Se prparer ? une vie quon napprend pas ? lcole
Uliana Sunny


Un livre destin aux jeunes filles et aux femmes qui veulent se comprendre, comprendre les autres et comprendre la vie avant quelle ne commence ? prsenter ses le?ons les plus difficiles.

Lorsque je me suis installe dans la capitale, j'avais une seule petite valise contenant des v?tements bon march et l'inbranlable certitude qu'en travaillant dur, la vie serait juste.

Je me trompais.La plus grande ironie tait qu'en tant devenue enseignante et titulaire d'un master de mathmatiques, j'tais parfaitement capable d'expliquer aux autres comment trouver des solutions correctes.

Je pensais que si j'tais suffisamment intelligente, gentille, patiente et applique, la vie me rcompenserait s?rement.

Mais la vie s'est rvle bien plus complique.

Au lieu de cela, j'ai obtenu:

un travail o? l'on m'utilisait sans m'apprcier ? ma juste valeur

des relations termines o? j'avais t bien pratique, pour ensuite en souffrir

un pr?t immobilier sur quinze ans et un crdit pour une entreprise..





Uliana Sunny

Se prparer ? une vie quon napprend pas ? lcole



Se prparer ? une vie quon napprend pas ? lcole

Un livre destin aux jeunes filles et aux femmes qui veulent se comprendre, comprendre les autres et comprendre la vie avant quelle ne commence ? prsenter ses le?ons les plus difficiles.



Contents

La naissance de ce livre

Module 1. LA SCIENCE DES GENS

Chapitre 1. Le triangle dramatique de Karpman. Comment comprendre votre r?le le plus caractristique ?

Chapitre 2. Les types de personnes : qui est rellement en face de vous ?

Chapitre 3. La capacit non seulement d'entendre, mais d'couter, la comptence la plus importante dans la vie

Chapitre 4. Il est temps d'en savoir plus sur les hommes : une classification compl?te. Avec qui se lier d'amiti, avec qui sortir et qui fuir

Chapitre 5. Avant le mariage : le temps qui dcide de tout

Chapitre 6. Initiative et quilibre : qui doit appeler en premier ? Qui paie ?

Module 3. LIMITES. ESTIME DE SOI. INDPENDANCE

Chapitre 7. Que sont les limites personnelles ? Vos r?gles personnelles

Chapitre 8. Comment dire  non  et ne pas culpabiliser

Chapitre 9. J'ai l'impression qu'on me trompe dans ma vie, mes relations, mon travail, mais je n'arrive pas ? exprimer pourquoi

Chapitre 10. Manipulation et gaslighting : comment les reconna?tre et s'en protger

Chapitre 11. Dvelopper l'estime de soi

Chapitre 12. Autonomie, adaptabilit et pas en avant vers votre r?ve

Module 4. L'DUCATION FINANCI?RE

Chapitre 13. L'ducation financi?re pour les femmes : comment atteindre la vritable libert

Chapitre 14. Pourquoi ne nous a-t-on rien appris sur l'argent, et ? qui cela profite-t-il ?

Chapitre 15. Un filet de scurit pour les femmes : comment ne pas dpendre des circonstances ou d'un homme, m?me si votre salaire est modeste

Chapitre 16. Emprunts, dettes : comment viter de s'endetter et que faire si vous y ?tes dj?

Module 5. CARRI?RE ET VIE

Chapitre 17. Pourquoi les bonnes notes ne garantissent pas une belle vie

Chapitre 18. Le rseautage honn?te : comment crer des liens utiles quand on est introvertie

Chapitre 19. Quitter le domicile de ses parents : comment surmonter la priode de solitude et commencer ? prendre ses responsabilits

Chapitre 21. N'ayez pas peur de faire des erreurs : comment les erreurs vous rendent authentique

Chapitre 22. Prendre soin de son corps et de son temps : ne vous laissez pas grossir et scroller les rseaux sociaux pendant des heures



? qui s'adresse ce livre :

Aux jeunes femmes de 17 ? 25 ans qui :

Connaissent les r?gles de la langue mais peinent ? exprimer leurs dsirs et leurs limites.

Rsolvent des probl?mes de mathmatiques mais ne savent pas comment grer leur propre argent.

Savent rdiger des dissertations mais n'ont pas appris ? exprimer leur opinion avec assurance dans la vraie vie.

Rep?rent les fautes dans un texte mais ne remarquent pas toujours la manipulation dans la communication.

Savent ce qui est  juste  selon les manuels scolaires mais ignorent comment faire ce qui est juste pour elles-m?mes.

Re?oivent des notes pour leurs connaissances mais manquent des comptences vritablement ncessaires dans la vie d'adulte.

J'ai crit ce livre parce que derri?re la question  comment faire ce qui est juste ?  se cache souvent le dsir de cesser de faire des erreurs dans les choses les plus importantes.

Vous trouverez devant vous des prises de conscience nes de mon exprience vcue (avoir touch le fond et la renaissance qui a suivi), de la logique (gr?ce ? un esprit mathmatique qui aide ? structurer le chaos), de la sagesse spirituelle (par le travail avec l'nergie et l'intuition) et d'ides puises dans des livres qui m'ont autrefois aide ? me prserver et qui pourront vous aider vous aussi.




La naissance de ce livre


Lorsque je me suis installe dans la capitale, j'avais une seule petite valise contenant des v?tements bon march et l'inbranlable certitude qu'en travaillant dur, la vie serait juste.

Je me trompais.

Apr?s l'cole, je savais rsoudre des logarithmes, mais j'tais incapable de dire  non  ou  c'est ma limite . Je connaissais le thor?me de Pythagore, mais je ne savais pas protger mes limites. Je calculais des pourcentages dans des probl?mes, mais je ne savais pas grer mon argent pour l'emp?cher de me glisser entre les doigts. Je savais tablir une formule, mais j'ignorais comment m'extraire d'une relation toxique.

La plus grande ironie tait qu'en tant devenue enseignante et titulaire d'un master de mathmatiques, j'tais parfaitement capable d'expliquer aux autres comment trouver des solutions correctes. J'enseignais ? des coliers et ? des tudiants, je les aidais ? comprendre des probl?mes complexes, mais pendant des annes, j'ai tent de rsoudre la vie avec la m?me formule.

Je pensais que si j'tais suffisamment intelligente, gentille, patiente et applique, la vie me rcompenserait s?rement. Que les gens biens obtiennent de bons rsultats. Que l'effort finit toujours par payer et que la justice finit par prvaloir.

Mais la vie s'est rvle bien plus complique.

Au lieu de cela, j'ai obtenu :

? 

un travail o? l'on m'utilisait sans m'apprcier ? ma juste valeur ;

? 

des relations termines o? j'avais t  bien pratique , pour ensuite  en souffrir  ;

? 

un pr?t immobilier sur quinze ans et un crdit pour une entreprise en faillite, o? les intr?ts grimpaient plus vite que mon salaire ;

? 

aucun proche de ma famille dans les environs et pas de bons amis ;

? 

une absence totale de comprhension quant ? la mani?re de comprendre les gens (surtout les hommes), de devenir stable financi?rement, de commencer une relation avec un homme, et bien d'autres questions concernant les relations humaines ;

? 

le sentiment que je faisais tout comme il faut, mais que le rsultat ne correspondait absolument pas ? ce vers quoi je tendais.

Avec le temps, j'ai compris quelque chose de totalement diffrent : les difficults de la vie m'ont toujours aide ? aller de l'avant. Elles n'taient pas mauvaises pour moi. Au contraire, elles m'ont oblige ? chercher l'tape suivante, ? prendre des dcisions et ? poursuivre le chemin, m?me lorsqu'il n'y avait pas d'issue claire en vue.

Je ne pouvais pas annuler ce qui m'arrivait, mais je pouvais choisir ce que j'allais faire ensuite. Peu ? peu, j'ai commenc ? sentir que les difficults taient mon moteur, et absolument pas une punition. Sans elles et sans mon lan pour trouver des solutions, je serais peut-?tre reste bloque sur place.

Mes parents n'taient pas des gens aiss. Bien au contraire, notre famille peinait ? faire face ne serait-ce qu'aux besoins lmentaires du foyer. Les difficults m'ont donc accompagne d?s l'enfance. Pendant longtemps, elles sont survenues si souvent que je me suis littralement habitue ? vivre dans un tat d'angoisse et de stress constant. C'tait devenu ma norme, mon tat mental et moral habituel. C'est effrayant, mais c'tait ainsi.

Il me fallait tout surmonter par moi-m?me, rapidement, ? la limite de mes forces, souvent sans le droit ? l'erreur. Bien s?r, ce mode de vie a affect ma sant et mon psychisme. Mais c'est prcisment cela qui m'a amene ? une tude profonde de moi-m?me, des gens et de la vie elle-m?me.

Aujourd'hui, je peux le dire : c'est la capacit ? poursuivre le chemin apr?s chaque chute qui m'a mene vers une issue heureuse. Cette disposition ? agir apr?s chaque obstacle a peu ? peu transform ma vie.

