dis    )  hurla la petite voix. (  ; hurler  , )

Cette fois (  ; cette  ; la fois  ), Giuseppe eut vraiment peur (  - /  /; avoir peur  , ; vraiment  , -), ses lunettes m?me s'embu?rent (   ; m?me  ; s'embuer  ,  ) Il examina tous les coins de la pi?ce (     ; examiner  ; le coin  ; la pi?ce  ), grimpa m?me dans l'?tre (   ; grimper  , ; l'?tre  ) et, tordant le cou (,   / /; tordre  , ; le cou  ), regarda longuement dans le conduit (   ; longuement  ; le conduit  , , ).

 Il n'y a personne ( ; il n'y a pas   )

Peut-?tre bien que j'ai bu quelque chose qui ne me russit pas ( ,   -  /    /; peut-?tre   ; boire  ; russir  , ) et que les oreilles me tintent ? (     ?; les oreilles  ; tinter  )  se demandait Giuseppe (   ; se demander   , )

Non (), aujourd'hui il n'avait rien bu de mauvais (    //  ; aujourd'hui  ; mauvais  , ) Un peu calm ( ; un peu  ; calmer  ), Giuseppe prit un rabot (  ; prendre  ; le rabot  ), frappa avec un marteau sur l'arri?re (    ; frapper  , ; le marteau  ; l'arri?re   ), pour que la lame dpasse juste comme il faut (      / /; pour que  ; la lame  ; dpasser  , ; juste  ,  ; comme il faut   ,  ), ni trop ni trop peu (  ,   ; trop  ; peu  ), posa la b?che sur l'tabli (   ; poser  , ), et ? peine eut-il pouss le rabot (     / /; pousser  , )

 Oh, oh, oh, oh, dites donc, qu'est-ce que vous me pincez ? (, , , , ,    ?; dites donc  , -; qu'est-ce que   ; pincer  , )  cria dsesprment la petite voix. (   ; dsesprment  )

Giuseppe l?cha le rabot (  // ; l?cher  ,   ), recula, recula (, ; reculer  , ) et s'assit par terre (    ; s'asseoir  ; par terre   ,  ): il avait devin ( ; deviner  , ) que la petite voix venait de l'intrieur de la b?che (     ; venir  , , ; l'intrieur  , ).

Il y a tr?s longtemps, dans une petite ville au bord de la mer Mditerrane, vivait un vieux menuisier nomm Giuseppe, surnomm le Nez Bleu.

Un jour, il tomba sur une b?che, une b?che ordinaire pour alimenter le po?le en hiver.

 Pas une mauvaise chose,  se dit Giuseppe,  on pourrait en faire quelque chose comme un pied de table

Giuseppe mit ses lunettes, attaches avec de la ficelle,  car les lunettes aussi taient vieilles,  tourna la b?che dans sa main et commen?a ? la tailler avec sa hachette.

Mais ? peine avait-il commenc ? tailler, qu'une toute petite voix, extraordinairement fluette, cria d'un ton plaintif :

 A?e, a?e, doucement, s'il vous pla?t !

Giuseppe repoussa ses lunettes sur le bout de son nez, se mit ? inspecter l'atelier,  personne

Il regarda sous l'tabli,  personne

Il regarda dans le panier de copeaux,  personne

Il passa la t?te par la porte,  personne dans la rue

Est-ce que j'ai r?v ?  pensa Giuseppe.  Qui donc pouvait bien piailler comme ?a ?..

Il reprit sa hachette et de nouveau,  ? peine eut-il frapp la b?che

 A?e, ?a fait mal, je vous dis !  hurla la petite voix.

Cette fois, Giuseppe eut vraiment peur, ses lunettes m?me s'embu?rent Il examina tous les coins de la pi?ce, grimpa m?me dans l'?tre et, tordant le cou, regarda longuement dans le conduit.

 Il n'y a personne

Peut-?tre bien que j'ai bu quelque chose qui ne me russit pas et que les oreilles me tintent ?  se demandait Giuseppe

Non, aujourd'hui il n'avait rien bu de mauvais Un peu calm, Giuseppe prit un rabot, frappa avec un marteau sur l'arri?re, pour que la lame dpasse juste comme il faut, ni trop ni trop peu, posa la b?che sur l'tabli, et ? peine eut-il pouss le rabot

 Oh, oh, oh, oh, dites donc, qu'est-ce que vous me pincez ?  cria dsesprment la petite voix.

Giuseppe l?cha le rabot, recula, recula et s'assit par terre : il avait devin que la petite voix venait de l'intrieur de la b?che.




2


? ce moment-l? (  ; le moment  , ), un vieil ami de Giuseppe (  ; vieux/vieil  , ; l'ami  , ) entra chez lui (  ; entrer  ; chez  ,   ): un joueur d'orgue de Barbarie (; le joueur  , ; l'orgue de Barbarie  ), du nom de Carlo (  ; le nom  ).

Autrefois (-,   ; autre  ; fois  ), Carlo, coiff d'un large chapeau (   ; coiff de  ,   ; large  ; le chapeau  ), allait de ville en ville (    ; aller  , ; la ville  ) avec son bel orgue de Barbarie (   ; beau/bel  , ), et gagnait son pain (    ; gagner  , ; le pain  ) en chantant et en jouant de la musique (  ; chanter  ; jouer de la musique   ).

? prsent (, ; le prsent  ), Carlo tait dj? vieux et malade (     ; dj?  ; vieux  ; malade  ), et son orgue de Barbarie tait cass depuis longtemps (    ; cass  ; depuis longtemps  ).

 Bonjour, Giuseppe (, ; bonjour  ,  ), dit-il en entrant dans l'atelier ( ,   ; en entrant  , ; l'atelier  ).  Pourquoi es-tu assis par terre ? (    ? /    ?/; pourquoi  ; assis  , ; par terre   )

 Eh bien, vois-tu (,  ; voir  ), j'ai perdu une petite vis (   ; perdre  ; la vis  , ) Au diable ! (  ! / !/; le diable  , ) rpondit Giuseppe ( ; rpondre  ) en regardant la b?che de travers (  ; regarder de travers   , ; la b?che  ).  Et toi, comment vis-tu, mon vieux ? (,    , ?; comment  ; vivre  ; mon vieux  ,  //)

 Mal (; mal  ), rpondit Carlo ( ).  Je ne fais que penser ( ; ne faire que    , ; penser  ): comment pourrais-je gagner mon pain ?.. (     ?..; comment  , ; pouvoir  ; gagner  ) Si seulement tu pouvais m'aider (    ; si seulement    ,  ; aider  ), me donner un conseil, ou quelque chose ( ,  ; donner un conseil   , ; quelque chose  -)

 Rien de plus simple (  /  /; rien  , ; simple  ), dit gaiement Giuseppe (  ; gaiement  ) et il pensa en lui-m?me (   ; penser  ; en lui-m?me   ,  ):  Je vais me dbarrasser tout de suite de cette maudite b?che  (-      ; se dbarrasser de   ; tout de suite   ; maudit  ).  Rien de plus simple ( ): tu vois ()  il y a sur l'tabli (   /:   /; l'tabli  ) une excellente b?che ( ; excellent  ), prends-la donc (-  ; prendre  ; donc  , -), Carlo, et emporte-la chez toi (  ; emporter  ; chez toi    )

 Eh, h, h (--), rpondit tristement Carlo (  ; tristement  , ),  et apr?s ? (  -?; apr?s  , ) Je vais rapporter la b?che chez moi (   ; rapporter  , ), et je n'ai m?me pas de po?le (      ; m?me  ; le po?le  , ) dans mon rduit (  ; le rduit  , ).

 Je te parle srieusement, Carlo (   , ; parler  ; srieusement  , ) Prends un couteau ( ; le couteau  ), taille dans cette b?che une poupe (    ; tailler  , ; la poupe  ), apprends-lui ? dire toutes sortes de choses dr?les (     ; apprendre ?   -; dire  ; toutes sortes de  , ; dr?le  ), ? chanter et ? danser (  ; chanter  ; danser  ), et va la montrer dans les cours (    ; montrer  ; la cour  ). Tu gagneras de quoi acheter un morceau de pain (   ; gagner  ; de quoi   ,  ; acheter  ; le morceau  ) et un petit verre de vin (   ; le verre  ; le vin  ).

? ce moment-l? (  ), sur l'tabli o? se trouvait la b?che ( ,   ; se trouver  ), une petite voix joyeuse ppia (  ; joyeux  , ; ppier  , ):

 Bravo, c'est une excellente ide, le Nez Bleu ! (,  ,  !; l'ide  , )

De nouveau, Giuseppe trembla de peur (    ; de nouveau  , ; trembler  , ; la peur  ), tandis que Carlo (  /    /; tandis que     ,  ), tout tonn ( ; tout  ; tonn  ), regardait autour de lui ( ; autour de lui   ): d'o? venait cette voix ? (  ?; d'o?  ; venir  , )

 Eh bien, merci, Giuseppe (, , ; merci  ), de m'avoir donn ce conseil ( ; le conseil  ). Donne-moi donc ta b?che (, ,  ; donner  ).

Alors Giuseppe saisit la b?che (   ; saisir  , ) et la fourra bien vite dans les mains de son ami (      ; fourrer  , ; bien vite  ). Mais soit qu'il l'e?t fourre maladroitement (      /:      /; soit que   , ; maladroitement  ), soit que la b?che e?t bondi toute seule (    ; bondir  ; toute seule  ,   ), elle frappa Carlo ? la t?te (    ; frapper  , ; la t?te  ).

 Ah, voil? donc les cadeaux que tu me fais ! (,    !; le cadeau  ; faire un cadeau   ) cria Carlo, vex (  ; vex  , ).

 Pardonne-moi, mon ami (, ; pardonner  ), ce n'est pas moi qui t'ai frapp (    ).

 Alors, c'est moi qui me suis frapp tout seul ? (,      ?; tout seul  )

 Non, mon ami (, ),  c'est sans doute la b?che elle-m?me qui t'a frapp ( ,    ; sans doute   , ; elle-m?me  ).

 Tu mens, c'est toi qui m'as frapp (,    ; mentir  , )

 Non, pas moi (,  )

 Je savais que tu tais un ivrogne, le Nez Bleu ( ,   ,  ; savoir  ; l'ivrogne  ), dit Carlo ( ), et en plus tu es un menteur (    ; en plus  , ; le menteur  ).

 Ah, tu m'insultes ! (,  ! /  !/; insulter  , ) cria Giuseppe ( ).  Allez, approche un peu ! (-,  !; approcher  , ; un peu  , -)

 Approche toi-m?me (  ; toi-m?me  ), que je t'attrape par le nez !.. (    !; attraper  , ; le nez  )

Les deux vieux se gonfl?rent de col?re (   / /; se gonfler  , ; la col?re  ) et commenc?rent ? se sauter dessus (     ; se sauter dessus  ,    ). Carlo attrapa Giuseppe par le nez bleu (     ; bleu  , ). Giuseppe attrapa Carlo par les cheveux gris (     ; les cheveux  ; gris  , ) qui lui poussaient pr?s des oreilles (  ; pousser  ; pr?s de  ; l'oreille  ).

Apr?s cela ( ; apr?s  ; cela  ), ils se mirent ? se bourrer les c?tes de toutes leurs forces (        / /; se bourrer  , ; les c?tes  , ; de toutes ses forces    , ). Pendant ce temps (  ), la petite voix per?ante ( ; per?ant  , ), sur l'tabli ( ), piaillait en les excitant (   ; exciter  , , ):

 Allez-y, cognez plus fort, plus fort ! (,  ! /,  !/; cogner  , ; plus fort  , )

Finalement, les deux vieux furent fatigus et tout essouffls (    ; finalement  ,   ; fatigu  ; essouffl  ). Giuseppe dit ( ):

 Faisons la paix, veux-tu ? ( ,  ; faire la paix   /:  /; vouloir  )

Carlo rpondit ( ):

 Eh bien, faisons la paix (  ,  )

Les deux vieux s'embrass?rent ( ; s'embrasser  , ). Carlo prit la b?che sous son bras (    ; le bras   /   /) et rentra chez lui (  ; rentrer  ,  ).

? ce moment-l?, un vieil ami de Giuseppe entra chez lui : un joueur d'orgue de Barbarie, du nom de Carlo.

Autrefois, Carlo, coiff d'un large chapeau, allait de ville en ville avec son bel orgue de Barbarie, et gagnait son pain en chantant et en jouant de la musique.

? prsent, Carlo tait dj? vieux et malade, et son orgue de Barbarie tait cass depuis longtemps.

 Bonjour, Giuseppe, dit-il en entrant dans l'atelier.  Pourquoi es-tu assis par terre ?

 Eh bien, vois-tu, j'ai perdu une petite vis Au diable ! rpondit Giuseppe en regardant la b?che de travers.  Et toi, comment vis-tu, mon vieux ?

 Mal, rpondit Carlo.  Je ne fais que penser : comment pourrais-je gagner mon pain ?.. Si seulement tu pouvais m'aider, me donner un conseil, ou quelque chose

 Rien de plus simple, dit gaiement Giuseppe et il pensa en lui-m?me :  Je vais me dbarrasser tout de suite de cette maudite b?che .  Rien de plus simple : tu vois  il y a sur l'tabli une excellente b?che, prends-la donc, Carlo, et emporte-la chez toi

 Eh, h, h, rpondit tristement Carlo,  et apr?s ? Je vais rapporter la b?che chez moi, et je n'ai m?me pas de po?le dans mon rduit.

 Je te parle srieusement, Carlo Prends un couteau, taille dans cette b?che une poupe, apprends-lui ? dire toutes sortes de choses dr?les, ? chanter et ? danser, et va la montrer dans les cours. Tu gagneras de quoi acheter un morceau de pain et un petit verre de vin.

? ce moment-l?, sur l'tabli o? se trouvait la b?che, une petite voix joyeuse ppia :

 Bravo, c'est une excellente ide, le Nez Bleu !