Et pourtant, c'est alors qu'une autre partie de mon histoire a commenc. J'ai commenc ? accumuler des connaissances tires des livres, de mon exprience pineuse et de conversations avec des personnes compl?tement diffrentes, hommes et femmes, et ? agir dans le cadre des circonstances qui taient les miennes. Les tudes, le travail, les erreurs et le retour ? ce que j'avais commenc ont peu ? peu ouvert de nouvelles perspectives. L'aide de mes proches comptait pour moi, mais l'tape suivante, la dcision et la responsabilit de ma propre vie demeuraient toujours miennes.

C'est ainsi que j'ai acquis cette conviction : un vritable soutien ne na?t pas des ressources matrielles d'une autre personne. Il appara?t lorsque vous voyez vous-m?me les options, que vous prenez des dcisions et que vous continuez votre chemin.

J'ai pris conscience pour la premi?re fois que pendant des annes, ? l'cole, au coll?ge et ? l'universit, on nous apprend ? rsoudre les probl?mes des autres, mais qu'on ne nous apprend presque jamais ? rsoudre notre propre vie. Nous quittons ces institutions totalement  incapables  de dire  non , de reconna?tre la manipulation, de manier l'argent, de nous choisir nous-m?mes ou de quitter des situations o? l'on nous pousse constamment ? douter de notre propre valeur.

Et ce sont peut-?tre prcisment ces prises de conscience auxquelles il aurait fallu accorder bien plus de temps qu'? une ni?me formule tire d'un manuel scolaire.

Un jour, j'tais assise dans mon premier appartement lou dans la capitale, je regardais YouTube et j'ai vu une vido particuli?rement mmorable dans laquelle un psychologue expliquait ? quel point le savoir scolaire ne suffit pas aux jeunes hommes et aux jeunes femmes. Apr?s l'cole, beaucoup en sortent compl?tement dmunis face ? la vraie vie. J'y ai pens pendant longtemps et j'ai transpos cette situation ? mon propre cas. En effet, c'est vrai. Je me suis surprise ? penser : Intelligente. duque. Dmunie face ? la vie. J'avais grandi dans une famille o? mes parents travaillaient toute la journe et ne se consacraient pas ? moi. Dehors, je ne voyais que l'cole, qui n'enseignait pas l'essentiel. C'est alors qu'une vrit simple mais tr?s dplaisante a fini par m'appara?tre : on peut possder beaucoup de connaissances sans que la vie n'en devienne plus facile pour autant.

J'ai ouvert mon carnet, regard les pages couvertes de formules et crit :  Les formules existent. Mais la vie dsire n'existe pas.  J'avais besoin de connaissances totalement diffrentes. De celles que personne, pour une raison ou une autre, n'enseignait.

En vivant et en commettant des erreurs dues ? un manque total de comprhension de la vie, j'ai vu que la vritable russite n'est pas seulement faite d'argent et de statut social, ce vers quoi j'avais tendu.

J'cris ce livre pour les jeunes femmes qui veulent en savoir plus sur la vie qu'elles m?neront une fois adultes. Je l'cris pour qu'elles ne parcourent pas ce chemin seules, sans prparation et sans connaissances. Pas seulement sur les mathmatiques et les autres sciences enseignes ? l'cole, au coll?ge et ? l'universit, mais sur la vie elle-m?me. Sur la fa?on dont le monde est structur, sans lunettes roses ni licornes. Et surtout : ? quoi se prparer et que faire ?

Il semble que la plupart des jeunes femmes comprennent tout sans avoir ? lire un tel livre. Mais, par exemple, personne ne m'a expliqu ? 17 ou 18 ans qu'une  fille bien  peut, dans la vraie vie, devenir bien pratique pour les autres si elle ne poss?de pas ses propres limites. Que la diligence sans stratgie vous m?ne parfois l? o? vous ne voulez pas aller. Personne ne m'a appris qu'on peut ?tre amie avec l'argent, et non le craindre. Qu'un pr?t immobilier ou un emprunt exige un calcul lucide. Que les conomies apportent la libert. Personne ne m'a montr comment choisir un homme plut?t que d'accepter simplement le premier qui le demande. Comment ?tre amie sans se perdre soi-m?me. Comment communiquer sans se perdre soi-m?me, et ainsi de suite.

Comment en suis-je arrive l?, outre mes connaissances issues de l'cole et de l'universit (amiti, science, paix, chewing-gum) et mon intuition ?

En lisant des livres. Un livre est le moyen le plus conomique d'acheter l'exprience d'autrui. Les erreurs que l'auteur d'un livre a mises dix ans ? commettre, vous les vivez en dix heures de lecture. Vous obtenez un concentr de victoires et de dfaites, sans risquer de vous ruiner ni de perdre votre sant. C'est comme  tlcharger  le rseau neuronal d'une personne qui a russi directement dans votre t?te. Les livres brisent le  cycle de la pauvret  dans votre esprit. Quand on ne sait pas par o? commencer, le cerveau se retrouve paralys par la peur de l'inconnu. Un livre vous donne une carte. Une structure appara?t :  Ah, d'abord je dois faire A, puis B.  Le chaos dispara?t, un plan se dessine.

Bien s?r, avec le recul, je le constate aujourd'hui : mes tudes et mon travail m'ont aide ? ouvrir des portes dont je ne soup?onnais m?me pas l'existence auparavant. Et cela compte aussi. On ne peut pas dire que l'cole, l'universit ou le travail ne m'aient rien appris. Bien s?r que si. Mais les dipl?mes en eux-m?mes ne m'ont pas rendue heureuse, alors que l'exprience, la sagesse, l'apprentissage de nouvelles choses, l'lan et la volont d'agir m'ont conduite vers de nouvelles personnes, de nouvelles solutions et de nouvelles opportunits. Une issue heureuse a t faite de nombreuses tapes, d'erreurs, de tentatives de tout recommencer et de la capacit ? continuer d'avancer quand les choses taient difficiles.

Lorsque le bonheur et le succ?s sont apparus, j'ai pu voir l'ensemble de ce chemin complexe. ? prsent, c'est avec joie que je veux partager avec vous des mani?res de rsoudre et de surmonter les probl?mes.

Et je me suis dit : si j'ai t confronte ? cela, des milliers d'autres jeunes femmes l'ont t aussi. Celles qui ont quitt leur petite ville pour la capitale, qui ont peur de la solitude, qui travaillent dur sans obtenir de reconnaissance, qui tol?rent des relations de couple sans savoir comment partir.

J'cris ce livre pour elles. Et pour moi-m?me, celle qui restait assise dans une petite pi?ce et ne savait que faire.

Maintenant, je peux porter un regard conscient sur tout ce parcours. Cela a t difficile pour moi, mais petit ? petit, je suis parvenue ? une vie o? il y a de l'amour, une famille, un travail que j'ai choisi et un sentiment de soutien intrieur. Je veux partager avec vous l'exprience de la mani?re de penser et d'agir quand les mthodes habituelles n'aident plus. Peut-?tre que certaines de ces mani?res de penser et de ces tapes vous aideront ? franchir vos obstacles avec un peu plus de conscience et ? ne pas attendre que la vie se charge elle-m?me d'expliquer ce que l'on peut apprendre ? l'avance.




Module 1. LA SCIENCE DES GENS





Chapitre 1. Le triangle dramatique de Karpman. Comment comprendre votre r?le le plus caractristique ?



Il vaut mieux regarder non pas ce que vous ?tes de mani?re gnrale, mais ce que vous faites d'ordinaire lors d'un conflit ou lorsqu'un proche traverse une priode difficile.

Tir de ma vie :

Une histoire personnelle :

L'une de mes amies me parlait pour la troisi?me fois du m?me homme qui la trompait. J'ai pass une demi-nuit sans dormir ? concevoir un plan d'action pour elle, ? l'aider ? formuler ce qu'elle devait lui dire et ? lui crire de longs messages de soutien. Une semaine plus tard, elle s'tait remise avec lui, et c'tait comme si rien de tout cela ne s'tait produit.

Quand je travaillais comme assistante du dirigeant d'un grand groupe, mon coll?gue de la Direction a de nouveau  oubli  de faire sa part du rapport et s'est envol en voyage d'affaires. Sans dire un mot, je l'ai termin ? sa place, parce qu' il n'y avait pas d'autre moyen ,  je ne peux pas laisser tomber l'quipe . Un mois plus tard, je me suis retrouve en col?re contre tout le monde autour de moi, alors que personne ne m'avait demand de le faire.

Ma tante n'arr?tait pas de dire :  Tu ne penses jamais ? moi , alors m?me que je venais de lui payer une garde-robe co?teuse, de l'aider pour son bain et de passer tout le week-end avec elle. Je me sentais coupable, alors que je n'avais rien fait de mal.

Vous reconna?trez s?rement au moins l'une de ces sc?nes, ou quelque chose de tr?s similaire tir de votre propre vie.