De nouveau, Giuseppe trembla de peur, tandis que Carlo, tout tonn, regardait autour de lui : d'o? venait cette voix ?

 Eh bien, merci, Giuseppe, de m'avoir donn ce conseil. Donne-moi donc ta b?che.

Alors Giuseppe saisit la b?che et la fourra bien vite dans les mains de son ami. Mais soit qu'il l'e?t fourre maladroitement, soit que la b?che e?t bondi toute seule, elle frappa Carlo ? la t?te.

 Ah, voil? donc les cadeaux que tu me fais ! cria Carlo, vex.

 Pardonne-moi, mon ami, ce n'est pas moi qui t'ai frapp.

 Alors, c'est moi qui me suis frapp tout seul ?

 Non, mon ami,  c'est sans doute la b?che elle-m?me qui t'a frapp.

 Tu mens, c'est toi qui m'as frapp

 Non, pas moi

 Je savais que tu tais un ivrogne, le Nez Bleu, dit Carlo, et en plus tu es un menteur.

 Ah, tu m'insultes ! cria Giuseppe.  Allez, approche un peu !

 Approche toi-m?me, que je t'attrape par le nez !..

Les deux vieux se gonfl?rent de col?re et commenc?rent ? se sauter dessus. Carlo attrapa Giuseppe par le nez bleu. Giuseppe attrapa Carlo par les cheveux gris qui lui poussaient pr?s des oreilles.

Apr?s cela, ils se mirent ? se bourrer les c?tes de toutes leurs forces. Pendant ce temps, la petite voix per?ante, sur l'tabli, piaillait en les excitant :

 Allez-y, cognez plus fort, plus fort !

Finalement, les deux vieux furent fatigus et tout essouffls. Giuseppe dit :

 Faisons la paix, veux-tu ?

Carlo rpondit :

 Eh bien, faisons la paix

Les deux vieux s'embrass?rent. Carlo prit la b?che sous son bras et rentra chez lui.




3


Carlo fabrique une poupe de bois et l'appelle Buratino

       

Carlo vivait ( ; vivre  ) dans un petit rduit sous l'escalier (   ; le rduit  , ; sous  ; l'escalier  ), o? il n'avait rien (     ; rien  ), en dehors d'un beau foyer (  ; en dehors de  , ; le foyer  ), peint sur le mur en face de la porte (    ; peindre  , ; le mur  ; en face de  ; la porte  ).

Mais le beau foyer (  ), le feu dans le foyer (   ; le feu  ), et la marmite qui bouillait sur le feu ( ,   ; la marmite  , ; bouillir  ), tout cela n'tait pas vrai (    ; vrai  , ), c'tait peint sur un morceau de vieille toile (     ; le morceau  ; la toile  , ).

Carlo entra dans son rduit (   ; entrer  ), s'assit sur l'unique chaise (   ; s'asseoir  ; l'unique  ; la chaise  ), devant une table sans pieds (    /  /; devant  ; la table  ; le pied  , ), et, apr?s avoir tourn et retourn la b?che (,     ; tourner et retourner    ), commen?a ? en tailler une poupe avec son couteau (     ; commencer ?  ; tailler  , ; le couteau  ).

 Comment pourrais-je bien l'appeler ? (    ?; comment  ; appeler  , ) rflchissait Carlo ( ; rflchir  , ).  Je vais l'appeler Buratino (-   ). Ce nom me portera bonheur (    ; le nom  ; porter bonheur   ). J'ai connu une famille (   ; conna?tre  ,  ; la famille  ), tout le monde s'appelait Buratino chez eux (   ; tout le monde  ; s'appeler  ; chez eux   ): le p?re  Buratino (  ; le p?re  ), la m?re  Buratino (  ; la m?re  ), les enfants  Buratino aussi (   ; l'enfant  ; aussi  ) Ils vivaient tous gaiement et sans souci  (     ; gaiement  ; sans souci   )

Il commen?a par tailler les cheveux sur la b?che (      ; commencer par   ; les cheveux  ), puis le front (  ; puis  , ; le front  ), puis les yeux (  ; l'Cil/les yeux  /)

Soudain, les yeux s'ouvrirent tout seuls (   ; soudain  ; s'ouvrir  ; tout seuls  ), et se fix?rent sur lui (   ; se fixer sur  ,  )

Carlo ne montra pas qu'il avait peur (    ,  ; montrer  ; avoir peur  ), il demanda seulement d'une voix douce (  ; demander  ; doux/douce  , ; la voix  ):

 Petits yeux de bois ( ; le bois  ), pourquoi me regardez-vous si bizarrement ? (      ?; pourquoi  ; regarder  ; bizarrement  )

Mais la poupe se taisait (  ; se taire  ), sans doute parce qu'elle n'avait pas encore de bouche ( , ,       ; sans doute   ; parce que   ; pas encore   ; la bouche  ). Carlo tailla les joues (  ; la joue  ), puis il tailla le nez (  ; le nez  ), un nez ordinaire ( ; ordinaire  )

Soudain, le nez se mit ? s'allonger tout seul (    ; s'allonger  , ), ? grandir (; grandir  , ), et cela devint un nez si long et si pointu (      ; devenir  ; long  ; pointu  ), que Carlo en eut un grognement (   ; le grognement  , ):

 Pas beau, trop long (, ; trop  )

Et il se mit ? couper le bout du nez (     ; couper  ; le bout  ). Mais rien n'y fit ! ( - !; rien n'y fit     /:    /)

Le nez tournait, se tortillait ( , ; tourner  ; se tortiller  , ), et resta bel et bien (   ; bel et bien  , ) un long, tr?s long nez (- ; tr?s long   ), un nez curieux et pointu (   ; curieux  ).

Carlo s'attaqua ? la bouche (   ; s'attaquer ?   , ). Mais ? peine eut-il fini de tailler les l?vres (    ; ? peine  ; finir de  ; la l?vre  ), que la bouche s'ouvrit aussit?t (  ; aussit?t  , ):

 Hi hi hi, ha ha ha ! (--, --!)

Et une petite langue rouge et pointue (    /:      /; la langue  ; rouge  ), en sortit pour le taquiner (,  /  /; sortir  , ; taquiner  ).

Carlo, sans faire attention ? ces facties (,      ; faire attention ?    ; la factie  , ), continuait ? raboter ( ; continuer ?  ; raboter  , ), tailler, creuser (, ; creuser  , ). Il fit ? la poupe un menton (  ; le menton  ), un cou (; le cou  ), des paules (; l'paule  ), un torse (; le torse  , ), des bras (; le bras  )

Mais ? peine eut-il fini de tailler le dernier petit doigt (     ; le dernier  ; le doigt  ), que Buratino se mit ? frapper de ses petits poings (   ; frapper  , ; le poing  ) le cr?ne chauve de Carlo (  ; le cr?ne chauve   , ), ? le pincer et ? le chatouiller (  ; pincer  ; chatouiller  ).

 coute (; couter  ), dit Carlo sv?rement (  ; sv?rement  ), je n'ai m?me pas encore fini de te fabriquer (      ; finir de  ; fabriquer  , ), et dj? tu fais des b?tises (    ; dj?  ; faire des b?tises  ,  ) Qu'est-ce que ce sera apr?s ? (  - ?; apr?s  , ) Hein ?.. (?..)

Et il regarda Buratino sv?rement (     ). Et Buratino, de ses yeux ronds (   ; rond  ), comme une souris ( ; la souris  ), regardait papa Carlo (   ; le papa  ).

Carlo lui fit (  ; faire  ), avec des clats de bois ( ; l'clat de bois  , ), de longues jambes ( ; la jambe  ), avec de grands pieds (  ; le pied  , ). Ayant ainsi fini son travail (   ; finir  ; le travail  ), il posa le petit bonhomme de bois par terre (    ; poser  , ; le bonhomme  ; par terre   ), pour lui apprendre ? marcher (  ; apprendre ?  ; marcher  ).

Buratino se balan?a, se balan?a ( , ; se balancer  ), sur ses petites jambes gr?les (  ; gr?le  , ), fit un pas ( ; le pas  ), puis un autre ( ), hop, hop (, ), tout droit vers la porte (  ; tout droit  ), franchit le seuil ( ; franchir  , ; le seuil  ) et  dehors ! (   !; dehors  ,  )

Carlo, inquiet, se lan?a ? sa poursuite (, ,    /   /; inquiet  , ; se lancer  ; la poursuite  ):

 H, petit coquin, reviens !.. (, , !; le coquin  , ; revenir  )

Pas question ! ( !; pas question      ) Buratino courait dans la rue (   ; courir  ; la rue  ), comme un li?vre ( ; le li?vre  ), seules ses semelles de bois (   ; la semelle  ; le bois  ), clic-clac, clic-clac (-, -), rsonnaient sur les pavs (  ; rsonner  , ; le pav  , )

 Arr?tez-le ! ( !; arr?ter  , ) cria Carlo ( ).

Les passants riaient ( ; le passant  ; rire  ), en montrant du doigt ( ; montrer du doigt   ; le doigt  ) Buratino qui courait ( ; courir  ). Au carrefour ( ; le carrefour  ), se tenait un norme agent de police (  ; se tenir  , ; norme  ; l'agent de police  ), aux moustaches retrousses (  ; la moustache  ; retrouss  ,  ) et coiff d'un tricorne (   ; coiff de    ; le tricorne   , ).

En voyant courir le petit bonhomme de bois (   ; voir  ; courir  ), il carta largement les jambes (   ; carter  , ; largement  ), barrant ainsi toute la rue (   ; barrer  , ; ainsi  ,  ). Buratino voulut passer entre ses jambes (      ; vouloir  ; passer  , ; entre  ), mais l'agent l'attrapa par le nez (     ; attraper  , ) et le tint ainsi (   ; tenir  ), jusqu'? ce que papa Carlo arrive en courant (    ; jusqu'? ce que     ; arriver en courant  ).

 Eh bien, attends un peu, je vais te rgler ton compte (,   ,     ; attends un peu  -; rgler son compte ? quelqu'un  ,  ), dit Carlo, tout essouffl ( ,  /: /; essouffl  ), et il voulut fourrer Buratino (   ; fourrer  ) dans la poche de sa veste (  ; la poche  ; la veste  )

Buratino n'avait pas du tout envie (   ; avoir envie  , ; pas du tout   ), par une si joyeuse journe (   ; joyeux  ; la journe  ), et devant tout le monde (    /  /; devant  ; tout le monde  ), de rester les pieds en l'air (  ; rester  , ; en l'air   , ), dans la poche d'une veste (  ). Il se dgagea adroitement (  ; se dgager  , ; adroitement  ), tomba par terre (  ; tomber  ; par terre   ,  ), et fit le mort (  ; faire le mort   )

 A?e, a?e (, ), dit l'agent ( ), voil? qui a l'air mauvais ! (, , !; avoir l'air  ; mauvais  , )

Les passants commenc?rent ? s'attrouper (  ; s'attrouper   ). En regardant Buratino tendu par terre (   ; tendu  , ), ils hochaient la t?te ( ; hocher la t?te   ).

 Le pauvre petit (; pauvre  ), disaient les uns ( ; les uns  ), il doit ?tre mort de faim ( ,  ; mourir de faim    )

 C'est Carlo qui l'a frapp ? mort (    ; frapper ? mort    ), disaient les autres ( ; les autres  ), ce vieux joueur d'orgue (  ) fait seulement semblant d'?tre un brave homme (   ; faire semblant  ; brave  , ), c'est un homme mchant (  ; mchant  , ), un homme mauvais (  )

En entendant tout cela (  ; entendre  ), l'agent ? moustaches ( ) attrapa le malheureux Carlo par le collet (    ; malheureux  ; le collet  ) et le tra?na au poste de police (    ; tra?ner  ; le poste de police   ).

Carlo tra?nait les pieds (   / /; tra?ner les pieds   ), et gmissait ? haute voix (  ; gmir  ; ? haute voix  ):

 Oh, oh, pour mon malheur (, ,   ; le malheur  , ), j'ai fabriqu un petit gar?on de bois ! (   !; fabriquer  ; le gar?on  ; le bois  )

Quand la rue fut vide (  ; vide  ), Buratino releva le nez (  ; relever  ; le nez  ), regarda autour de lui (; autour de lui   ), et, en sautillant ( ; sautiller  , ), courut chez lui ( ; courir  ; chez lui    )

Carlofabriqueunepoupedeboisetl'appelleBuratino

Carlo vivait dans un petit rduit sous l'escalier, o? il n'avait rien, en dehors d'un beau foyer, peint sur le mur en face de la porte.

Mais le beau foyer, le feu dans le foyer, et la marmite qui bouillait sur le feu, tout cela n'tait pas vrai, c'tait peint sur un morceau de vieille toile.

Carlo entra dans son rduit, s'assit sur l'unique chaise, devant une table sans pieds, et, apr?s avoir tourn et retourn la b?che, commen?a ? en tailler une poupe avec son couteau.

 Comment pourrais-je bien l'appeler ? rflchissait Carlo.  Je vais l'appeler Buratino. Ce nom me portera bonheur. J'ai connu une famille, tout le monde s'appelait Buratino chez eux : le p?re  Buratino, la m?re  Buratino, les enfants  Buratino aussi Ils vivaient tous gaiement et sans souci 

Il commen?a par tailler les cheveux sur la b?che, puis le front, puis les yeux

Soudain, les yeux s'ouvrirent tout seuls, et se fix?rent sur lui

Carlo ne montra pas qu'il avait peur, il demanda seulement d'une voix douce :

 Petits yeux de bois, pourquoi me regardez-vous si bizarrement ?

Mais la poupe se taisait, sans doute parce qu'elle n'avait pas encore de bouche. Carlo tailla les joues, puis il tailla le nez, un nez ordinaire

Soudain, le nez se mit ? s'allonger tout seul, ? grandir, et cela devint un nez si long et si pointu, que Carlo en eut un grognement :

 Pas beau, trop long

Et il se mit ? couper le bout du nez. Mais rien n'y fit !