C'est l? l'Cuvre d'un mod?le psychologique tr?s ancien et tr?s tenace, le triangle dramatique de Karpman. Il est utile de prciser tout de suite une chose : tout ce que j'cris ci-dessous est un cadre de travail pour vous observer vous-m?me, observer les autres et les situations, ni plus, ni moins. Cela aide ? remarquer un schma rcurrent, et c'est dj? beaucoup.




Qu'est-ce que le triangle de Karpman ?


En bref : c'est un mod?le de relations malsaines o? les gens s'enferment inconsciemment dans l'un de ces trois r?les : la Victime, le Perscuteur ou le Sauveur.

La Victime se sent impuissante, lse, et est convaincue que  cela m'arrive toujours ? moi . En ralit, elle vite souvent la responsabilit de sa propre vie : il est plus facile de dire  je n'y peux rien  que de changer quelque chose.

Le Perscuteur bl?me, critique et met la pression :  c'est de ta propre faute ,  tu aurais d? y penser plus t?t . Il agit par le contr?le et les reproches.

Le Sauveur se prcipite pour rsoudre les probl?mes des autres, m?me quand on ne lui a rien demand. De l'extrieur, cela ressemble ? de l'attention, mais c'est souvent une mani?re de se sentir ncessaire et d'chapper ? ses propres difficults ? travers celles d'autrui.

Conna?tre ce mod?le peut vous aider ? remarquer plusieurs choses importantes. Par exemple, ne pas endosser le r?le du Sauveur en partant de la croyance que  cette personne est difficile, mais je vais la changer . Ne pas vous habituer au r?le de Victime et ne pas vous convaincre qu'il faut endurer parce qu'elle a eu une enfance difficile. Ne pas confondre le contr?le et l'attention, car un Perscuteur peut aisment passer pour quelqu'un qui  s'inqui?te simplement et sait ce qui est juste . Et remarquer plus t?t les dynamiques malsaines : quand les relations avec une amie, les parents ou le partenaire se transforment ? rptition en un m?me cycle, l'un bl?me, l'autre se justifie, puis ils changent leurs r?les. Et, peut-?tre le plus important, apprendre ? faire la diffrence : je suis responsable de mes sentiments et de mes actes, et tu es responsable des tiens.

Pourquoi est-ce un pi?ge ? Les r?les ne sont pas fixes ; les gens sautent de l'un ? l'autre. Un Sauveur, fatigu d'aider une Victime  ingrate , devient soudainement lui-m?me un Perscuteur. Une Victime, critique depuis trop longtemps, commence ? manipuler par la piti, et se transforme elle aussi en Perscuteur ou redevient Victime dans un nouveau cycle. Le cercle est ferm, et personne n'y gagne en maturit.

Le psychiatre Karpman a dcrit le schma qui sous-tend presque tout conflit prolong ou toute relation de dpendance mutuelle. Il n'y a que trois r?les ? l'intrieur, et tous sont des pi?ges.

La Victime a le sentiment que la vie lui  arrive , et non qu'elle dcoule  d'elle . Ses phrases principales sont :  cela m'arrive toujours ? moi ,  je ne peux rien y faire ,  enfin, qu'est-ce que j'aurais pu faire ? . Il est important de comprendre : une dtresse relle et le r?le de Victime sont deux choses diffrentes. Le r?le de Victime est une posture dans laquelle une personne refuse toute responsabilit m?me lorsqu'elle a le choix. S'y cache un bnfice secret : si je suis impuissante, on ne peut rien me demander, et ceux qui m'entourent sont obligs de me sauver et de me prendre en piti.

Le Perscuteur bl?me, critique et contr?le. Ses phrases sont :  c'est de ta propre faute ,  je te l'avais bien dit ,  tu aurais d? rflchir avec ta t?te . Il peut sembler fort, mais au fond il est lui aussi dans l'vitement, cachant simplement sa vulnrabilit derri?re une attaque.

Le Sauveur se prcipite pour aider avant qu'on ne le lui demande. Ses phrases sont :  laisse-moi faire ,  elle sera perdue sans moi ,  je ne peux pas simplement rester l? ? la regarder souffrir . De l'extrieur, cela ressemble ? de l'attention. En ralit, le Sauveur r?gle souvent sa propre anxit ? travers le probl?me de quelqu'un d'autre, et prive subtilement l'autre personne de la chance d'apprendre ? faire face par elle-m?me.




Pourquoi tout le monde se retrouve-t-il entra?n dans ce triangle ?


La principale ruse du triangle de Karpman est que les r?les ne sont pas fixes. La m?me personne peut passer par les trois en une soire. Voici ce ? quoi cela ressemble dans la vie :

Mon amie, la Victime, se plaint de son petit ami. Moi, le Sauveur, je donne des conseils. Mon amie ne les coute pas. Je me fatigue et je dis d'un ton irrit :  Eh bien, souffre toute seule, alors.  Je suis devenue le Perscuteur. Mon amie se vexe et se tait, ? nouveau la Victime. J'ai honte, et je me prcipite pour la rconforter ? nouveau, ? nouveau le Sauveur.

Le cercle est ferm, et aucune de nous n'a gagn le moindre millim?tre de maturit. Le probl?me n'est pas rsolu, il est simplement rejou en boucle. C'est l? le danger principal du triangle : il donne l'illusion de l'action ( nous parlons, nous faisons quelque chose ), mais en ralit, il prserve la situation. Aucun des trois r?les n'implique une conversation directe et honn?te sur les besoins.

Il est donc plus utile de chercher votre scnario de transition habituel plut?t que d'essayer de vous attribuer dfinitivement un seul r?le. L'important est de saisir le moment o? vous cessez d'agir depuis une posture d'adulte pour entrer automatiquement dans le scnario.




Comment savoir dans quel r?le vous ?tes en ce moment m?me ?


Au moment d'un conflit ou d'une conversation difficile, essayez de vous poser trois questions :

Est-ce que j'attends que quelqu'un vienne tout rsoudre ? ma place, alors que je pourrais le rsoudre moi-m?me ? Vous ?tes dans le r?le de la Victime.

Est-ce que je veux que la personne se sente coupable au lieu de dire ce dont j'ai besoin ? Vous ?tes dans le r?le du Perscuteur.

Est-ce que je fais quelque chose qu'on ne m'a pas demand de faire, pour ensuite attendre de la gratitude ou me vexer si je n'en re?ois pas ? Vous ?tes dans le r?le du Sauveur.

Une rponse honn?te ? ces questions reprsente dj? la moiti du chemin pour sortir du triangle. Il repose prcisment sur l'inconscience : tant que le r?le n'est pas nomm, vous ne pouvez pas le quitter.




Comment sortir du triangle : la posture adulte


La fa?on d'en sortir consiste ? quitter compl?tement le jeu et ? adopter une quatri?me posture, saine, la posture d'un adulte qui est responsable de lui-m?me et respecte le droit des autres ? ?tre responsables d'eux-m?mes.

Au lieu d'?tre une Victime, exprimez directement vos besoins. Pas  cela m'arrive toujours , mais  je traverse un moment difficile, et voici ce qui m'aiderait . Cela demande du courage : le r?le de la Victime offre une protection ; on ne peut rien exiger d'elle. La posture adulte retire cette protection, mais donne en retour un contr?le rel sur votre vie.

Au lieu d'?tre un Perscuteur, parlez de vos sentiments en utilisant des phrases en  je , et non des accusations. Pas  tu ne m'coutes jamais , mais  je suis contrarie quand on me coupe la parole . La diffrence semble minime, mais c'est elle qui dtermine si un dialogue ou une mise sur la dfensive va commencer.

Au lieu d'?tre un Sauveur, n'aidez que lorsqu'on vous le demande sinc?rement, et demandez-vous :  Est-ce que je fais cela parce que la personne en a besoin, ou parce que je suis anxieuse en observant ses difficults ?  Parfois, le plus grand soutien ne consiste pas ? rsoudre le probl?me de quelqu'un ? sa place, mais ? croire qu'il est capable de le grer lui-m?me.




Exercice :  Mon r?le dans le triangle 


Prenez la derni?re situation o? vous avez quitt une conversation en vous sentant contrarie, blesse ou coupable sans raison apparente. Rpondez par crit :

1. Que me suis-je dit ? ce moment-l? ? (notez mot pour mot si vous vous en souvenez)

2. Quel r?le cette phrase rv?le-t-elle, Victime, Perscuteur ou Sauveur ?

3. Que dirait ? ma place un adulte qui est responsable de lui-m?me, mais qui n'accuse ni ne sauve ?

4. Comment puis-je dire cela la prochaine fois que la situation se rptera ?

Essayez de faire cet exercice une fois par semaine pendant un mois, et vous commencerez ? remarquer le r?le avant m?me d'y entrer. Et c'est dj? le dbut de la sortie du triangle.




Chapitre 2. Les types de personnes : qui est rellement en face de vous ?



Avez-vous dj? dit :  Il avait l'air si bien, mais il s'est rvl ?tre...  ? Ou :  Je ne m'attendais pas ? ce qu'elle fasse cela  ? Ou :  Comment ai-je pu ne pas remarquer cela plus t?t ? 

Tout cela est le rsultat d'un m?me pi?ge. Sans syst?me, nous jugeons les gens sur les premi?res impressions : sur leur statut, sur leur fa?on de parler. Nous croyons les mots, pas les actes. Nous projetons sur les autres nos ides de  comment les choses devraient ?tre . Et nous sommes ensuite surpris quand la ralit ne correspond pas.

Je suis passe par l? moi-m?me. Par des relations o? il semblait que l'amour tait une balan?oire constante : un moment planer, l'instant d'apr?s chuter. Et seulement des annes plus tard, quand j'ai appris ? voir les actes et non les mots, j'ai compris ce qu'tait une proximit sereine, celle o? vous n'avez pas ? vous perdre ni ? sacrifier vos limites.

Nous faisons une grande erreur quand nous faisons confiance ? l'emballage. Seuls les actes dterminent qui est en face de vous.

Ici, je propose une classification simple et honn?te des personnes, fonde sur la pratique de la vie. Elle vous aidera ? comprendre : qui est en face de vous, ? quoi vous attendre de sa part, et comment construire la communication pour ne pas vous faire blesser.




Les quatre types fondamentaux de personnes (selon l'nergie et la motivation)


Au cCur de tout se trouvent deux questions :

1. La personne prend-elle ou donne-t-elle ? (nergie, attention, ressources)

2. La personne construit-elle ou dtruit-elle ? (Relations, projets, vie)

En croisant ces axes, nous obtenons quatre types fondamentaux. Il est important de noter d'emble : les gens sont rarement des types  purs  ; le comportement change selon le contexte et l'endroit o? la personne se trouve dans sa vie. Mais le schma ci-dessous vous aide ? remarquer des schmas rcurrents, et c'est dj? beaucoup.




Type 1.  Le Crateur  (donne + construit)


C'est une personne qui cre le monde autour d'elle. Elle n'attend pas que quelqu'un vienne la sauver, elle le construit elle-m?me. Elle se rjouit des russites des autres, car pour elle, le  succ?s d'autrui  ne diminue pas le sien. Elle sait soutenir, inspirer et aider. Elle est fiable, mais elle ne  sauve  pas, elle vous aide ? vous mettre debout, plut?t que de vous porter.

Comment le reconna?tre :

? 

Il parle de ses projets et les excute.

? 

Il ne dvalorise pas vos russites ; il les cl?bre.

? 

Dans les conflits, il cherche une solution, pas un coupable.

? 

Il a des amis, des loisirs, sa propre vie.

? 

Il n'essaie pas de vous  changer , il vous accepte.

? 

Il est pr?t ? s'investir dans les relations, mais pas ? ses dpens.

Comment communiquer avec lui :

? 

Valorisez son temps et son nergie, ce ne sont pas des ressources infinies.

? 

Rendez la pareille, ils n'aiment pas les  rues ? sens unique .

? 

Rendez la pareille, il n'aime pas les  rues ? sens unique .

? 

Soyez honn?te, il respecte la vrit, m?me si elle est inconfortable.

? 

N'essayez pas de manipuler, il le voit, et sa confiance sera perdue.

Faut-il ?tre amis ? Oui. C'est le meilleur ami ; il ne vous trahira pas.

Faut-il construire une relation ? Oui, si vous ?tes pr?te pour un partenariat sain.




Type 2.  Le Consommateur  (prend + ne construit pas)


C'est une personne qui entre dans votre vie pour prendre. De l'attention, de l'attention, de l'argent, des ressources, du temps. Il est souvent charmant, sait plaire et gagne rapidement la confiance. Mais il ne rinvestit pas en retour. Il ne construit pas, il use. Ses relations avec les gens sont des transactions. Il n'est pas ncessairement malveillant ; il ne conna?t tout simplement pas d'autre fa?on de faire. Il a le sentiment que le monde devrait donner, parce qu'? l'intrieur, il ne ressent lui-m?me aucun appui.

Comment reconna?tre :

? 

Il parle beaucoup de lui, coute peu.

? 

Il demande souvent ( fais ceci ,  pr?te-moi ,  aide-moi ), mais propose rarement.

? 

Il ne se souvient pas des dtails de votre vie, car vous n'?tes pas son centre d'attention.

? 

Ses promesses ne sont pas tenues si ce n'est pas ? son avantage.

? 

Il appara?t quand il a besoin de quelque chose et dispara?t quand tout va bien.

? 

Il consid?re vos attentions envers lui comme  normales , et ses attentions envers vous comme un  cadeau .

Comment communiquer :

? 

Dfinissez clairement les limites :  Je peux faire ceci, mais pas cela. 

? 

Ne donnez pas plus que vous ne recevez. Ce n'est pas de l'go?sme, c'est de l'quilibre.

? 

N'attendez pas qu'il change pendant que vous continuez ? lui donner ce qu'il veut.

? 

S'il ne s'investit pas, ne vous investissez pas non plus.

Faut-il ?tre amis ? Seulement si vous ?tes pr?te pour des relations superficielles et n'attendez pas de rciprocit.

Faut-il construire une relation ? Non. Vous serez son  donneur .




Type 3.  Le Destructeur  (prend + dtruit)


C'est le type le plus dangereux. Il ne fait pas que prendre, il dtruit. Avec des mots, des actes, le silence. Il dvalorise, critique, humilie, contr?le. Son estime de soi est b?tie sur le fait de vous faire vous sentir petite. Cela peut ?tre un agresseur, un narcissique, une personne toxique. Il ne ralise pas toujours ce qu'il fait, mais cela ne le rend pas moins dangereux. Souvent, derri?re un tel comportement se cache une profonde douleur intrieure qu'il ne sait pas grer autrement. Comprendre cela est utile, mais ce n'est pas une raison pour rester proche.

? 

Il vous dvalorise :  tu es trop motive ,  ce n'est pas une russite .

? 

Il critique sans ?tre constructif.

? 

Il est jaloux, contr?lant, restrictif.

? 

Son humeur change soudainement ; vous marchez  sur des Cufs .

? 

Il n'admet pas ses erreurs, les autres sont toujours ? bl?mer.

? 

Il ne respecte pas vos limites, cherche les points faibles.

? 

Ne le faites pas. Tenez-vous ? l'cart. Si c'est impossible (travail, famille), minimisez les contacts.

? 

Ne vous lancez pas dans des explications, c'est inutile.

? 

Ne montrez pas votre vulnrabilit, il s'en servira contre vous.

? 

Cherchez du soutien aupr?s d'autres personnes pour ne pas l'affronter seul.

? 

Si vous ?tes dans une relation toxique, prparez un plan de sortie.

Faut-il ?tre amis ? Absolument pas.

Faut-il construire une relation ? Absolument pas. C'est dangereux.




Type 4.  Le Sauveur  (donne + ne construit pas)


Il est bon, gnreux, serviable. Pr?t ? aider tout le monde. Il sauve des animaux sans abri, des coll?gues, des amis, des hommes. Mais il ne b?tit pas sa propre vie. Il vit ? travers les probl?mes des autres parce qu'il ne sait pas quoi faire de sa propre vie. Il aide pour se sentir utile. Souvent, il s'puise, souffre, mais continue, parce que  sans moi, ils seraient perdus . En ralit, ils s'en sortiraient. Et lui se retrouverait seul face au vide.

? 

Il est toujours pr?t ? aider, mais demande rarement de l'aide.

? 

Il dit souvent :  Je ne peux pas refuser. 

? 

Sa vie consiste ? rsoudre les probl?mes des autres.

? 

Il se sent coupable quand il n'aide pas.

? 

Il choisit souvent des partenaires qui ont des probl?mes.

? 

Il ne sait pas quoi faire de lui-m?me quand tout va bien.

? 

Ne le laissez pas rsoudre vos probl?mes, apprenez ? vous dbrouiller vous-m?me.

? 

N'abusez pas de sa gentillesse, ce n'est pas une ressource infinie.

? 

Demandez-lui ce dont il a besoin et proposez-lui votre soutien.

? 

Dites-lui :  Tu as le droit de penser ? toi. 

Faut-il ?tre amis ? Oui, mais souvenez-vous qu'il ne sait pas demander. Proposez-lui votre aide vous-m?me.

Faut-il construire une relation ? Seulement si vous ?tes pr?t ? le soutenir, sans profiter de sa gentillesse. Et s'il est lui-m?me pr?t ? apprendre ? penser ? lui.




Psychotypes complmentaires (selon le comportement dans les conflits et dans la vie)


Ce sont des  superstructures  greffes sur les types de base. Elles montrent comment une personne agit dans des situations prcises. Et encore une fois, il s'agit d'un cadre de travail pour l'observation. Aucun diagnostic ni jugement inbranlable sur qui que ce soit ou quoi que ce soit.