Le nez tournait, se tortillait, et resta bel et bien un long, tr?s long nez, un nez curieux et pointu.

Carlo s'attaqua ? la bouche. Mais ? peine eut-il fini de tailler les l?vres, que la bouche s'ouvrit aussit?t :

 Hi hi hi, ha ha ha !

Et une petite langue rouge et pointue, en sortit pour le taquiner.

Carlo, sans faire attention ? ces facties, continuait ? raboter, tailler, creuser. Il fit ? la poupe un menton, un cou, des paules, un torse, des bras

Mais ? peine eut-il fini de tailler le dernier petit doigt, que Buratino se mit ? frapper de ses petits poings le cr?ne chauve de Carlo, ? le pincer et ? le chatouiller.

 coute, dit Carlo sv?rement, je n'ai m?me pas encore fini de te fabriquer, et dj? tu fais des b?tises Qu'est-ce que ce sera apr?s ?.. Hein ?..

Et il regarda Buratino sv?rement. Et Buratino, de ses yeux ronds, comme une souris, regardait papa Carlo.

Carlo lui fit, avec des clats de bois, de longues jambes, avec de grands pieds. Ayant ainsi fini son travail, il posa le petit bonhomme de bois par terre, pour lui apprendre ? marcher.

Buratino se balan?a, se balan?a, sur ses petites jambes gr?les, fit un pas, puis un autre, hop, hop, tout droit vers la porte, franchit le seuil et  dehors !

Carlo, inquiet, se lan?a ? sa poursuite :

 H, petit coquin, reviens !..

Pas question ! Buratino courait dans la rue, comme un li?vre, seules ses semelles de bois, clic-clac, clic-clac, rsonnaient sur les pavs

 Arr?tez-le ! cria Carlo.

Les passants riaient, en montrant du doigt Buratino qui courait. Au carrefour, se tenait un norme agent de police, aux moustaches retrousses et coiff d'un tricorne.

En voyant courir le petit bonhomme de bois, il carta largement les jambes, barrant ainsi toute la rue. Buratino voulut passer entre ses jambes, mais l'agent l'attrapa par le nez et le tint ainsi, jusqu'? ce que papa Carlo arrive en courant.

 Eh bien, attends un peu, je vais te rgler ton compte, dit Carlo, tout essouffl, et il voulut fourrer Buratino dans la poche de sa veste

Buratino n'avait pas du tout envie, par une si joyeuse journe, et devant tout le monde, de rester les pieds en l'air, dans la poche d'une veste. Il se dgagea adroitement, tomba par terre, et fit le mort

 A?e, a?e, dit l'agent, voil? qui a l'air mauvais !

Les passants commenc?rent ? s'attrouper. En regardant Buratino tendu par terre, ils hochaient la t?te.

 Le pauvre petit, disaient les uns, il doit ?tre mort de faim

 C'est Carlo qui l'a frapp ? mort, disaient les autres, ce vieux joueur d'orgue fait seulement semblant d'?tre un brave homme, c'est un homme mchant, un homme mauvais

En entendant tout cela, l'agent ? moustaches attrapa le malheureux Carlo par le collet et le tra?na au poste de police.

Carlo tra?nait les pieds, et gmissait ? haute voix :

 Oh, oh, pour mon malheur, j'ai fabriqu un petit gar?on de bois !

Quand la rue fut vide, Buratino releva le nez, regarda autour de lui, et, en sautillant, courut chez lui




4


Le Grillon Parlant donne un sage conseil ? Buratino

     

Arriv en courant dans le rduit sous l'escalier (    ; arriver en courant  ; le rduit  ; l'escalier  ), Buratino se laissa tomber par terre (   ; se laisser tomber  , ; par terre   ), pr?s du pied de la chaise (  ; pr?s de  ; le pied  ; la chaise  ).

 Qu'est-ce que je pourrais bien encore inventer ? (    ?; pouvoir  ; inventer  , )

Il ne faut pas oublier (  ; il faut  , ; oublier  ), que Buratino n'en tait qu'? son premier jour de naissance (       ; la naissance  ; le premier jour   ). Ses penses taient toutes petites, petites (    -; la pense  ; petit  ), toutes courtes, courtes (-; court  ), des riens, de la gnognote (-; le rien  ; la gnognote  , )

? ce moment-l?, on entendit (   ; entendre  ):

 Cri-cri, cri-cri, cri-cri (-, -, -)

Buratino tourna la t?te (  ; tourner  , ; la t?te  ), en examinant le rduit ( ; examiner  , ).

 H, qui est l? ? (,  ?; qui  ; l?  , )

 C'est moi, l?,  cri-cri ( ,  -)

Buratino aper?ut une crature (  ; apercevoir  , ; la crature  , ), qui ressemblait un peu ? un cafard (   ; ressembler ?   ; un peu  ; le cafard  ), mais avec une t?te de sauterelle (  ,   ; la sauterelle  ). Elle tait assise sur le mur (   ; assis  ; le mur  ), au-dessus du foyer ( ; au-dessus de  ; le foyer  ), et crissait doucement (  ; crisser  , ; doucement  , ),  cri-cri (-),  et regardait de ses yeux bombs (   ; bomb  ; l'Cil/les yeux  /), aux reflets iriss comme du verre (,   ; le reflet  , ; iris  ; le verre  ), en remuant ses petites antennes ( ; remuer  ; l'antenne  , ).

 H, qui es-tu, toi ? (,   ?)

 Je suis le Grillon Parlant (   ; le grillon  ; parlant  ), rpondit la crature ( ), je vis dans cette chambre depuis plus de cent ans (      ; vivre  ; depuis   , ; cent  ; l'an  ).

 Ici, c'est moi le ma?tre (  ; le ma?tre  , ), file d'ici ( ; filer  , ).

 Bien, je m'en irai (,  ; bien  ; s'en aller  ), bien qu'il me soit triste (  ; bien que  ; triste  ) de quitter la chambre o? j'ai vcu cent ans ( ,     ; quitter  ; vivre  ), rpondit le Grillon Parlant (  ),  mais, avant que je m'en aille (,    ; avant que   ), coute un conseil utile (  ; couter  ; le conseil  ; utile  ).

 J'en ai vraiment besoin (   /:      /; vraiment  ; avoir besoin de   ), des conseils d'un vieux grillon (  ; vieux  )

 Ah, Buratino, Buratino (, , ), pronon?a le grillon ( ; prononcer  ), cesse de faire des b?tises ( ; cesser de  ; les b?tises  , ), obis ? Carlo ( ; obir ?  , ), ne t'enfuis pas de la maison sans rien faire (     ; s'enfuir  ; sans rien faire   ,   ), et demain, commence ? aller ? l'cole (     ; demain  ; l'cole  ). Voil? mon conseil (  ). Sinon (), de terribles dangers ( ; terrible  ; le danger  ) et de redoutables aventures t'attendent (    ; redoutable  , ; l'aventure  ; attendre  ). Pour ta vie (  ; la vie  ), je ne donnerais m?me pas une mouche s?che et morte (       ; donner  ; m?me pas   ; la mouche  ; s?che  ; morte  ).

 Pourrrrquoi ? (?) demanda Buratino ( ).

 Eh bien, tu verras pourrrrquoi (     ; voir  ), rpondit le Grillon Parlant.

 Ah, esp?ce d'insecte cafardeux centenaire ! ( ,  -!; l'insecte  ; cafardeux  ,  cafard; centenaire  ) cria Buratino ( ).  Plus que tout au monde (   ; le monde  , ), j'aime les redoutables aventures (   ; aimer  ). Demain, ? l'aube (  ; l'aube  ), je m'enfuirai de la maison (  )  grimper sur les cl?tures (  ; grimper  , ; la cl?ture  , ), dtruire les nids d'oiseaux (  ; dtruire  , ; le nid  ; l'oiseau  ), taquiner les petits gar?ons ( ; taquiner  ; le gar?on  ), tirer la queue des chiens et des chats (     ; tirer  ; la queue  ; le chien  ; le chat  ) J'inventerai encore bien autre chose !.. (    !; inventer  ; autre chose  ,  )

 Tu me fais piti, piti, Buratino (  , , ; faire piti   ), tu verseras des larmes am?res (   ; verser  ; la larme  ; amer/am?re  ).

 Pourrrrquoi ? (?) demanda de nouveau Buratino (  ).

 Parce que tu as une sotte t?te de bois (      ; parce que   ; sot  ; le bois  ).

Alors Buratino bondit sur la chaise (    ; bondir  , ), de la chaise sur la table (   ; la table  ), saisit un marteau ( ; saisir  ; le marteau  ), et le lan?a ? la t?te du Grillon Parlant (      ; lancer  , ).

Le vieux grillon sage (  ; sage  , ) poussa un lourd soupir ( ; pousser un soupir   ; lourd  ), remua ses antennes ( ; remuer  ; l'antenne  ), et se glissa derri?re le foyer (   ; se glisser  , ; derri?re  ),  pour toujours, hors de cette chambre (   ; pour toujours  ; hors de  , ).

Le Grillon Parlant donne un sage conseil ? Buratino

Arriv en courant dans le rduit sous l'escalier, Buratino se laissa tomber par terre, pr?s du pied de la chaise.

 Qu'est-ce que je pourrais bien encore inventer ?

Il ne faut pas oublier que Buratino n'en tait qu'? son premier jour de naissance. Ses penses taient toutes petites, petites, toutes courtes, courtes, des riens, de la gnognote

? ce moment-l?, on entendit :

 Cri-cri, cri-cri, cri-cri

Buratino tourna la t?te, en examinant le rduit.

 H, qui est l? ?

 C'est moi, l?,  cri-cri

Buratino aper?ut une crature, qui ressemblait un peu ? un cafard, mais avec une t?te de sauterelle. Elle tait assise sur le mur, au-dessus du foyer, et crissait doucement,  cri-cri,  et regardait de ses yeux bombs, aux reflets iriss comme du verre, en remuant ses petites antennes.

 H, qui es-tu, toi ?

 Je suis le Grillon Parlant, rpondit la crature, je vis dans cette chambre depuis plus de cent ans.

 Ici, c'est moi le ma?tre, file d'ici.

 Bien, je m'en irai, bien qu'il me soit triste de quitter la chambre o? j'ai vcu cent ans, rpondit le Grillon Parlant,  mais, avant que je m'en aille, coute un conseil utile.

 J'en ai vraiment besoin, des conseils d'un vieux grillon

 Ah, Buratino, Buratino, pronon?a le grillon, cesse de faire des b?tises, obis ? Carlo, ne t'enfuis pas de la maison sans rien faire, et demain, commence ? aller ? l'cole. Voil? mon conseil. Sinon, de terribles dangers et de redoutables aventures t'attendent. Pour ta vie, je ne donnerais m?me pas une mouche s?che et morte.

 Pourrrrquoi ? demanda Buratino.

 Eh bien, tu verras pourrrrquoi, rpondit le Grillon Parlant.

 Ah, esp?ce d'insecte cafardeux centenaire ! cria Buratino.  Plus que tout au monde, j'aime les redoutables aventures. Demain, ? l'aube, je m'enfuirai de la maison  grimper sur les cl?tures, dtruire les nids d'oiseaux, taquiner les petits gar?ons, tirer la queue des chiens et des chats J'inventerai encore bien autre chose !..

 Tu me fais piti, piti, Buratino, tu verseras des larmes am?res.

 Pourrrrquoi ? demanda de nouveau Buratino.

 Parce que tu as une sotte t?te de bois.

Alors Buratino bondit sur la chaise, de la chaise sur la table, saisit un marteau, et le lan?a ? la t?te du Grillon Parlant.

Le vieux grillon sage poussa un lourd soupir, remua ses antennes, et se glissa derri?re le foyer,  pour toujours, hors de cette chambre.




5


Buratino manque de prir par sa propre insouciance. Papa Carlo lui colle des v?tements en papier de couleur et lui ach?te un abcdaire

      .           

Apr?s l'incident avec le Grillon Parlant (    ; l'incident  , ; le grillon  ; parlant  ), le rduit sous l'escalier devint tout ? fait triste (      ; le rduit  ; l'escalier  ; devenir  ; tout ? fait  ; triste  , ). La journe s'tirait, s'tirait (   ; la journe  ; s'tirer  , ). Dans le ventre de Buratino aussi (    ; le ventre  ; aussi  ), c'tait un peu tristounet ( ; tristounet  , ).

Il ferma les yeux (  ; fermer  ; l'Cil/les yeux  /) et vit soudain (  ; soudain  ; voir  ) un poulet r?ti dans une assiette (   ; le poulet  , ; r?ti  ; l'assiette  ).

Vite, il rouvrit les yeux (  ; vite  , ; rouvrir   ),  le poulet dans l'assiette avait disparu (   ; dispara?tre  ).

Il referma les yeux (   ; refermer   ),  il vit une assiette ( ; l'assiette  ) de bouillie de semoule (  ; la bouillie  ; la semoule   ), mlange de confiture de framboises (   ; mlang  ; la confiture  ; la framboise  ).

Il rouvrit les yeux ( ),  plus d'assiette de bouillie de semoule (    ; plus de   ), mlange de confiture de framboises (   ).

Alors Buratino comprit (  ; comprendre  , ) qu'il avait terriblement faim (    ; terriblement  ; avoir faim   ).

Il courut vers le foyer (   ; courir  ; le foyer  ), et fourra son nez (  ; fourrer  ; le nez  ) dans la marmite qui bouillait sur le feu (    ; la marmite  ; bouillir  ; le feu  ), mais le long nez de Buratino (   ; long  ) transper?a la marmite de part en part (  ; transpercer  ; de part en part  ), parce que, comme nous le savons ( ,   ; savoir  ), le foyer, le feu, la fume ( ,  ,  ; la fume  ), et la marmite ( ), tout cela tait peint (   ; peint  ; peindre   ) par le pauvre Carlo ( ; pauvre  ) sur un morceau de vieille toile (   ; le morceau  ; la toile  ).