Type  Je suis le centre de l'univers  (narcissique)


Il se consid?re comme exceptionnel. Il attend de l'admiration, de l'attention, de la reconnaissance. Il peut ?tre brillant, beau, intelligent. Mais il est incapable d'empathie, son monde tourne autour de lui. Dans ce monde, vous n'?tes l? que pour lui renvoyer son reflet. Derri?re cela se cache souvent une estime de soi tr?s fragile, qu'il ne sait b?tir qu'? travers l'admiration des autres.

? 

Il ne parle que de lui.

? 

Il ne se souvient pas de ce qui compte pour vous.

? 

Il ne tol?re pas la critique.

? 

Il exige un traitement spcial.

? 

Il dvalorise vos russites pour rester  au sommet .

? 

Ne lui donnez aucun pouvoir sur votre estime de vous-m?me.

? 

N'attendez aucun soutien de sa part, il ne sait pas faire.

? 

Faites des loges, mais ne flattez pas, il sent l'insincrit.

? 

N'entrez pas en comptition, vous perdrez toujours.




Type  La Victime  (toujours souffrante)


Elle ou lui est toujours dans le r?le de la partie lse. La vie est cruelle, les gens sont injustes, le patron est un tyran, l'ex est une ordure. Ils se plaignent beaucoup, mais ne changent rien. Parce que le r?le de  victime  leur apporte : attention, fuite des responsabilits, droit de ne pas agir.

? 

Plaintes constantes sur la vie.

? 

Les  circonstances  sont toujours coupables.

? 

Ils ne cherchent pas de solutions, ils cherchent de la compassion.

? 

Ils disent souvent :  Je ne peux pas ,  Je ne vais pas y arriver .

? 

N'alimentez pas les plaintes par de la compassion, cela renforce cette posture.

? 

Il est utile de demander :  Qu'est-ce que tu vas faire ? ce sujet ? 

? 

Ne prenez pas la responsabilit de leur vie, c'est leur t?che.




Type  Le Sauveur / Hros  (porte tout sur ses paules)


Ils assument un fardeau insupportable. Ils prennent soin de tout le monde, mais pas d'eux-m?mes. Ils sont fiers de leur caract?re  indispensable . Mais derri?re cela se cache souvent une peur : si je cesse d'?tre utile, on ne m'aimera plus. Ils souffrent d'puisement professionnel et ne savent pas demander de l'aide.

? 

Toujours pr?ts ? aider.

? 

Souvent fatigus, mais ne s'autorisent aucun repos.

? 

Ne savent pas dire  non .

? 

Se sentent coupables si quelqu'un souffre ? proximit.

? 

Ne les laissez pas vous sauver, ce n'est pas leur devoir.

? 

Dites-leur :  Tu as le droit de te reposer, toi aussi. 

? 

S'ils proposent de l'aide, acceptez-la parfois, pour qu'ils ressentent leur valeur.




Type  La Personnalit de l'ombre  (cache ses vrais dsirs)


Ils disent une chose, en font une autre. Ils craignent les conflits, alors ils acquiescent, sourient, puis sabotent. Ils sont passifs-agressifs. On ne sait pas ce qu'ils ressentent ni ce qu'ils veulent rellement.

? 

Les actes divergent des paroles.

? 

Ils disent souvent  oui  contre leur gr.

? 

Leur comportement est mystrieux, leur raction difficile ? prdire.

? 

Ils vitent les questions directes.

? 

Posez des questions directement, mais sans pression.

? 

Pr?tez attention aux actes, pas aux paroles.

? 

N'accordez pas une confiance totale avant d'avoir vrifi.




Comment comprendre qui est en face de vous en cinq minutes ?


Voici quelques  tests  rapides que vous pouvez raliser dans n'importe quelle situation.

Demandez ? la personne un petit service, rien d'essentiel, mais une chose qu'elle peut accomplir facilement. Regardez : le fera-t-elle ? Comment ? Avec joie ou avec agacement ? Se souviendra-t-elle plus tard que vous le lui aviez demand ?

? 

Le B?tisseur : aidera, sans rappel.

? 

Le Consommateur : aidera si cela l'arrange ou pour  rgler  votre question plus tard.

? 

Le Destructeur : refusera ou aidera, mais en vous humiliant au passage.

? 

Le Sauveur : aidera, m?me si cela le drange.

Racontez-lui l'une de vos russites. Observez sa raction.

? 

Le B?tisseur : joie sinc?re, questions, soutien.

? 

Le Consommateur : de simples flicitations de convenance et un dtournement du sujet vers lui-m?me.

? 

Le Destructeur : dvalorisation ( c'tait facile ,  mais moi... ), jalousie.

? 

Le Sauveur : joie, mais teinte d'une lg?re tristesse ( j'aimerais ?tre capable d'en faire autant ).

Dites  non  ? la personne pour une petite chose.

? 

Le B?tisseur : acceptera, demandera s'il y a une autre solution.

? 

Le Consommateur : se vexera, tentera de faire pression ( allez, s'il te pla?t ).

? 

Le Destructeur : vous rejettera la faute, dvalorisera votre refus, manipulera.

? 

Le Sauveur : dira  bien s?r, je comprends , mais s'inquitera peut-?tre plus tard de vous avoir d?u.

Demandez-lui ce qu'il pense de ses ex, de ses coll?gues, de ses amis.

? 

Le B?tisseur : parle avec respect, m?me de ceux avec qui il ne s'entendait pas.

? 

Le Consommateur : parle de ce que les autres lui ont  donn  ou  refus .

? 

Le Destructeur : critique, dvalorise, accuse.

? 

Le Sauveur : justifie m?me ceux qui lui ont fait du mal.

Interrogez-le sur son erreur, non pas sur un ton accusateur, mais de mani?re neutre. Ou observez simplement sa raction face ? l'chec.

? 

Le B?tisseur : admet l'erreur et explique comment il va la corriger.

? 

Le Consommateur : cherche des coupables ou des excuses.

? 

Le Destructeur : accuse quelqu'un d'autre, n'admet pas son r?le.

? 

Le Sauveur : prend le bl?me sur lui, m?me si ce n'est pas sa responsabilit.

Comment utiliser ces connaissances dans la vie

En amiti :

? 

Recherchez des B?tisseurs. Ils vous soutiendront, ne vous trahiront pas.

? 

N'attendez pas de rciprocit des Consommateurs.

? 

Ayez piti des Sauveurs, mais ne les laissez pas se sacrifier pour vous.

? 

vitez les Destructeurs, ce ne sont pas des amis.

En couple :

? 

On ne peut construire une relation qu'avec un B?tisseur.

? 

Un Sauveur construira une relation o? vous serez son projet. C'est puisant.

? 

Un Consommateur vous utilisera.

? 

Un Destructeur vous dtruira.

Au travail :

? 

Un B?tisseur est le meilleur coll?gue.

? 

Un Consommateur est quelqu'un qui prend vos ides et les fait passer pour les siennes.

? 

Un Destructeur est un coll?gue toxique qui cre des conflits.

? 

Un Sauveur est quelqu'un qui assume le travail des autres et finit par s'puiser.

En famille :

? 

C'est plus difficile, car on ne choisit pas sa famille. Mais si vous comprenez le type, vous comprenez ? quoi vous attendre de leur part, et vous ne serez pas d?u.

Et si vous n'?tes pas vous-m?me un B?tisseur ? Il est utile de vous demander honn?tement : qui ?tes-vous dans cette classification ?

Et si vous n'?tes pas vous-m?me un B?tisseur ? Il est utile de vous demander honn?tement : qui ?tes-vous dans cette classification ?

? 

Si vous ?tes un Consommateur, vous savez prendre mais pas donner. Ce n'est pas un verdict sans appel. Vous pouvez commencer ? remarquer ce que vous prenez et ? compenser. Commencez petit : coutez, ne vous contentez pas de parler ; offrez votre aide, ne vous contentez pas de demander ; donnez, ne vous contentez pas de recevoir.

? 

Si vous ?tes un Destructeur, vous avez besoin d'aide. Peut-?tre ne ralisez-vous pas l'impact que vous avez sur les autres. Consultez un psychologue. Travaillez sur vous-m?me. Car dtruire est facile, mais b?tir est difficile.

? 

Si vous ?tes un Sauveur, vous devez apprendre ? penser ? vous.

Entra?nez-vous ? dire  non . Aidez quand vous en avez la force et l'envie, pas uniquement parce que vous vous sentez coupable de refuser. Vous n'avez pas besoin de sauver le monde entier pour rester une bonne personne.

Avant d'aller plus loin, il est utile de dire quelques mots sur ce que l'on entend gnralement par les diffrents types de personnes dans votre entourage. Considrez cela comme un cadre de travail pour vous observer et observer les autres. Une m?me personne peut manifester des traits diffrents selon les circonstances. Mais certains schmas restent discernables, et les remarquer constitue dj? un grand pas.

Si vous ?tes vous-m?me un B?tisseur, vous ?tes tr?s probablement en harmonie avec vous-m?me. Rappelez-vous simplement : tout le monde autour de vous n'est pas fait de la m?me fa?on, et attendre des autres qu'ils donnent ce que vous donnez est un chemin vers la dception. Ne croyez pas qu'il s'agisse de cynisme... c'est juste de l'honn?tet.

Les gens sont complexes. La m?me personne peut se comporter de mani?re totalement diffrente selon la situation, l'humeur, la peur ou la fatigue. Mais il existe des schmas fondamentaux, par exemple la mani?re dont une personne ragit aux difficults des autres ou la fa?on dont elle se comporte quand elle a besoin de quelque chose de votre part. Si vous apprenez ? remarquer ces choses, vous cesserez d'?tre surprise lorsque les gens  s'av?rent ne pas ?tre ceux que vous croyiez . Vous commencerez simplement ? les voir plus t?t tels qu'ils sont.

Et encore une chose, peut-?tre la plus importante : vous avez le droit de choisir. Vous n'avez pas ? ?tre amie avec tout le monde. Vous n'avez pas ? construire de relations avec ceux qui ne vous conviennent pas. Vous n'avez pas ? tolrer ceux qui dtruisent. Vous pouvez choisir en conscience et sans culpabilit. Et vivre parmi ceux qui construisent, pas ceux qui dtruisent.




Votre exercice :


1. Pensez ? cinq personnes dans votre vie, amis, coll?gues, membres de la famille, ex. Attribuez ? chacun un type issu de la classification. Qu'avez-vous appris ?

2. Maintenant, en toute honn?tet : qui ?tes-vous ? Pas dans l'idal, mais en ralit. Que pouvez-vous changer dans votre comportement pour vous rapprocher d'un B?tisseur ?

3. crivez une liste de vos r?gles personnelles pour interagir avec chaque type. Par exemple :  Avec un Destructeur, ne pas argumenter ; avec un Profiteur, ne pas pr?ter d'argent ; avec un Sauveur, lui rappeler ses propres limites. 




Chapitre 3. La capacit non seulement d'entendre, mais d'couter, la comptence la plus importante dans la vie



Vous est-il dj? arriv de vous plaindre aupr?s d'une amie, et qu'elle commence ? vous inonder de conseils, et que vous vous sentiez encore plus seule ? Ou inversement : vous avez essay d'aider, mais la personne s'est mise en col?re et a dit :  Tu ne m'coutes pas !  ? Qu'est-ce que cela signifie ? Vous avez pens que l'un de vous tait un mauvais interlocuteur. Tr?s probablement, vous confondiez simplement l'empathie avec la rsolution de probl?mes. La diffrence entre les deux est le sujet de cette partie du livre.




Pourquoi ne nous apprend-on pas ? couter ?


? l'cole, on nous apprend ? parler, crire et compter. Au coll?ge, ? l'universit, ? analyser. Mais pas ? couter. Et pourtant, la capacit d'couter est peut-?tre la comptence la plus sous-estime dans la vie. Elle est plus importante que la capacit de bien parler.

Pourquoi ? Parce que :

En amiti, sans la capacit d'couter, vous serez seule, m?me avec une foule d'amis.

Dans une relation, sans la capacit d'couter, vous vous sentirez seule aux c?ts d'un homme.

Au travail, sans la capacit d'couter, vous ne comprendrez pas un client, un patron, un coll?gue, et vous ne progresserez pas.

En ngociation, sans la capacit d'couter, vous ne pourrez pas parvenir ? un accord, parce que vous n'entendrez pas ce dont l'autre a vritablement besoin.

Mais le plus important : la capacit d'couter est le fondement du respect. Lorsque vous coutez quelqu'un, vous lui dites :  Tu es important. Tes sentiments sont importants. Tu as le droit d'?tre entendu.  Lorsque vous interrompez, donnez des conseils ou dvalorisez, vous dites quelque chose de tout ? fait diffrent :  Je sais mieux que toi. Tes sentiments peuvent attendre.  Cela dtruit tout : l'amiti, l'amour, la carri?re.

Clarifions immdiatement les termes. Empathie et coute active : quelle est la diffrence ?

L'empathie est la capacit de ressentir ce qu'une autre personne ressent. Imaginez que vous enfiliez bri?vement ses  v?tements motionnels  : vous pouvez imaginer ce que c'est pour elle, vous ressentez de l'empathie. Mais vous ne devenez pas elle. Vous restez vous-m?me, simplement prsente, dans son motion.

L'coute active est une comptence qui vous permet de comprendre exactement ce qu'une personne dit et ressent, et de le lui montrer sans imposer vos solutions.

L'erreur principale : beaucoup de gens pensent que l'empathie, c'est quand on  ressent la douleur de quelqu'un d'autre . Mais la vritable empathie, c'est quand vous ne vous immergez pas dans la douleur d'autrui, mais restez ancre en vous-m?me tout en restant capable d'?tre prsente.

La seconde erreur : confondre  comprendre  et  rsoudre . Lorsqu'une personne parle d'un probl?me, elle ne cherche pas toujours une solution. Plus souvent, elle cherche du soutien, le sentiment qu'elle n'est pas seule. De la validation, le sentiment que ses motions sont normales. De la comprhension, le sentiment d'?tre entendue.

Si vous donnez immdiatement un conseil, vous la privez de l'opportunit de s'exprimer. C'est comme si vous disiez :  Tes sentiments ne sont pas importants, seul le probl?me l'est. Je vais le rsoudre maintenant, et tu vas te taire. 

Pensez ? ceci : lorsque vous pleurez, voulez-vous un algorithme d'actions ? Ou voulez-vous qu'on vous prenne dans les bras et qu'on vous dise :  Je suis avec toi  ?




Trois niveaux d'coute, et pourquoi la plupart des gens restent bloqus au premier


Je distingue trois niveaux. Dans la vraie vie, nous basculons de l'un ? l'autre, mais la plupart des gens vivent aux niveaux 1 et 2, sans avoir conscience de l'existence du niveau 3. Rappelez-vous, ce dont je parle est un cadre de travail pour vous observer vous-m?me et observer les autres. Juste un outil pour remarquer ce qui se passe dans une conversation.

Niveau 1. couter pour rpondre

C'est le mode le plus courant. Vous coutez, mais vous n'entendez pas rellement l'autre personne, vous prparez votre propre rponse. Vous attrapez la fin de sa phrase pour placer la v?tre.

? quoi cela ressemble :

Elle parle d'un probl?me avec son patron, et vous pensez dj? :  Oh, j'ai vcu une exprience similaire ! Je vais lui en parler maintenant. 

Il parle de ses sentiments, et vous formulez dj? des conseils dans votre t?te.

Un enfant se plaint de l'cole, et vous dites immdiatement :  Eh bien, quand j'avais ton ?ge... 

Rsultat : l'autre personne ne se sent pas entendue. La conversation bascule sur vous, pas sur elle.

Niveau 2. couter pour comprendre les faits

Vous ?tes concentre sur le contenu : ce qui s'est pass, qui a dit quoi, quels sont les dlais, quels sont les chiffres. Les motions restent hors cadre. C'est comme si vous collectiez des donnes au lieu de parler ? une personne vivante.

Elle pleure, et vous dites :  Et quand est-ce arriv ? Et qu'a-t-il dit exactement ? Et lui as-tu rpondu ?  Vous rassemblez des informations, sans ressentir sa douleur.

Il est irrit, et vous clarifiez :  Pourquoi as-tu dcid cela ? Quelles preuves as-tu ? 

Rsultat : la personne se sent interroge. Elle ne se sent pas mieux, m?me si vous avez  compris les faits .

Niveau 3. couter pour ressentir et ?tre prsent

C'est ce qui transforme vritablement une conversation. Vous entendez non seulement les mots, mais aussi les sentiments derri?re eux. Vous ne donnez pas de conseils, vous ne cherchez pas de faits, vous n'essayez pas de vous approprier la situation. Vous ?tes simplement prsente. Vous tenez l'espace o? la personne peut ?tre tout ce qu'elle veut.

Elle dit :  J'ai t licencie.  Vous ne dites pas :  Ne t'inqui?te pas, tu trouveras quelque chose de mieux.  Vous dites :  C'est tellement douloureux. J'entends ton dsarroi. Tu as le droit de ressentir cela en ce moment. 

Il dit :  Je n'y arrive pas.  Vous ne dites pas :  Tout ira bien.  Vous dites :  Tu traverses un moment difficile en ce moment. Je suis avec toi. 

Rsultat : la personne se sent accepte, vue, pas seule. Elle peut souffler. Et ensuite, peut-?tre, elle trouvera une solution par elle-m?me.