Buratino retira son nez (  ; retirer  , ) et regarda par le trou (   ; le trou  , ): derri?re la toile, dans le mur (   ; derri?re  ; le mur  ), il y avait quelque chose qui ressemblait ? une petite porte ( -    ; ressembler ?   ; la porte  ), mais c'tait tellement couvert de toiles d'araigne (     ; tellement  ; couvert  ; la toile d'araigne  ), qu'on n'y voyait rien (   ; on n'y voyait rien     ).

Buratino se mit ? fouiller tous les coins (     ; se mettre ?  ; fouiller  , ; le coin  ), pour voir s'il ne trouverait pas une petite cro?te de pain (    ; la cro?te  ; le pain  ), ou un petit os de poulet rong par le chat (  ,  ; l'os  ; le poulet  , ; ronger  , ; le chat  ).

Ah, il n'y avait rien, mais rien du tout (, -, -  ; rien du tout   ) de mis de c?t par le pauvre Carlo pour le d?ner ! (       !; mettre de c?t  , ; le d?ner  )

Soudain, il aper?ut (  ; apercevoir  , ), dans la corbeille aux copeaux (   ; la corbeille  ; les copeaux  ), un Cuf de poule ( ; l'Cuf  ; la poule  ). Il le saisit ( ; saisir  ), le posa sur le rebord de la fen?tre (  ; poser  , ; le rebord  , ; la fen?tre  ), et, avec son nez  toc, toc  en brisa la coquille (   -   ; briser  ; la coquille  ).

? l'intrieur de l'Cuf ( ; l'intrieur  ), une petite voix ppia ( ; ppier  , ; la voix  ):

 Merci, petit bonhomme de bois ! (,  !; merci  ; le bonhomme de bois   )

De la coquille brise (  ; bris  ), sortit un poussin ( ; sortir  , ; le poussin  ), avec du duvet en guise de queue (   ; le duvet  ; en guise de  ; la queue  ), et des yeux tout gais (   ; gai  ).

 Au revoir ! ( !) Maman Poule m'attend depuis longtemps dans la cour (      ; maman  ; la poule  ; attendre  ; depuis longtemps  ; la cour  ).

Et le poussin sauta par la fen?tre (    ; sauter  ; par  ),  et on ne le revit plus (   ; revoir   ; ne... plus   ).

 A?e, a?e (, ), cria Buratino ( ), j'ai faim !.. ( !; avoir faim   )

La journe enfin cessa de s'tirer (   ; cesser de  ; s'tirer  ). La pnombre envahit la pi?ce (   ; la pnombre  , ; envahir  , ; la pi?ce  ).

Buratino tait assis ( ; ?tre assis  ) pr?s du feu peint (  ; pr?s de  ; le feu  ; peint  ), et, de faim (  ; la faim  ), il avait le hoquet sans bruit ( ; le hoquet  ; sans bruit  , ).

Il vit  de dessous l'escalier (   - ; de dessous  -), de dessous le plancher (- ; le plancher  ), appara?tre une grosse t?te (  ; appara?tre  ; gros/grosse  ; la t?te  ). Quelque chose se glissa au dehors (; se glisser  , ; au dehors  ), renifla (; renifler  , ), et un animal gris (  ; gris  ; l'animal  ), aux pattes basses (  ; la patte  ; bas  ), sortit (; sortir  ).

Sans se presser ( ; se presser  ), il alla vers la corbeille aux copeaux (     ; aller vers   ), y grimpa ( ; grimper  , ), en reniflant et en fouillant (  ; fouiller  ), et fit crisser les copeaux avec col?re (  ; crisser  , ; la col?re  , ). Il cherchait sans doute ( ,  ; sans doute   ,  ; chercher  ) l'Cuf que Buratino avait bris (,   ; briser  ).

Puis il sortit de la corbeille (    ; puis  , ), et s'approcha de Buratino (   ; s'approcher de   ). Il le renifla ( ), en faisant tourner son museau noir (  ; le museau  , ; noir  ), orn de chaque c?t (   ; orner  ; chaque  ; le c?t  ), de quatre longs poils (  ; le poil  , ). Buratino ne sentait rien de bon ? manger (    ; sentir  ,  ; bon ? manger  ,   ),  l'animal passa son chemin (  ; passer son chemin    ), en tra?nant derri?re lui (  ; tra?ner  , ), une longue queue mince (  ; longue  ; mince  ).

Comment ne pas l'attraper par la queue ! (       !; attraper  , ; la queue  ) Buratino l'attrapa aussit?t (    ; aussit?t   ).

C'tait le vieux mchant rat Chouchara (     ; le rat  ; mchant  ).

De frayeur ( ; la frayeur  , ), comme une ombre ( ; l'ombre  ), elle se prcipita sous l'escalier (    ; se prcipiter  , ), en tra?nant Buratino ( ; tra?ner  ), mais elle vit ( ; voir  ) que ce n'tait qu'un petit gar?on de bois (  -  ; ne... que   , ; le gar?on  ; le bois  ),  fit demi-tour (; faire demi-tour  ), et, avec une rage froce (   ; la rage  , ; froce  , ), se jeta sur lui (; se jeter sur   ), pour lui trancher la gorge (   ; trancher  ; la gorge  ).

Cette fois, Buratino prit peur (   ; cette fois    ; prendre peur  ), l?cha la queue froide du rat (   ; l?cher  ; froid  ), et sauta sur la chaise (   ; sauter  , ). Le rat le suivit (   ; suivre  , ).

De la chaise, il sauta sur le rebord de la fen?tre (     ; le rebord  , ). Le rat le suivit (   ).

Du rebord de la fen?tre ( ), il vola ? travers toute la pi?ce (    ; voler  ; ? travers  , ), jusqu'? la table ( ; la table  ). Le rat le suivit (   ) Et l?, sur la table ( ,  ), elle attrapa Buratino ? la gorge (    ; attraper  ), le renversa (; renverser  , ), et, le tenant dans ses dents (   ; tenir  ; la dent  ), sauta par terre (  ; sauter  ), et le tra?na sous l'escalier (   ; tra?ner  , ), dans le sous-sol ( ; le sous-sol  , ).

 Papa Carlo ! ( !) eut ? peine le temps de piailler Buratino (   ; ? peine  ; avoir le temps  ; piailler  ).

 Je suis l? ! ( !) rpondit une voix forte (  ; la voix  ; fort  , ).

La porte s'ouvrit toute grande ( ; s'ouvrir  ; toute grande  , ), papa Carlo entra (  ). Il ?ta de son pied (  ; ?ter  ; le pied  , ) un sabot de bois ( ; le sabot  , ), et le lan?a sur le rat (    ; lancer  , ).

Chouchara, l?chant le petit gar?on de bois (,   ; l?cher  ), grin?a des dents ( ; grincer  , ) et disparut ( ; dispara?tre  ).

 Voil? o? m?nent les b?tises ! (    !; mener  , ; les b?tises  , ) grogna papa Carlo (  ; grogner  ), en ramassant Buratino par terre (   ; ramasser  ; par terre   ). Il regarda si tout tait intact (,     ; intact  , ). Il l'assit sur ses genoux (   ; asseoir  ; le genou  ), sortit de sa poche un petit oignon (   ; sortir  ; la poche  ; l'oignon  ), et le pela (; peler  ).  Tiens, mange !.. (, !..)

Buratino enfon?a ses dents affames dans l'oignon (     ; enfoncer  , ; affam  ), et la mangea (  ), en croquant et en faisant claquer ses l?vres (  ; croquer  ; faire claquer ses l?vres  ). Apr?s cela, il se mit ? frotter sa t?te (    ; frotter  ), contre la joue r?peuse de papa Carlo (    ; la joue  ; r?peux  , ).

 Je serai sage et raisonnable, papa Carlo (  -,  ; sage  , ; raisonnable  ) Le Grillon Parlant m'a dit d'aller ? l'cole (      ; dire de  ; l'cole  ).

 C'est une bonne ide, mon petit ( , ; l'ide  , ; le petit  )

 Papa Carlo, mais je suis tout nu, tout en bois ( ,     , ; tout nu   ; en bois  ),  les gar?ons ? l'cole vont se moquer de moi (    ; se moquer de   ).

 H oui (), dit Carlo ( ), en se grattant le menton r?peux (   ; se gratter   ; le menton  ).  Tu as raison, mon petit ! ( , !; avoir raison   )

Il alluma la lampe (  ; allumer  ; la lampe  ), prit des ciseaux ( ; les ciseaux  ), de la colle (; la colle  ), et des bouts de papier de couleur (   ; le bout  , ; le papier  ; la couleur  ). Il dcoupa et colla (  ; dcouper  ; coller  ) une petite veste en papier marron (   ; la veste  ; marron  ), et une petite culotte vert vif ( - ; la culotte  ; vert vif  -). Il fabriqua des souliers ( ; fabriquer  ; le soulier  , ) dans une vieille tige de botte (  ; la tige  ; la botte  ), et un petit bonnet pointu (   ; le bonnet  , ; pointu  ), avec un gland ( ; le gland  ), fait d'un vieux bas (  ; le bas  , ). Il mit tout cela ? Buratino (    ; mettre  ):

 Porte cela en bonne sant ! (  !; porter  ; en bonne sant   )

 Papa Carlo ( ), dit Buratino ( ), et comment vais-je aller ? l'cole sans abcdaire ? (        ?; l'abcdaire  , )

 H oui, tu as raison, mon petit (,  , )

Papa Carlo se gratta la nuque (    ; la nuque  ). Il jeta sur ses paules (  ; jeter  , ; l'paule  ), son unique vieille veste (   ; unique  ), et sortit dans la rue (   ; sortir  ).

Il revint bient?t (  ; revenir  ), mais sans sa veste (  ). Il tenait ? la main (   ; tenir  ; la main  ) un livre avec de grandes lettres (   ; le livre  ; la lettre  ), et des images amusantes (  ; l'image  ; amusant  , ).

 Voil? ton abcdaire (  ). tudie en bonne sant (  ; tudier  ).

 Papa Carlo, et ta veste, o? est-elle ? ( ,    ?)

 Ma veste, je l'ai vendue (-  ; vendre  ). Ce n'est rien, je m'en passerai (,   ; se passer de   ) Toi, vis seulement en bonne sant (    ).

Buratino enfouit son nez (  ; enfouir  , ) dans les bonnes mains de papa Carlo (    ; les mains  ).

 J'apprendrai, je grandirai (, ; apprendre  ; grandir  ), je t'ach?terai mille vestes neuves (    ; acheter  ; neuf/neuve  )

Buratino voulait de toutes ses forces (   ; de toutes ses forces    ), en ce premier soir de sa vie (      ; le soir  ; la vie  ), vivre sans faire de b?tises (  ; les b?tises  , ), comme le lui avait appris le Grillon Parlant (    ; apprendre  , ).

Buratino manque de prir par sa propre insouciance. Papa Carlo lui colle des v?tements en papier de couleur et lui ach?te un abcdaire

Apr?s l'incident avec le Grillon Parlant, le rduit sous l'escalier devint tout ? fait triste. La journe s'tirait, s'tirait. Dans le ventre de Buratino aussi, c'tait un peu tristounet.

Il ferma les yeux et vit soudain un poulet r?ti dans une assiette.

Vite, il rouvrit les yeux,  le poulet dans l'assiette avait disparu.

Il referma les yeux,  il vit une assiette de bouillie de semoule, mlange de confiture de framboises.

Il rouvrit les yeux,  plus d'assiette de bouillie de semoule, mlange de confiture de framboises.

Alors Buratino comprit qu'il avait terriblement faim.

Il courut vers le foyer, et fourra son nez dans la marmite qui bouillait sur le feu, mais le long nez de Buratino transper?a la marmite de part en part, parce que, comme nous le savons, le foyer, le feu, la fume, et la marmite, tout cela tait peint par le pauvre Carlo sur un morceau de vieille toile.

Buratino retira son nez et regarda par le trou : derri?re la toile, dans le mur, il y avait quelque chose qui ressemblait ? une petite porte, mais c'tait tellement couvert de toiles d'araigne, qu'on n'y voyait rien.

Buratino se mit ? fouiller tous les coins, pour voir s'il ne trouverait pas une petite cro?te de pain, ou un petit os de poulet rong par le chat.

Ah, il n'y avait rien, mais rien du tout de mis de c?t par le pauvre Carlo pour le d?ner !

Soudain, il aper?ut, dans la corbeille aux copeaux, un Cuf de poule. Il le saisit, le posa sur le rebord de la fen?tre, et, avec son nez  toc, toc  en brisa la coquille.

? l'intrieur de l'Cuf, une petite voix ppia :

 Merci, petit bonhomme de bois !

De la coquille brise, sortit un poussin, avec du duvet en guise de queue, et des yeux tout gais.

 Au revoir ! Maman Poule m'attend depuis longtemps dans la cour.

Et le poussin sauta par la fen?tre,  et on ne le revit plus.

 A?e, a?e, cria Buratino, j'ai faim !..

La journe enfin cessa de s'tirer. La pnombre envahit la pi?ce.

Buratino tait assis pr?s du feu peint, et, de faim, il avait le hoquet sans bruit.

Il vit  de dessous l'escalier, de dessous le plancher, appara?tre une grosse t?te. Quelque chose se glissa au dehors, renifla, et un animal gris, aux pattes basses, sortit.

Sans se presser, il alla vers la corbeille aux copeaux, y grimpa, en reniflant et en fouillant, et fit crisser les copeaux avec col?re. Il cherchait sans doute l'Cuf que Buratino avait bris.

Puis il sortit de la corbeille, et s'approcha de Buratino. Il le renifla, en faisant tourner son museau noir, orn de chaque c?t, de quatre longs poils. Buratino ne sentait rien de bon ? manger,  l'animal passa son chemin, en tra?nant derri?re lui, une longue queue mince.

Comment ne pas l'attraper par la queue ! Buratino l'attrapa aussit?t.

C'tait le vieux mchant rat Chouchara.