L'algorithme de l'coute active


Cela peut s'apprendre. Voici la squence que je vous sugg?re d'essayer.

tape 1. Arr?tez votre dialogue intrieur

C'est la partie la plus difficile. Une voix intrieure dit :  Que devrais-je rpondre ? ,  J'ai ressenti la m?me chose ,  Il a tort . Essayez de la faire taire. Dites-vous :  En ce moment, je me contente d'couter, sans jugement ni comparaison.  Si vous n'y parvenez pas immdiatement, respirez simplement et concentrez-vous sur le visage de l'autre personne.

tape 2. L'attention visuelle

Regardez la personne. Pas votre tlphone, pas par la fen?tre. Tournez votre corps vers elle, dcroisez les bras, penchez-vous lg?rement en avant. Votre corps dit :  Je suis l?, je suis avec toi. 

tape 3. Soyez prsente par le corps et la voix

Utilisez des rponses courtes pour montrer que vous ?tes engage :  Hum-hum ,  Mmm-humm ,  Oui, oui . N'interrompez pas, n'intercalez pas un  Oh, ce n'est rien ! . Laissez simplement la personne parler.

tape 4. Montrez que vous entendez en refltant les sentiments

Il s'agit d'une technique tr?s simple et tr?s efficace : nommez le sentiment que l'autre personne prouve, selon vous.

 Tu as l'air bouleverse. 

 On dirait que tu es en col?re. 

 Je crois que tu te sens tr?s triste en ce moment. 

 Tu te sens trahie. 

Si vous n'?tes pas s?re, ajoutez une nuance :  Il semble que... ,  J'entends dans ta voix que... . Si vous vous trompez, l'autre personne vous corrigera, et c'est tr?s bien aussi : elle prcisera ce qu'elle ressent rellement.

tape 5. Posez des questions de clarification, pas des  pourquoi , mais des  quoi  et des  comment 

L'essentiel ici est de ne pas transformer la conversation en interrogatoire. Posez des questions qui montrent un intr?t sinc?re.

 Que se passe-t-il en toi en ce moment ? 

 Comment te sens-tu dans cette situation ? 

 Qu'est-ce qui est le plus difficile pour toi en ce moment ? 

 Et qu'aimerais-tu que j'entende ? 

Il est prfrable d'viter les questions avec  pourquoi , elles peuvent facilement sembler accusatrices. Au lieu de  Pourquoi n'as-tu pas quitt ton travail ? , essayez :  Qu'est-ce qui t'a retenue l?-bas ? 

tape 6. Ne donnez pas de conseils ? moins qu'on ne vous le demande

C'est la r?gle numro un. Si l'on ne vous demande pas  Que devrais-je faire ? , ne conseillez pas. Vous pouvez proposer :  Aimerais-tu que je partage mon exprience ? , et uniquement si la personne dit  oui .

Les gens veulent souvent ?tre compris plus qu'ils ne veulent une solution. Un conseil non sollicit donne souvent l'impression que vous dites :  Je sais mieux que toi. 

tape 7. Demandez :  As-tu besoin de soutien ou d'une solution en ce moment ? 

C'est l'une des questions les plus utiles que je connaisse. Quand quelqu'un commence ? parler d'un probl?me, je dis :

 coute, je veux te soutenir. Dis-moi, as-tu besoin que je t'coute simplement en ce moment ? Ou veux-tu que nous rflchissions ? une solution ensemble ? 

Cela dissipe toute g?ne. La personne vous dira ce dont elle a besoin. Et vous ne commettrez pas d'erreur.

tape 8. Effet miroir, bref rsum

? la fin de la conversation, ou au milieu lorsque l'autre personne a fini de parler, noncez bri?vement ce que vous avez entendu :

 Si je comprends bien, tu t'inqui?tes du fait que ton patron n'apprcie pas ta contribution, et tu as peur de ne pas obtenir de promotion ? cause de cela. C'est bien ?a ? 

 Tu te sens seule dans cette ville parce que tu n'as pas encore trouv de liens proches. Est-ce que je t'ai bien comprise ? 

Rsumer montre que vous ?tes vritablement sur la m?me longueur d'onde. Et cela donne ? l'autre personne une chance de vous corriger si quelque chose n'est pas tout ? fait exact.




Ce qu'il ne faut pas faire, contre-exemples


Il y a des phrases qui tuent une conversation. Il est utile de les conna?tre, non pas pour vous juger si elles vous chappent, mais pour les remarquer et les remplacer progressivement.

 Ne t'inqui?te pas autant , dvalorise les sentiments. La personne est inqui?te, et c'est normal.

 Tout ira bien , un faux espoir qui n'aide en rien pour l'instant.

 C'est de ta propre faute , une accusation qui supprime le soutien.

 Eh bien, moi, j'ai vcu pire , dplace l'attention sur vous et non sur l'autre personne.

 Tu as juste besoin de... , conseil non sollicit. Vous devenez  plus intelligente , et la personne se sent  plus b?te .

 N'y pr?te pas attention , dvalorise le probl?me.

 Je sais ce que tu ressens , non, vous ne le savez pas. Vous connaissez peut-?tre quelque chose de similaire, mais pas son exprience unique.

 Tu es trop motive , cela dvalorise, et cela blesse particuli?rement profondment.

Comment cela aide en amiti, en amour et au travail

**En amiti :**

Combien de fois avez-vous quitt une amie en vous sentant incomprise ? Ou, ? l'inverse, vous ?tes-vous sentie utilise lorsqu'une amie a dvers tous ses probl?mes sur vous sans s'intresser aux v?tres ? L'coute active transforme l'amiti en un espace scurisant. Vous n'?tes pas en comptition, vous ne jouez pas les sauveteuses, vous ?tes simplement prsente. Les amis qui savent couter restent pour la vie.

**Dans les relations avec les hommes :**

On n'apprend souvent pas aux hommes ? parler de leurs sentiments. Mais si vous apprenez ? couter sans donner de conseils, il commencera ? vous faire confiance. Il cessera d'avoir peur que vous critiquiez sa  faiblesse . Cela cre une connexion profonde. Et, soit dit en passant, vous pouvez lui enseigner cette technique en retour, demandez-lui :  S'il te pla?t, coute-moi simplement, n'essaie de rien rparer. 

**Au travail :**

La capacit d'couter est un vritable superpouvoir. Vous comprendrez les clients mieux que vos concurrents. Vous entendrez ce que votre patron veut *vraiment*, pas seulement ce qu'il dit. Vous rsoudrez les conflits au sein de l'quipe parce que les gens se sentent couts. Cela conduit ? une progression de carri?re sans puisement professionnel.




Exercice pratique


Essayez cela au cours des trois prochains jours. Trouvez quelqu'un, une amie, un coll?gue, maman, et pratiquez l'coute active selon l'algorithme. Apr?s la conversation, demandez :

 Qu'as-tu ressenti quand je t'coutais ? 

 Qu'aurais-je pu faire de mieux ? 

Notez vos observations. C'est important afin que vous puissiez voir par vous-m?me ce qui change.

**Important : de l'empathie sans sacrifice de soi.** couter n'est pas facile. Parfois, on se fatigue des motions des autres. C'est normal. Vous n'avez pas besoin d'?tre une  paule pour pleurer  pour tout le monde.

**Vos limites :**

Vous avez le droit de dire :  Je ne peux pas couter cela pour le moment, je suis fatigue. Parlons-en demain. 

Vous avez le droit de mettre fin ? une conversation si elle tourne en rond et que l'on vous utilise comme  dpotoir pour la ngativit .

Vous avez le droit de ne pas entrer dans l'tat motionnel de quelqu'un d'autre s'il vous entra?ne vers le bas.

Rappelez-vous : vous vous approchez de la personne, mais vous ne vivez pas dans sa douleur. Vous restez sur votre propre territoire.

Lorsque vous coutez vritablement, vous donnez ? une personne la chose la plus prcieuse, votre attention. Vous dites :  Tu n'es pas seule, je te vois.  C'est plus que des mots. Cela gurit la solitude, calme l'anxit et donne de l'espoir. Apprenez ? couter, et les gens seront attirs vers vous. Non pas parce que vous ?tes intelligente ou belle, mais parce qu'il est plus facile de respirer quand ils sont avec vous.




Votre devoir :


1. Rappelez-vous la derni?re fois o? vous vous ?tes sentie comprise. Qu'a dit l'autre personne ? Quels mots vous ont soutenue ?

2. Rappelez-vous un moment o? vous vous ?tes sentie non coute. Qu'a fait l'autre personne ? Notez-le afin de ne pas le rpter vous-m?me.

3. Cette semaine, appliquez consciemment l'algorithme d'coute active dans au moins une conversation. Notez ce qui a chang.




Chapitre 4. Il est temps d'en savoir plus sur les hommes : une classification compl?te. Avec qui se lier d'amiti, avec qui sortir et qui fuir



Les hommes sont diffrents des femmes. Et si vous comprenez cette science, les relations cesseront d'?tre un jeu de devinettes.