De frayeur, comme une ombre, elle se prcipita sous l'escalier, en tra?nant Buratino, mais elle vit que ce n'tait qu'un petit gar?on de bois,  fit demi-tour, et, avec une rage froce, se jeta sur lui, pour lui trancher la gorge.

Cette fois, Buratino prit peur, l?cha la queue froide du rat, et sauta sur la chaise. Le rat le suivit.

De la chaise, il sauta sur le rebord de la fen?tre. Le rat le suivit.

Du rebord de la fen?tre, il vola ? travers toute la pi?ce, jusqu'? la table. Le rat le suivit Et l?, sur la table, elle attrapa Buratino ? la gorge, le renversa, et, le tenant dans ses dents, sauta par terre et le tra?na sous l'escalier, dans le sous-sol.

 Papa Carlo ! eut ? peine le temps de piailler Buratino.

 Je suis l? ! rpondit une voix forte.

La porte s'ouvrit toute grande, papa Carlo entra. Il ?ta de son pied un sabot de bois, et le lan?a sur le rat.

Chouchara, l?chant le petit gar?on de bois, grin?a des dents et disparut.

 Voil? o? m?nent les b?tises ! grogna papa Carlo, en ramassant Buratino par terre. Il regarda si tout tait intact. Il l'assit sur ses genoux, sortit de sa poche un petit oignon, et le pela.  Tiens, mange !..

Buratino enfon?a ses dents affames dans l'oignon, et la mangea, en croquant et en faisant claquer ses l?vres. Apr?s cela, il se mit ? frotter sa t?te contre la joue r?peuse de papa Carlo.

 Je serai sage et raisonnable, papa Carlo Le Grillon Parlant m'a dit d'aller ? l'cole.

 C'est une bonne ide, mon petit

 Papa Carlo, mais je suis tout nu, tout en bois,  les gar?ons ? l'cole vont se moquer de moi.

 H oui, dit Carlo, en se grattant le menton r?peux.  Tu as raison, mon petit !

Il alluma la lampe, prit des ciseaux, de la colle, et des bouts de papier de couleur. Il dcoupa et colla une petite veste en papier marron, et une petite culotte vert vif. Il fabriqua des souliers dans une vieille tige de botte, et un petit bonnet pointu, avec un gland, fait d'un vieux bas. Il mit tout cela ? Buratino :

 Porte cela en bonne sant !

 Papa Carlo, dit Buratino, et comment vais-je aller ? l'cole sans abcdaire ?

 H oui, tu as raison, mon petit

Papa Carlo se gratta la nuque. Il jeta sur ses paules son unique vieille veste, et sortit dans la rue.

Il revint bient?t, mais sans sa veste. Il tenait ? la main un livre avec de grandes lettres, et des images amusantes.

 Voil? ton abcdaire. tudie en bonne sant.

 Papa Carlo, et ta veste, o? est-elle ?

 Ma veste, je l'ai vendue. Ce n'est rien, je m'en passerai Toi, vis seulement en bonne sant.

Buratino enfouit son nez dans les bonnes mains de papa Carlo.

 J'apprendrai, je grandirai, je t'ach?terai mille vestes neuves

Buratino voulait de toutes ses forces, en ce premier soir de sa vie, vivre sans faire de b?tises, comme le lui avait appris le Grillon Parlant.




6


Buratino vend son abcdaire et ach?te un billet pour le th?tre de marionnettes

        

T?t le matin ( ; t?t  ; le matin  ), Buratino mit son abcdaire dans sa petite sacoche (    ; mettre  ; l'abcdaire  ; la sacoche  , ), et, en sautillant, courut ? l'cole (    ; sautiller  ; courir  ; l'cole  ).

En chemin ( ; le chemin  , ), il ne regarda m?me pas (   ; m?me pas   ; regarder  ), les friandises exposes dans les boutiques ( ,   ; la friandise  , ; exposer  ; la boutique  , ): les petits triangles au pavot et au miel (   ; le triangle  ; le pavot  ; le miel  ), les petits p?ts sucrs ( ; le p?t  ; sucr  ), et les sucettes en forme de coq (    ; la sucette  ; en forme de   ; le coq  ), plantes sur un b?tonnet (  ; planter  , ; le b?tonnet  ).

Il ne voulut pas regarder (   ; vouloir  ), les gar?ons qui lan?aient un cerf-volant en papier ( ,   ; le gar?on  ; lancer  ; le cerf-volant   ; le papier  )

Un chat ray ( ; le chat  ; ray  ), du nom de Basilio (  ), traversait la rue ( ; traverser  ; la rue  ), et on aurait pu l'attraper par la queue (     ; pouvoir  ; attraper  ; la queue  ). Mais Buratino se retint aussi de le faire (     ; se retenir  ; faire  ).

Plus il approchait de l'cole (     ; approcher de   ), plus une musique joyeuse (   ; la musique  ; joyeux  ), se faisait entendre non loin de l? (  /  /; se faire entendre  ; non loin  ), au bord de la mer Mditerrane (   ; le bord  ; la mer  ).

 Pi-pi-pi (--), ppiait la fl?te ( ; ppier  , ; la fl?te  ).

 La-la-la-la (---), chantait le violon ( ; chanter  ; le violon  ).

 Dzing-dzing (-), tintaient les cymbales de cuivre (  ; tinter  , ; la cymbale   / /; le cuivre  ).

 Boum ! (!) faisait le tambour ( ; faire  ,  ; le tambour  ).

Pour aller ? l'cole ( ), il fallait tourner ? droite (  ; falloir  , ; tourner  ; ? droite  ), la musique venait de gauche (  ; venir de   ; ? gauche  ). Buratino se mit ? trbucher (  ; se mettre ?  ; trbucher  ). Ses jambes, d'elles-m?mes ( ; la jambe  ; d'elles-m?mes  ), le tournaient vers la mer (  ; tourner  ), o? l'on entendait ( ; entendre  ):

 Pi-pi, piiiiii

 Dzing-la-la, dzing-la-la

 Boum !

 L'cole, elle ne va pas s'enfuir, pas vrai ? (      ; s'enfuir  , ; pas vrai    , ) se dit ? lui-m?me Buratino tout haut (     ; se dire   ; tout haut  , ),  je vais juste jeter un coup d'Cil (  ; jeter un coup d'Cil   ), couter (; couter  ), et hop, ? l'cole en courant (   ; hop  ,  ; en courant  ).

? toutes jambes (  ; ? toutes jambes    ,   ), il se lan?a vers la mer (    ; se lancer  , ). Il vit un baraquement de toile (   ; le baraquement  , ; la toile  , ), dcor de drapeaux multicolores (  ; dcorer  ; le drapeau  ; multicolore  ), qui claquaient au vent de la mer (   ; claquer  ; le vent  ).

Tout en haut du baraquement ( ; tout en haut    ), en dansant (; danser  ), jouaient quatre musiciens (  ; jouer  ; le musicien  ).

En bas (), une grosse dame tout souriante (  ; gros/grosse  , ; souriant  ), vendait les billets ( ; vendre  ; le billet  ).

Pr?s de l'entre ( ; pr?s de  ; l'entre  ), se tenait une foule nombreuse (  ; se tenir  , ; la foule  ; nombreux  ): des gar?ons et des fillettes (  ; la fillette  ), des soldats (; le soldat  ), des vendeurs de limonade ( ; le vendeur  ; la limonade  ), des nourrices avec des bbs (  ; la nourrice  ; le bb  ), des pompiers (; le pompier  ), des facteurs (; le facteur  ),  tous, tous lisaient une grande affiche (,    ; lire  ; l'affiche  ):

TH?TRE DE MARIONNETTES ( ; la marionnette  , )

UNE SEULE REPRSENTATION (  ; seul  ; la reprsentation  )

DP?CHEZ-VOUS ! (!; se dp?cher  )

DP?CHEZ-VOUS !

DP?CHEZ-VOUS !

Buratino tira par la manche un petit gar?on (     ; tirer  , ; la manche  ):

 Dites, s'il vous pla?t, combien co?te le billet d'entre ? (, ,    ?; co?ter  ; le billet d'entre   )

Le gar?on rpondit entre ses dents (   ; entre ses dents   ), sans se presser ( ; se presser  ):

 Quatre soldi, petit bonhomme de bois ( ,  ; le bonhomme de bois   ).

 Vous comprenez, mon gar?on (, ), j'ai oubli mon porte-monnaie ? la maison (    ; oublier  ; le porte-monnaie  ; la maison  ) Vous ne pourriez pas me pr?ter quatre soldi ?.. (       ?; pouvoir  ; pr?ter   )

Le gar?on siffla avec mpris (  ; siffler  ; le mpris  ):

 Tu m'as pris pour un imbcile !.. ( !; prendre pour   ; l'imbcile  , )

 J'ai terrrrriblement envie (  ; terriblement  ; avoir envie de  ), de voir le th?tre de marionnettes ! (  !) dit Buratino, ? travers ses larmes (   ; ? travers  ; la larme  ).  Achetez-moi, pour quatre soldi, ma merveilleuse petite veste (        ; acheter  ; merveilleux  , ; la veste  )

 Une veste en papier pour quatre soldi ? (    ? le papier  ) Cherche un imbcile ( ; chercher  ).

 Bon, alors, mon joli petit bonnet (,    ; joli  , ; le bonnet  , )

 Avec ton bonnet, on ne peut qu'attraper des t?tards (    ; attraper  ; le t?tard  ) Cherche un imbcile.

Le nez de Buratino en devint tout froid (    ; le nez  ; devenir  ; froid  )  tant il avait envie d'entrer dans ce th?tre (     ; tant  ; avoir envie de  ; entrer  ).

 Mon gar?on, dans ce cas (,   ; le cas  ), prenez pour quatre soldi mon abcdaire tout neuf (      ; tout neuf   )

 Avec des images ? ( ?; l'image  )

 Avec des imimimages merveilleuses (  ; merveilleux  ), et de grandes lettres (  ; la lettre  ).

 Allons, donne (, ; allons   ; donner  ), dit le gar?on ( ), prit l'abcdaire ( ; prendre  ), et compta ? contrecCur quatre soldi (    ; compter  ; ? contrecCur  ,  ).

Buratino courut vers la grosse dame tout souriante (     ; courir vers   ), et ppia ( ; ppier  , ):

 coutez, donnez-moi, au premier rang (,     ; couter  ; donner  ; le premier rang   ), un billet pour l'unique reprsentation (   ; l'unique  ; la reprsentation  ), du th?tre de marionnettes ( ).

Buratino vend son abcdaire et ach?te un billet pour le th?tre de marionnettes

T?t le matin, Buratino mit son abcdaire dans sa petite sacoche, et, en sautillant, courut ? l'cole.

En chemin, il ne regarda m?me pas les friandises exposes dans les boutiques : les petits triangles au pavot et au miel, les petits p?ts sucrs, et les sucettes en forme de coq, plantes sur un b?tonnet.

Il ne voulut pas regarder les gar?ons qui lan?aient un cerf-volant en papier

Un chat ray, du nom de Basilio, traversait la rue, et on aurait pu l'attraper par la queue. Mais Buratino se retint aussi de le faire.

Plus il approchait de l'cole, plus une musique joyeuse se faisait entendre non loin de l?, au bord de la mer Mditerrane.

 Pi-pi-pi, ppiait la fl?te.

 La-la-la-la, chantait le violon.

 Dzing-dzing, tintaient les cymbales de cuivre.

 Boum ! faisait le tambour.

Pour aller ? l'cole, il fallait tourner ? droite, la musique venait de gauche. Buratino se mit ? trbucher. Ses jambes, d'elles-m?mes, le tournaient vers la mer, o? l'on entendait :

 Pi-pi, piiiiii

 Dzing-la-la, dzing-la-la

 Boum !

 L'cole, elle ne va pas s'enfuir, pas vrai ? se dit ? lui-m?me Buratino tout haut,  je vais juste jeter un coup d'Cil, couter, et hop, ? l'cole en courant.

? toutes jambes, il se lan?a vers la mer. Il vit un baraquement de toile, dcor de drapeaux multicolores, qui claquaient au vent de la mer.

Tout en haut du baraquement, en dansant, jouaient quatre musiciens.

En bas, une grosse dame tout souriante vendait les billets.

Pr?s de l'entre, se tenait une foule nombreuse : des gar?ons et des fillettes, des soldats, des vendeurs de limonade, des nourrices avec des bbs, des pompiers, des facteurs,  tous, tous lisaient une grande affiche :

TH?TRE DE MARIONNETTES

UNE SEULE REPRSENTATION

DP?CHEZ-VOUS !

DP?CHEZ-VOUS !

DP?CHEZ-VOUS !

Buratino tira par la manche un petit gar?on :

 Dites, s'il vous pla?t, combien co?te le billet d'entre ?

Le gar?on rpondit entre ses dents, sans se presser :

 Quatre soldi, petit bonhomme de bois.

 Vous comprenez, mon gar?on, j'ai oubli mon porte-monnaie ? la maison Vous ne pourriez pas me pr?ter quatre soldi ?..

Le gar?on siffla avec mpris :

 Tu m'as pris pour un imbcile !..

 J'ai terrrrriblement envie de voir le th?tre de marionnettes ! dit Buratino, ? travers ses larmes.  Achetez-moi, pour quatre soldi, ma merveilleuse petite veste

 Une veste en papier pour quatre soldi ? Cherche un imbcile.

 Bon, alors, mon joli petit bonnet

 Avec ton bonnet, on ne peut qu'attraper des t?tards Cherche un imbcile.

Le nez de Buratino en devint tout froid  tant il avait envie d'entrer dans ce th?tre.

 Mon gar?on, dans ce cas, prenez pour quatre soldi mon abcdaire tout neuf

 Avec des images ?

 Avec des imimimages merveilleuses et de grandes lettres.

 Allons, donne, dit le gar?on, prit l'abcdaire, et compta ? contrecCur quatre soldi.

Buratino courut vers la grosse dame tout souriante, et ppia :

 coutez, donnez-moi, au premier rang, un billet pour l'unique reprsentation du th?tre de marionnettes.




7


Pendant la reprsentation de la comdie, les marionnettes reconnaissent Buratino

     ? 

Buratino s'assit au premier rang (    ; s'asseoir  ; le premier rang   ), et regardait avec enthousiasme (   ; l'enthousiasme  ), le rideau baiss (  ; le rideau  ; baiss  ).

Sur le rideau taient peints (   ; peindre   ), de petits danseurs ( ; le danseur  ), des fillettes en masques noirs (   ; le masque  ; noir  ), des hommes barbus et terrifiants (  ; barbu  ; terrifiant  ), coiffs de bonnets ? toiles (   ; coiff de    ; le bonnet  ; l'toile  ), un soleil qui ressemblait ? une cr?pe (,   ; le soleil  ; ressembler ?   ; la cr?pe  ), avec un nez et des yeux (   ; le nez  ; l'Cil/les yeux  /), et d'autres images amusantes (   ; l'image  ; amusant  ).

On frappa trois fois la cloche (    ; frapper  ; la cloche  ), et le rideau se leva (  ; se lever  ).

Sur la petite sc?ne (  ; la sc?ne  ), ? droite et ? gauche (  ; ? droite  ; ? gauche  ), se dressaient des arbres en carton (  ; se dresser  , ; l'arbre  ; le carton  ). Au-dessus d'eux ( ; au-dessus de  ), tait suspendue une lanterne ( ; suspendre  ; la lanterne  ), en forme de lune (  ; la forme  ; la lune  ), qui se refltait ( ; se reflter  ), dans un petit morceau de miroir (  ; le morceau  ; le miroir  ), o? nageaient deux cygnes en ouate (      ; nager  ; le cygne  ; l'ouate  ), au bec dor (   //; le bec  ; dor  , ).

De derri?re un arbre en carton (-  ; derri?re  ), apparut un petit homme (  ; appara?tre  ; l'homme  ), en longue chemise blanche (   ; long  ; la chemise  ; blanc/blanche  ), aux longues manches (  ; la manche  ).

Son visage tait poudr (    ; le visage  ; poudrer  ), d'une poudre blanche comme du dentifrice (, ,   ; la poudre  ; le dentifrice   ,  ).

Il salua le tr?s honorable public (   ; saluer  , ; honorable  ; le public  ), et dit tristement (  ; tristement  ):

 Bonjour, je m'appelle Pierrot (,   ; s'appeler  , ) Nous allons jouer maintenant devant vous (    ; jouer  , ; devant  ), une comdie intitule (  ; intituler  , ):  La Fille aux cheveux bleus, ou les Trente-trois claques sur la nuque  (   ,    ; la fille  ; le cheveu  ; bleu  ; la claque  ; la nuque  ). On va me battre avec un b?ton (   ; battre  ; le b?ton  ), me donner des gifles ( ; la gifle  ), et des claques sur la nuque ( ). C'est une comdie tr?s dr?le (   ; dr?le  )

De derri?re un autre arbre en carton (-   ), surgit un autre homme (  ; surgir   , ), tout quadrill ( ; quadrill   ), comme un chiquier (  ; l'chiquier   ).

Il salua le tr?s honorable public (   ):

 Bonjour, je suis Arlequin ! (,   !)

Apr?s quoi, il se tourna vers Pierrot (    ; se tourner vers   ), et lui donna deux gifles (    ; donner  ; la gifle  ), si sonores ( ; sonore  , ), que de la poudre tomba de ses joues (      ; la poudre  ; tomber  ; la joue  ).

 Pourquoi tu pleurniches, imbcile ? (  , ?; pleurnicher  ; l'imbcile  , )

 Je suis triste parce que je veux me marier (  ,    ; triste  ; se marier  ), rpondit Pierrot ( ).

 Et pourquoi tu ne t'es pas mari ? (    ?)

 Parce que ma fiance s'est enfuie de chez moi (      ; la fiance  ; s'enfuir  )

 Ha-ha-ha (--), clata de rire Arlequin (   ; clater de rire   ),  vous avez vu cet imbcile !.. ( !..)

Il saisit un b?ton (  ; saisir  ), et roua Pierrot de coups (  ; rouer de coups  , ).

 Comment s'appelle ta fiance ? (   ?; s'appeler  )

 Et tu ne vas plus me battre ? (     ?; battre  )

 Eh bien non, je n'ai fait que commencer ( ,    ; ne faire que  ; commencer  ).

 Dans ce cas (  ; le cas  ), elle s'appelle Malvina (  ), ou la fille aux cheveux bleus (    ).

 Ha-ha-ha ! (--!) clata de nouveau Arlequin (  ; de nouveau  ), et donna ? Pierrot trois claques sur la nuque (    ).  coutez, tr?s honorable public (,  ) Est-ce que ?a existe, les filles aux cheveux bleus ? (      ?; exister  )

Mais alors, en se tournant vers le public (  ,   ), il aper?ut soudain ( ; apercevoir  ; soudain  ), sur le premier banc (  ; le banc  ), un petit gar?on de bois ( ; le gar?on  ; le bois  ), avec une bouche jusqu'aux oreilles (   ; la bouche  ; jusqu'?  ; l'oreille  ), un long nez (  ; long  ; le nez  ), et un petit bonnet ? gland (   ; le bonnet  , ; le gland  )

 Regardez, c'est Buratino ! (,  !) cria Arlequin ( ), en le montrant du doigt (   ; montrer du doigt   ; le doigt  ).

 Buratino en vie ! ( !; en vie  ,  ) hurla Pierrot ( ; hurler  , ), en agitant ses longues manches (  ; agiter  , ).

De derri?re les arbres en carton (-  ), surgit une foule de marionnettes (  ; la foule  , ; la marionnette  -): des fillettes en masques noirs (   ), d'affreux barbus en bonnets (   ; affreux  , ), des chiens poilus ( ; le chien  ; poilu  , ), avec des boutons en guise d'yeux (   ; le bouton  ; en guise de  ), des bossus au nez en forme de concombre (  ,   ; le bossu  ; la forme  ; le concombre  )

Tous coururent vers les chandelles (    ; courir vers   ; la chandelle  ), disposes le long de la rampe (  ; disposer  ; le long de  ; la rampe  ), et, en plissant les yeux (, ; plisser les yeux  , ), se mirent ? jacasser (; se mettre ?  ; jacasser  , ):

 C'est Buratino ! C'est Buratino ! Viens chez nous, viens chez nous, joyeux petit coquin de Buratino ! ( !  !  ,  ,   !; le coquin  , )

Alors, du banc (   ; le banc  ), il sauta sur la bo?te du souffleur (   ; sauter  ; la bo?te du souffleur   ), et de l?, sur la sc?ne (     ).

Les marionnettes l'attrap?rent (  ; attraper  ), se mirent ? l'embrasser ( ; embrasser  , ), ? lui donner des baisers (; le baiser  ), ? le pincer (; pincer  ) Puis toutes les marionnettes chant?rent  La Polka des Oiseaux  (     ; l'oiseau  ):

L'oiseau dansait la polka (  ; danser  ),

Sur la pelouse au petit matin (    ; la pelouse  ; le matin  ).

Le nez ? gauche, la queue ? droite ( ,  ; ? gauche  ; ? droite  ),

Voil? la polka de Barrabas (  ).

Deux scarabes au tambour (    ; le scarabe  ; le tambour  ),

Le crapaud souffle dans la contrebasse (   ; le crapaud  ; souffler  ; la contrebasse  ).

Le nez ? gauche, la queue ? droite,

Voil? la polka de Barrabas.

L'oiseau dansait la polka,

Parce qu'il tait tout joyeux (  ; joyeux  ).

Le nez ? gauche, la queue ? droite,

Voil? comment tait la polka (   )

Les spectateurs taient mus (  ; le spectateur  ; mu  , ). Une nourrice en eut m?me la larme ? l'Cil (   ; la nourrice  ; la larme  ). Un pompier pleurait ? chaudes larmes (   ; le pompier  ; pleurer ? chaudes larmes  ,  ).

Seuls, les gar?ons des derniers rangs (    ; seul  ; le dernier rang   ), se f?chaient et tapaient des pieds (   ; se f?cher  ; taper du pied   ):

 Assez de bcotages ( ; assez de  ; le bcotage  , ), vous n'?tes plus des petits ( ), continuez le spectacle ! ( !; le spectacle  , )

En entendant tout ce bruit (   ; le bruit  ), quelqu'un surgit de derri?re la sc?ne (-   ; surgir  , ), un homme si terrible ? voir (   ; terrible  ), qu'on pouvait ?tre glac d'effroi (     ; glacer  , ; l'effroi  ), rien qu'en le regardant (    ; rien que  , ; regarder  ).

Sa barbe paisse et mal peigne (   ; pais/paisse  ; mal peign   , ; la barbe  ), balayait le plancher (  ; balayer  , ; le plancher  ), ses yeux exorbits roulaient (  ; exorbit  ; rouler  ), son norme bouche claquait des dents (   ; norme  ; la bouche  ; claquer des dents   ), comme si ce n'tait pas un homme (    ), mais un crocodile ( ). Il tenait ? la main (   ; tenir  ), un fouet ? sept lani?res ( ; le fouet  , ; la lani?re  ,  ).

C'tait le propritaire du th?tre de marionnettes (    ; le propritaire  , ), docteur ?s sciences marionnettiques (  ; le docteur  ; la science  ; marionnettique  ), le signor Karabas Barrabas (  ).

 Ga-ga-ga, gou-gou-gou ! (--, --!) rugit-il ? l'adresse de Buratino (   ; rugir  , ).  Alors, c'est toi qui as emp?ch (   ; emp?cher  , ), la reprsentation de ma magnifique comdie ? (   ?; magnifique  )

Il empoigna Buratino (  ; empoigner  , ), le porta dans le dbarras du th?tre (   ; porter  ; le dbarras  , ), et le suspendit ? un clou (   ; suspendre  ; le clou  ). Revenu (; revenir  ), il mena?a les marionnettes (  ; menacer  ), de son fouet ? sept lani?res ( ), pour qu'elles continuent le spectacle (   ; continuer  ).

Les marionnettes achev?rent la comdie tant bien que mal ( -  ; achever  ; tant bien que mal  -), le rideau se ferma ( ; se fermer  ), les spectateurs s'en all?rent ( ; s'en aller  , ).

Le docteur ?s sciences marionnettiques (  ), le signor Karabas Barrabas (  ), alla dans la cuisine pour souper (   ; la cuisine  ; souper  ).

Ayant fourr le bas de sa barbe (   ; fourrer  ; le bas  ), dans sa poche ( ), pour qu'elle ne le g?n?t pas (  ; g?ner  , ), il s'assit devant le foyer (   ; s'asseoir  ; le foyer  ), o?, ? la broche (  ; la broche  ), r?tissaient un lapin entier et deux poulets (     ; r?tir  ; le lapin  ; entier  ; le poulet  ).

S'tant humect les doigts ( ; humecter  ; le doigt  ), il toucha le r?ti (  ; toucher  ; le r?ti  ), et celui-ci lui parut cru (    ; para?tre  ; cru  ).

Il y avait peu de bois dans le foyer (    ; le bois  , ). Alors il frappa trois fois dans ses mains (      ; frapper dans ses mains    ).

Arlequin et Pierrot accoururent (   ; accourir  ).

 Amenez-moi donc ce vaurien de Buratino (-    ; amener  , ; le vaurien  , ), dit le signor Karabas Barrabas (   ).  Il est fait de bois sec (    ; sec/s?che  ), je vais le jeter au feu (    ; jeter  ; le feu  ), et mon r?ti sera vite cuit (   ; cuit  , ).

Arlequin et Pierrot tomb?rent ? genoux (     ; tomber ? genoux    ), et suppli?rent d'pargner le malheureux Buratino (   ; supplier  ; pargner  ; malheureux  ).

 O? est mon fouet ? (   ?) cria Karabas Barrabas (  ).

Alors, tout en sanglotant ( , ; sangloter  ), ils all?rent au dbarras (  ), dcroch?rent Buratino du clou (   ; dcrocher    ), et le tra?n?rent dans la cuisine (   ; tra?ner  , ).

Pendant la reprsentation de la comdie, les marionnettes reconnaissent Buratino

Buratino s'assit au premier rang, et regardait avec enthousiasme le rideau baiss.

Sur le rideau taient peints de petits danseurs, des fillettes en masques noirs, des hommes barbus et terrifiants, coiffs de bonnets ? toiles, un soleil qui ressemblait ? une cr?pe avec un nez et des yeux, et d'autres images amusantes.

On frappa trois fois la cloche, et le rideau se leva.

Sur la petite sc?ne, ? droite et ? gauche, se dressaient des arbres en carton. Au-dessus d'eux, tait suspendue une lanterne en forme de lune, qui se refltait dans un petit morceau de miroir, o? nageaient deux cygnes en ouate, au bec dor.

De derri?re un arbre en carton, apparut un petit homme en longue chemise blanche aux longues manches.

Son visage tait poudr, d'une poudre blanche comme du dentifrice.

Il salua le tr?s honorable public et dit tristement :

 Bonjour, je m'appelle Pierrot Nous allons jouer maintenant devant vous une comdie intitule :  La Fille aux cheveux bleus, ou les Trente-trois claques sur la nuque . On va me battre avec un b?ton, me donner des gifles et des claques sur la nuque. C'est une comdie tr?s dr?le

De derri?re un autre arbre en carton, surgit un autre homme, tout quadrill, comme un chiquier.

Il salua le tr?s honorable public :

 Bonjour, je suis Arlequin !

Apr?s quoi, il se tourna vers Pierrot, et lui donna deux gifles, si sonores que de la poudre tomba de ses joues.

 Pourquoi tu pleurniches, imbcile ?

 Je suis triste parce que je veux me marier, rpondit Pierrot.

 Et pourquoi tu ne t'es pas mari ?

 Parce que ma fiance s'est enfuie de chez moi

 Ha-ha-ha, clata de rire Arlequin,  vous avez vu cet imbcile !..

Il saisit un b?ton et roua Pierrot de coups.

 Comment s'appelle ta fiance ?

 Et tu ne vas plus me battre ?

 Eh bien non, je n'ai fait que commencer.

 Dans ce cas, elle s'appelle Malvina, ou la fille aux cheveux bleus.

 Ha-ha-ha ! clata de nouveau Arlequin et donna ? Pierrot trois claques sur la nuque.  coutez, tr?s honorable public Est-ce que ?a existe, les filles aux cheveux bleus ?

Mais alors, en se tournant vers le public, il aper?ut soudain, sur le premier banc, un petit gar?on de bois avec une bouche jusqu'aux oreilles, un long nez, et un petit bonnet ? gland

 Regardez, c'est Buratino ! cria Arlequin, en le montrant du doigt.

 Buratino en vie ! hurla Pierrot, en agitant ses longues manches.

De derri?re les arbres en carton, surgit une foule de marionnettes : des fillettes en masques noirs, d'affreux barbus en bonnets, des chiens poilus avec des boutons en guise d'yeux, des bossus au nez en forme de concombre

Tous coururent vers les chandelles, disposes le long de la rampe, et, en plissant les yeux, se mirent ? jacasser :

 C'est Buratino ! C'est Buratino ! Viens chez nous, viens chez nous, joyeux petit coquin de Buratino !

Alors, du banc, il sauta sur la bo?te du souffleur, et de l?, sur la sc?ne.

Les marionnettes l'attrap?rent, se mirent ? l'embrasser, ? lui donner des baisers, ? le pincer Puis toutes les marionnettes chant?rent  La Polka des Oiseaux  :

L'oiseau dansait la polka

Sur la pelouse au petit matin.

Le nez ? gauche, la queue ? droite,

Voil? la polka de Barrabas.

Deux scarabes au tambour,

Le crapaud souffle dans la contrebasse.

Le nez ? gauche, la queue ? droite,

Voil? la polka de Barrabas.

L'oiseau dansait la polka,

Parce qu'il tait tout joyeux.

Le nez ? gauche, la queue ? droite,

Voil? comment tait la polka

Les spectateurs taient mus. Une nourrice en eut m?me la larme ? l'Cil. Un pompier pleurait ? chaudes larmes.

Seuls, les gar?ons des derniers rangs se f?chaient et tapaient des pieds :

 Assez de bcotages, vous n'?tes plus des petits, continuez le spectacle !

En entendant tout ce bruit, quelqu'un surgit de derri?re la sc?ne, un homme si terrible ? voir, qu'on pouvait ?tre glac d'effroi rien qu'en le regardant.

Sa barbe paisse et mal peigne balayait le plancher, ses yeux exorbits roulaient, son norme bouche claquait des dents, comme si ce n'tait pas un homme, mais un crocodile. Il tenait ? la main un fouet ? sept lani?res.

C'tait le propritaire du th?tre de marionnettes, docteur ?s sciences marionnettiques, le signor Karabas Barrabas.

 Ga-ga-ga, gou-gou-gou ! rugit-il ? l'adresse de Buratino.  Alors, c'est toi qui as emp?ch la reprsentation de ma magnifique comdie ?

Il empoigna Buratino, le porta dans le dbarras du th?tre et le suspendit ? un clou. Revenu, il mena?a les marionnettes de son fouet ? sept lani?res, pour qu'elles continuent le spectacle.

Les marionnettes achev?rent la comdie tant bien que mal, le rideau se ferma, les spectateurs s'en all?rent.

Le docteur ?s sciences marionnettiques, le signor Karabas Barrabas, alla dans la cuisine pour souper.

Ayant fourr le bas de sa barbe dans sa poche, pour qu'elle ne le g?n?t pas, il s'assit devant le foyer, o?, ? la broche, r?tissaient un lapin entier et deux poulets.

S'tant humect les doigts, il toucha le r?ti, et celui-ci lui parut cru.

Il y avait peu de bois dans le foyer. Alors il frappa trois fois dans ses mains.

Arlequin et Pierrot accoururent.

 Amenez-moi donc ce vaurien de Buratino, dit le signor Karabas Barrabas.  Il est fait de bois sec, je vais le jeter au feu, et mon r?ti sera vite cuit.

Arlequin et Pierrot tomb?rent ? genoux, et suppli?rent d'pargner le malheureux Buratino.

 O? est mon fouet ? cria Karabas Barrabas.

Alors, tout en sanglotant, ils all?rent au dbarras, dcroch?rent Buratino du clou, et le tra?n?rent dans la cuisine.




8


Le signor Karabas Barrabas, au lieu de br?ler Buratino, lui donne cinq pi?ces d'or et le renvoie chez lui

    ,   ,        

Quand les marionnettes eurent tra?n Buratino (   ; tra?ner  , ), et l'eurent jet par terre (   ; jeter  ; par terre   ), pr?s de la grille du foyer (  ; la grille  ; le foyer  ), le signor Karabas Barrabas (  ), en reniflant terriblement du nez (  ; renifler  ,  ; le nez  ), remuait les charbons avec le tisonnier (  ; remuer  , ; le charbon  ; le tisonnier  ).

Soudain, ses yeux s'inject?rent de sang (    ; soudain  ; s'injecter de sang   ; l'Cil/les yeux  /; le sang  ), son nez, puis tout son visage (,   ; le visage  ), se couvrirent de rides transversales (  ; se couvrir  ; la ride  ; transversal  ). Sans doute ( ), un petit morceau de charbon ( ; le morceau  ), lui tait entr dans la narine (   ; entrer dans   ; la narine  ).

 Aaap aaap aaap (  ) se mit ? hurler Karabas Barrabas (  ; hurler  , ), en roulant des yeux ( ; rouler des yeux   ),  aaap-tchi !.. (-!..)

Et il ternua si fort (   ; ternuer  ; fort  ), que la cendre monta en colonne dans le foyer (     ; la cendre  ; monter  ; la colonne  , ).

Quand le docteur ?s sciences marionnettiques (   ; le docteur  ; la science  ; marionnettique  ), se mettait ? ternuer ( ; se mettre ?  ), il ne pouvait plus s'arr?ter (    ; s'arr?ter  ), et ternuait cinquante, et parfois cent fois de suite (  ,      ; parfois  ; de suite  ).

Ces ternuements extraordinaires (   ; l'ternuement  ; extraordinaire  ), l'affaiblissaient et le rendaient plus gentil (    ; affaiblir  ; rendre  , ; gentil  , ).

Pierrot souffla en cachette ? Buratino (   ; souffler  ; en cachette  , ):

 Essaie de lui parler entre deux ternuements (     ; essayer de  ; parler  ; entre  )

 Aaap-tchi ! Aaap-tchi ! (-! -!) Karabas Barrabas aspirait l'air (   ; aspirer  , ; l'air  ), de sa bouche grande ouverte ( ; la bouche  ; grand ouvert   ), et ternuait avec fracas (   ; le fracas  , ), en secouant la t?te ( ; secouer  ; la t?te  ), et en tapant des pieds (  ; taper du pied   ).

Dans la cuisine, tout tremblait (   ; la cuisine  ; trembler  , ), les vitres vibraient ( ; la vitre   ; vibrer  , ), les po?les et les casseroles (  ; la po?le  ; la casserole  ), se balan?aient sur leurs clous (  ; se balancer  ; le clou  ).

Entre ces ternuements (  ), Buratino se mit ? gmir (   //; gmir  , ), d'une petite voix plaintive (  ; la voix  ; plaintif  ):

 Pauvre de moi, malheureux que je suis ( , ; pauvre  ; malheureux  ), personne n'a piti de moi ! (-   !; avoir piti de   -)

 Cesse de brailler ! ( !; cesser de  ; brailler  , ) cria Karabas Barrabas (  ).  Tu me dranges Aaap-tchi ! (   -!; dranger  , )

 ? vos souhaits, signor ( , ; ? vos souhaits    / /), sanglota Buratino ( ; sangloter  , ).

 Merci Et alors, tes parents sont vivants ? (       ?; les parents  ; vivant  ) Aaap-tchi !

 Je n'ai jamais, jamais eu de maman, signor (  ,    , ; jamais  ; la maman  ). Ah, que je suis malheureux ! (,  !) Et Buratino se mit ? crier si fort (     / /; crier  ), que Karabas Barrabas (   ), sentit des picotements dans les oreilles (   ; le picotement  ; l'oreille  ), comme avec une aiguille ( ; l'aiguille  , ).

Il tapa des semelles (  ; la semelle  ).

 Cesse de couiner, je te dis !.. ( ,  !..; couiner  , ) Aaap-tchi ! Et alors, ton p?re est vivant ? (      ?; le p?re  )

 Mon pauvre p?re est encore vivant, signor (    , ).

 J'imagine ce que ton p?re va ressentir (,     ; imaginer  ; ressentir  , ), quand il saura (  ; savoir  , ), que je t'ai fait r?tir avec un lapin et deux poulets (        ; r?tir  ; le lapin  ; le poulet  ) Aaap-tchi !

 Mon pauvre p?re (  ), mourra de toute fa?on bient?t (   ; mourir  ; de toute fa?on   ; bient?t  ), de faim et de froid (   ; la faim  ; le froid  ). Je suis son unique soutien (   ; unique  ; le soutien  ), dans sa vieillesse ( ; la vieillesse  ). Ayez piti, laissez-moi partir, signor (,  , ; avoir piti  ; laisser partir  ).

 Dix mille diables ! (  !; le diable  , ) hurla Karabas Barrabas (  ; hurler  ).  Il ne peut pas ?tre question de piti (        ; il ne peut pas ?tre question de       ). Le lapin et les poulets doivent ?tre r?tis (     ). Grimpe dans le foyer (  ; grimper  , ).

 Signor, je ne peux pas le faire (,     ; faire  ).

 Pourquoi ? (?) demanda Karabas Barrabas (  ), uniquement pour que Buratino continue ? parler (  ,    ; uniquement  ; continuer ?  ), au lieu de lui couiner dans les oreilles (    ; au lieu de    ).

 Signor, j'ai dj? essay une fois (,    ; essayer  ; une fois  ), de fourrer mon nez dans le foyer (   ; fourrer  ; le nez  ), et j'ai seulement fait un trou dedans (   ; le trou  ; dedans  ).

 Quelle absurdit ! (  !; l'absurdit  , ) s'tonna Karabas Barrabas (  ; s'tonner  ).  Comment as-tu pu (  ; pouvoir  ), faire un trou dans le foyer avec ton nez ? (o    ?; faire un trou  )

 Parce que, signor (, ), le foyer, et la marmite au-dessus du feu (     ; la marmite  ; au-dessus de  ; le feu  ), taient peints sur un morceau de vieille toile (     ; peindre   ; le morceau  ; la toile  ).

 Aaap-tchi ! (-!) ternua Karabas Barrabas (  ), avec un tel bruit (  ; le bruit  ), que Pierrot vola ? gauche (   ; voler  ), Arlequin ? droite (  ), et Buratino se mit ? tourbillonner comme une toupie (   ; tourbillonner  ; la toupie  , ).

 O? as-tu vu le foyer, le feu et la marmite (   ,  ,  ), peints sur un morceau de toile ? (   ?)

 Dans le rduit de mon papa Carlo (    ; le rduit  ).

 Ton p?re, c'est Carlo ! (   !) Karabas Barrabas bondit de sa chaise (  ; bondir  ), agita les bras ( ; agiter  ), sa barbe s'parpilla (  ; s'parpiller  , ).  Alors, c'est donc dans le rduit du vieux Carlo (, ,     ), que se trouve la cachette secr?te ( ; se trouver  ; la cachette  ; secr?te  )

Mais l?, Karabas Barrabas (   ), ne voulant visiblement pas (  ; visiblement  , ), laisser chapper un secret (  - ; laisser chapper  , ; le secret  , ), se boucha la bouche de ses deux poings (    ; se boucher   ; le poing  ). Et resta assis ainsi un bon moment (    ; rester assis  ; un bon moment   ), en regardant de ses yeux exorbits (  ; exorbit  ), le feu qui s'teignait (  ; s'teindre  ).

 Bon (), dit-il enfin (  ), je souperai d'un lapin pas assez cuit (   ; souper  ; pas assez cuit   ), et de poulets crus (  ; cru  ). Je te fais cadeau de la vie, Buratino (   ; faire cadeau de  ; la vie  ). Et ce n'est pas tout ( ; et ce n'est pas tout      )

Il plongea la main sous sa barbe (   ; plonger  , ; la barbe  ), dans la poche de son gilet (  ; la poche  ; le gilet  ), en sortit cinq pi?ces d'or (   ; sortir  ; la pi?ce d'or   ), et les tendit ? Buratino (   ; tendre  ):

 Et ce n'est pas tout ( ) Prends cet argent et apporte-le ? Carlo (      ; l'argent  ; apporter  , ). Salue-le de ma part (  ; saluer  , ; de ma part   ), et dis-lui que je le prie ( ,    ; prier  ), de ne mourir en aucun cas (     ; en aucun cas     ), de faim et de froid (   ), et surtout, le plus important (  ; surtout  ), de ne pas quitter son rduit (    ; quitter  ), o? se trouve le foyer (  ), peint sur un morceau de vieille toile (    ). Va, dors bien (, ; dormir  ), et demain matin (  ; demain matin   ), cours chez toi ( ; courir  ; chez toi    ).

Buratino mit les cinq pi?ces d'or dans sa poche (      ; mettre  ), et rpondit en s'inclinant poliment (    ; s'incliner  ; poliment  ):

 Je vous remercie, signor ( , ). Vous ne pouviez pas confier votre argent (    ; confier  ), en de meilleures mains (   ; meilleur  ,  )

Arlequin et Pierrot emmen?rent Buratino (    ; emmener  , ), dans le dortoir des marionnettes (  ; le dortoir   //), o? les marionnettes ( ), se remirent ? l'embrasser (  ; se remettre ?   ; embrasser  , ), ? le couvrir de baisers (; couvrir de baisers   ), ? le bousculer (; bousculer  ), ? le pincer (; pincer  ), et de nouveau ? l'embrasser (  ), ce Buratino ( ), qui avait si inexplicablement chapp (  ; inexplicablement  ; chapper ?  ), ? une mort affreuse dans le foyer (   ; la mort  ; affreux  ).

Il disait en chuchotant aux marionnettes (   ; chuchoter  ):

 Il y a un secret l?-dessous ( - ; le secret  ; l?-dessous  ,  ).

Le signor Karabas Barrabas, au lieu de br?ler Buratino, lui donne cinq pi?ces d'or et le renvoie chez lui

Quand les marionnettes eurent tra?n Buratino, et l'eurent jet par terre pr?s de la grille du foyer, le signor Karabas Barrabas, en reniflant terriblement du nez, remuait les charbons avec le tisonnier.

Soudain, ses yeux s'inject?rent de sang, son nez, puis tout son visage, se couvrirent de rides transversales. Sans doute, un petit morceau de charbon lui tait entr dans la narine.

 Aaap aaap aaap se mit ? hurler Karabas Barrabas, en roulant des yeux,  aaap-tchi !..

Et il ternua si fort que la cendre monta en colonne dans le foyer.

Quand le docteur ?s sciences marionnettiques se mettait ? ternuer, il ne pouvait plus s'arr?ter et ternuait cinquante, et parfois cent fois de suite.

Ces ternuements extraordinaires l'affaiblissaient et le rendaient plus gentil.

Pierrot souffla en cachette ? Buratino :

 Essaie de lui parler entre deux ternuements

 Aaap-tchi ! Aaap-tchi ! Karabas Barrabas aspirait l'air de sa bouche grande ouverte, et ternuait avec fracas, en secouant la t?te et en tapant des pieds.

Dans la cuisine, tout tremblait, les vitres vibraient, les po?les et les casseroles se balan?aient sur leurs clous.

Entre ces ternuements, Buratino se mit ? gmir d'une petite voix plaintive :

 Pauvre de moi, malheureux que je suis, personne n'a piti de moi !

 Cesse de brailler ! cria Karabas Barrabas.  Tu me dranges Aaap-tchi !

 ? vos souhaits, signor, sanglota Buratino.

 Merci Et alors, tes parents sont vivants ? Aaap-tchi !

 Je n'ai jamais, jamais eu de maman, signor. Ah, que je suis malheureux ! Et Buratino se mit ? crier si fort que Karabas Barrabas sentit des picotements dans les oreilles, comme avec une aiguille.

Il tapa des semelles.

 Cesse de couiner, je te dis !.. Aaap-tchi ! Et alors, ton p?re est vivant ?

 Mon pauvre p?re est encore vivant, signor.

 J'imagine ce que ton p?re va ressentir quand il saura que je t'ai fait r?tir avec un lapin et deux poulets Aaap-tchi !

 Mon pauvre p?re mourra de toute fa?on bient?t de faim et de froid. Je suis son unique soutien dans sa vieillesse. Ayez piti, laissez-moi partir, signor.

 Dix mille diables ! hurla Karabas Barrabas.  Il ne peut pas ?tre question de piti. Le lapin et les poulets doivent ?tre r?tis. Grimpe dans le foyer.

 Signor, je ne peux pas le faire.

 Pourquoi ? demanda Karabas Barrabas, uniquement pour que Buratino continue ? parler, au lieu de lui couiner dans les oreilles.

 Signor, j'ai dj? essay une fois de fourrer mon nez dans le foyer, et j'ai seulement fait un trou dedans.

 Quelle absurdit ! s'tonna Karabas Barrabas.  Comment as-tu pu faire un trou dans le foyer avec ton nez ?

 Parce que, signor, le foyer, et la marmite au-dessus du feu, taient peints sur un morceau de vieille toile.

 Aaap-tchi ! ternua Karabas Barrabas avec un tel bruit que Pierrot vola ? gauche, Arlequin ? droite, et Buratino se mit ? tourbillonner comme une toupie.

 O? as-tu vu le foyer, et le feu, et la marmite peints sur un morceau de toile ?

 Dans le rduit de mon papa Carlo.

 Ton p?re, c'est Carlo ! Karabas Barrabas bondit de sa chaise, agita les bras, sa barbe s'parpilla.  Alors, c'est donc dans le rduit du vieux Carlo que se trouve la cachette secr?te

Mais l?, Karabas Barrabas, ne voulant visiblement pas laisser chapper un secret, se boucha la bouche de ses deux poings. Et resta assis ainsi un bon moment, en regardant de ses yeux exorbits le feu qui s'teignait.

 Bon, dit-il enfin, je souperai d'un lapin pas assez cuit et de poulets crus. Je te fais cadeau de la vie, Buratino. Et ce n'est pas tout

Il plongea la main sous sa barbe, dans la poche de son gilet, en sortit cinq pi?ces d'or, et les tendit ? Buratino :

 Et ce n'est pas tout Prends cet argent et apporte-le ? Carlo. Salue-le de ma part et dis-lui que je le prie de ne mourir en aucun cas de faim et de froid, et surtout, le plus important, de ne pas quitter son rduit, o? se trouve le foyer peint sur un morceau de vieille toile. Va, dors bien, et demain matin, cours chez toi.

Buratino mit les cinq pi?ces d'or dans sa poche et rpondit en s'inclinant poliment :

 Je vous remercie, signor. Vous ne pouviez pas confier votre argent en de meilleures mains

Arlequin et Pierrot emmen?rent Buratino dans le dortoir des marionnettes, o? les marionnettes se remirent ? l'embrasser, ? le couvrir de baisers, ? le bousculer, ? le pincer, et de nouveau ? l'embrasser, ce Buratino qui avait si inexplicablement chapp ? une mort affreuse dans le foyer.

Il disait en chuchotant aux marionnettes :

 Il y a un secret l?-dessous.




9


Sur le chemin du retour, Buratino rencontre deux mendiants  le chat Basilio et la renarde Alissa

            

T?t le matin ( ; t?t  ; le matin  ), Buratino recompta l'argent (  ; recompter  ; l'argent  ),  il y avait autant de pi?ces d'or (   ; autant de   ; la pi?ce d'or   ), que de doigts ? la main (   ; le doigt  ; la main  ),  cinq ().

En serrant les pi?ces d'or dans son poing (   ; serrer  ; le poing  ), il courut chez lui en sautillant (   ; courir  ; sautiller  ), et fredonnait ( ; fredonner  ):

 Je vais acheter ? papa Carlo une veste neuve (    ; acheter  ; la veste  ; neuf/neuve  ), je vais acheter plein de petits triangles au pavot (   ; plein de  , ; le triangle  ; le pavot  ), et des sucettes en forme de coq sur des b?tonnets (   ; la sucette  ; le coq  ; le b?tonnet  ).

Quand le baraquement du th?tre de marionnettes (   ; le baraquement  ), et ses drapeaux flottants (  ; le drapeau  ; flottant  ), disparurent ? ses yeux (  ; dispara?tre  , ; l'Cil/les yeux  /), il aper?ut deux mendiants (   ; apercevoir  ; le mendiant  ), qui cheminaient tristement ( ; cheminer  , ; tristement  , ), sur la route poussireuse (  ; la route  ; poussireux  ): la renarde Alissa ( ; la renarde  ), qui boitait sur trois pattes (   ; boiter  , ; la patte  ), et le chat aveugle Basilio (   ; le chat  ; aveugle  ).

Ce n'tait pas le m?me chat (    ; le m?me    ), que Buratino avait rencontr la veille dans la rue (     ; rencontrer  ; la veille  , ), mais un autre ( ),  lui aussi nomm Basilio (   ; nommer  ), et lui aussi ray (  ; ray  ). Buratino voulut passer son chemin (   ; passer son chemin    ), mais la renarde Alissa lui dit d'une voix doucereuse (     ; doucereux  , ; la voix  ):

 Bonjour, gentil petit Buratino ! (,  !; gentil  , ) O? cours-tu si vite ? (  ?; courir  ; vite  )

 ? la maison, chez papa Carlo (,   ).

La renarde soupira encore plus doucereusement (   ; soupirer  ):

 Je ne sais pas si tu trouveras encore en vie (  ,     ; en vie   ), le pauvre Carlo ( ), il va vraiment tr?s mal (  ; aller mal    ), ? cause de la faim et du froid (   ; la faim  ; le froid  )

 Tu as vu ?a, toi ? (   ?) Buratino desserra son poing (  ; desserrer  ), et montra les cinq pi?ces d'or (   ; montrer  ).

En voyant l'argent ( ; voir  ), la renarde tendit involontairement la patte vers lui (     ; tendre  ; involontairement  ; la patte  ), et le chat soudain (  ; soudain  ), ouvrit tout grands ses yeux aveugles (   ; ouvrir  ; grand  ), et ils tincel?rent (  ; tinceler  ), comme deux lanternes vertes (   ; la lanterne  ; vert  ).

Mais Buratino ne remarqua rien de tout cela (     ; remarquer  ; rien  ).

 Gentil, mignon petit Buratino (,  ; mignon  , ), qu'est-ce que tu vas faire avec cet argent ? (       ?; faire  )

 Je vais acheter une veste pour papa Carlo (    ) Je vais acheter un abcdaire neuf (  ; l'abcdaire  )

 Un abcdaire, oh, oh ! (, , !) dit la renarde Alissa, en hochant la t?te (  ,  ; hocher la t?te   ).  Les tudes ne te m?neront ? rien de bon (      ; les tudes  , ; mener ?   ; rien de bon   ) Moi, j'ai tudi, tudi (  , ; tudier  ), et  regarde  je marche sur trois pattes (       ; marcher  ).

 Un abcdaire ! (!) grommela le chat Basilio (  ; grommeler  ), en soufflant avec col?re dans ses moustaches (    ; souffler  , ; la col?re  , ; la moustache  ).  C'est ? cause de ces maudites tudes (   ; maudit  ), que j'ai perdu la vue (    / /; perdre la vue   )

Sur une branche s?che (  ; la branche  ; sec/s?che  ), pr?s de la route ( ), tait perch un vieux corbeau (  ; perch   / /; le corbeau  , ). Il couta, couta (, ; couter  ), puis croassa ( ; croasser  ):

 Ils mentent, ils mentent !.. (, !; mentir  , )

Aussit?t, le chat Basilio bondit tr?s haut (     ; aussit?t   ; bondir  , ), d'un coup de patte fit tomber le corbeau de la branche (    ; le coup de patte   ; faire tomber  ), et lui arracha la moiti de la queue (  ; arracher  ; la moiti  ; la queue  ),  le corbeau eut ? peine le temps de s'envoler (  ; ? peine  ; s'envoler  ). Et de nouveau, il fit semblant d'?tre aveugle (  ,   ; faire semblant  ).

 Pourquoi vous lui avez fait ?a, chat Basilio ? (    ,  ?) demanda Buratino, tonn (  ; tonn  ).

 Mes yeux sont aveugles (- ; aveugle  ), rpondit le chat ( ),  il m'a sembl que c'tait un petit chien (   ; sembler  ; le chien  ), sur l'arbre ( ; l'arbre  ) Ils repartirent tous les trois (  ; repartir   ; tous les trois  ), sur la route poussireuse (  ). La renarde dit ( ):

 Sage et raisonnable petit Buratino (,  ; sage  , ; raisonnable  ), aimerais-tu avoir dix fois plus d'argent ? (  ,         ?; aimerais-tu    ; dix fois    )

 Bien s?r que je veux ! (, !; bien s?r  ) Et comment ?a se fait ? (   ?; se faire  )

 Rien de plus simple ( ; rien de plus simple    ). Viens avec nous (  ).

 O? ?a ? (?)

 Au Pays des Imbciles (  ; le pays  ; l'imbcile  ).

Buratino rflchit un peu (  ; rflchir  ).

 Non, je crois que je vais rentrer tout de suite ? la maison (,  , ,   ; rentrer   ; tout de suite   ).

 Comme tu voudras, nous ne te tirons pas par la corde (,      ; comme tu voudras   ; tirer par la corde    ), dit la renarde ( ),  tant pis pour toi (   ; tant pis   ).

 Tant pis pour toi (   ), grommela le chat ( ).

 Tu es ton propre ennemi (   ; l'ennemi  ; propre  ), dit la renarde.

 Tu es ton propre ennemi (   ), grommela le chat.

 Sans ?a, tes cinq pi?ces d'or (     ; sans ?a   , ), se seraient transformes en un tas d'argent (   ; se transformer  ; le tas  )

Buratino s'arr?ta, ouvrit la bouche ( ,  ; s'arr?ter  ; ouvrir la bouche   )

 Tu mens ! (!)

La renarde s'assit sur sa queue, se lcha les babines (   , ; s'asseoir  ; se lcher les babines  ):

 Je vais t'expliquer tout de suite (   ). Au Pays des Imbciles (  ), il y a un champ magique (  ; le champ  ; magique  ),  on l'appelle le Champ des Miracles (  ; le miracle  ) Sur ce champ (  ), creuse un petit trou ( ; creuser  ; le trou  , ), dis trois fois (  ):  Crex, fex, pex  (, , ), mets une pi?ce d'or dans le trou (   ; mettre  ), recouvre de terre ( ; recouvrir  , ; la terre  ), saupoudre de sel par-dessus (  ; saupoudrer  ; le sel  ; par-dessus  ), arrose bien ( ; arroser  ), et va dormir (  ; dormir  ). Au matin (; le matin  ), du petit trou poussera un petit arbre (    ; pousser  ; l'arbre  ), et dessus, au lieu de feuilles (   ; au lieu de  ; la feuille  ), pendront des pi?ces d'or (   ; pendre  ). Compris ? (?; comprendre  )

Buratino en sursauta (  ; sursauter  , ):

 Tu mens ! (!)

 Allons-y, Basilio (, ), dit la renarde, en tordant le nez, vexe (  ,  ; tordre  , ; le nez  ; vex  ),  on ne nous croit pas  et bien tant pis (      ; croire  )




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