Vous ?tes intelligente. Vous lisez des livres, b?tissez une carri?re, avez quitt la maison de vos parents, avez rgl vos finances. Mais dans les relations avec les hommes, vous vous sentez parfois comme une coli?re qui a oubli de rviser pour un examen. Vous attendez, devinez, vous inquitez, analysez chacun de ses messages, et lui... vit simplement sa vie. Et vous ne comprenez pas : vous aime-t-il ? Est-il occup ? ? quoi pense-t-il seulement ?

Je suis passe par l?. Honn?tement, parfois je tombe encore dans ce jeu. Mais au fil d'annes d'erreurs, d'observations et de conversations, avec des hommes et avec moi-m?me, j'ai identifi plusieurs schmas clairs. Comment comprendre, comment choisir, comment construire, et comment ne pas se dtruire dans le processus ?

Commen?ons par la chose la plus importante : les illusions. Tant que vous y croirez, elles feront obstacle ? votre vie.

Illusion 1. Il devrait deviner ce que je veux.

Non. Le cerveau masculin n'est pas c?bl pour la lecture de penses. Si vous voulez qu'il fasse quelque chose, dites-le directement. Sans sous-entendus ni rancCur.  Je veux que tu m'offres un petit cadeau  fonctionne bien mieux que  Je suis triste, et tu disparais toujours. 

Illusion 2. Je peux le changer.

Non. Les gens ne changent que lorsqu'ils le veulent. Et le plus souvent, ce n'est pas sous la pression, mais parce que leur heure est venue. Si un homme ne vous respecte pas maintenant, il ne commencera pas ? vous respecter apr?s le mariage. S'il est paresseux, il ne deviendra pas un bourreau de travail. S'il est grossier, il ne deviendra pas doux. Acceptez-le tel qu'il est ou partez.

Illusion 3. S'il est silencieux, il ne se soucie pas de moi.

Les hommes pensent en termes de t?ches. S'ils sont au travail, ils sont au travail. S'ils sont avec leurs amis, ils sont avec leurs amis. Ils ne passent pas leur temps assis ? se repasser dans la t?te ce que vous ressentez en ce moment m?me. Ce n'est pas parce qu'ils ne se soucient pas de vous. C'est simplement qu'ils sont monot?ches. Pour eux, le silence est normal. Ne confondez pas un manque de messages avec un manque de sentiments.

Illusion 4. Les hommes ne ressentent rien.

Ils ressentent. Intensment. Ils ne savent simplement pas comment le montrer, parce qu'on ne le leur a pas appris. D?s l'enfance, on leur rp?te :  ne pleurniche pas ,  sois un homme ,  prends sur toi . Rsultat, soit ils refoulent leurs motions, soit ils les expriment par de l'agressivit. C'est leur traumatisme. Si vous voulez une vritable intimit, il vous faudra apprendre ? parler de vos sentiments ensemble.

Illusion 5. Si je suis parfaite, il ne partira pas.

Vous pouvez ?tre parfaite en tout. Et il peut quand m?me partir. Parce que ses dcisions ne dpendent pas toujours de vous. Il peut rencontrer quelqu'un d'autre, il peut cesser d'aimer, il peut ne pas ?tre pr?t pour une relation srieuse. La perfection ne garantit rien d'autre que l'puisement professionnel.




Comment choisissons-nous les mauvaises personnes ?


Nous choisissons non pas des hommes, mais des projections et des images. J'ai racont dans l'un de mes livres comment je suis tombe amoureuse de l'image d'un homme, et cette relation ne s'est pas termine ? mon avantage. Nous tombons amoureuses non pas de la personne, mais de son statut, de son apparence, de sa mani?re de parler, de son  potentiel . Et voil? notre principal ennemi.

Pi?ge 1. Il n'est  pas comme tout le monde .

S'il n'est  pas comme tout le monde , le plus souvent, c'est simplement qu'il ne rentre pas dans les normes sociales ordinaires. Cela peut ?tre du charisme, mais cela peut aussi ?tre de l'immaturit, une incapacit ? s'engager. L'clat et la fiabilit sont des choses diffrentes.

Pi?ge 2. Vous voyez en lui un  gar?on bless .

Si vous voyez en lui un  gar?on bless  qui a besoin d'?tre guri par l'amour, c'est un signal d'arr?t. Vous n'?tes pas mdecin. Les relations doivent ?tre d'gal ? gal, pas une thrapie.

Pi?ge 3. Vous croyez les paroles, pas les actes.

Les promesses ne sont que des mots. Ne croyez jamais les paroles. Regardez les actes. Un comportement qui se rp?te plus de deux fois est un schma. S'il est en retard, s'il ment, s'il ne tient pas parole, cela ne changera pas. Vrifiez avec la ralit, pas avec l'espoir.

Pi?ge 4. La peur de la solitude.

La peur de la solitude est une mauvaise conseill?re. Vous prfreriez pouser la mauvaise personne plut?t que de rester seule jusqu'? quarante ans. Pourtant, divorcer ou souffrir dans un mariage est beaucoup plus douloureux que d'?tre seule. Ne laissez pas la pression de l'?ge peser sur vous.




Comment reconna?tre un homme capable d'une relation saine


J'appelle cela la  formule de la maturit . Il est utile de la vrifier selon trois axes. Et encore une fois, c'est un cadre d'observation.

Axe 1. La maturit motionnelle

Sait-il admettre ses erreurs, ne pas chercher d'excuses, ne pas rejeter la faute sur les autres ? Peut-il parler de ses sentiments, non pas  tout va bien , mais  je suis triste  ou  je suis anxieux  ? Est-il capable de compromis ? N'a-t-il pas peur de demander de l'aide ?

Axe 2. La maturit sociale

A-t-il des amis, des passe-temps, une vie propre en dehors de vous ? Respecte-t-il les femmes en gnral, pas seulement vous, comment parle-t-il de son ex, de ses coll?gues ? A-t-il des objectifs et des projets ? Tient-il parole : chose dite, chose faite ?

Axe 3. Son attitude envers vous

Prend-il en compte vos besoins, pas seulement les siens ? Se rjouit-il de vos russites, sans jalouser, sans dvaloriser ? Parle-t-il d'un avenir commun sans un ternel  on verra  ? Est-il pr?t ? s'investir, du temps, de l'attention, des efforts ?




Drapeaux rouges, signaux d'arr?t :


dvalorise vos sentiments ( tu es trop motive ) ;

vous contr?le, qui vous ?tes, o?, avec qui ;

n'assume pas la responsabilit de ses actes ;

critique constamment, vous compare aux autres ;

est jaloux sans raison, menace ;

ses paroles ne correspondent pas ? ses actes.




Comment parler ? un homme pour ?tre entendue


Si vous avez besoin de soutien, dites-le directement :  Je n'ai pas besoin de conseils pour le moment, j'ai besoin que tu me prennes dans tes bras et que tu me dises que tout ira bien ,  Mon chri, s'il te pla?t, aide-moi pour le loyer de mon appartement. J'ai vraiment besoin de ton aide ,  Pour mon anniversaire, je veux que tu me donnes de l'argent, et je paierai trois mensualits de crdit immobilier. 

Utilisez des messages en  je  : au lieu de  Tu ne m'coutes pas , prfrez  Je me sens seule quand nous ne parlons pas .

vitez les gnralisations :  Tu es toujours en retard  est avantageusement remplac par  Aujourd'hui, tu avais vingt minutes de retard, et j'tais contrarie .

Ne faites pas la le?on. Les hommes dcrochent pendant les longs monologues. Parlez bri?vement, clairement, allez ? l'essentiel. Si vous avez besoin de discuter de quelque chose d'important, vous pouvez prvenir :  J'ai un sujet ? aborder, est-ce que cela te convient de parler dans dix minutes ? 

Demandez son avis, les hommes adorent se sentir experts. Mais n'en faites pas trop : il n'est pas votre psychothrapeute.

Respectez son silence. S'il est silencieux, cela ne signifie pas qu'il est en col?re. Il est peut-?tre simplement en train de traiter l'information. Donnez-lui du temps.




Comment se prserver dans une relation


C'est, sans doute, la partie la plus importante du chapitre. Parce que m?me avec un homme bien, vous pouvez vous perdre vous-m?me.

N'abandonnez pas vos amis, vos loisirs ou votre travail pour lui. Si vous construisez toute votre vie autour de lui, quand vous romprez, il ne vous restera plus rien. Vous devez ?tre enti?re m?me sans lui.

L'indpendance financi?re est le fondement d'un respect sain. Ne vous endettez pas pour ses cadeaux, ne payez pas ses factures si vous n'?tes pas maris. Et m?me dans le mariage, il est utile d'avoir un compte personnel.

Si vous avalez une parole blessante une fois, la deuxi?me fois vous en avalerez une encore plus blessante. Poser des limites signifie :  Je montre que tu ne peux pas me traiter ainsi.  Partez lorsqu'il y a de graves transgressions.

Vous avez le droit ? une soire sans lui. ? votre opinion. ? votre carri?re. ? votre temps. S'il ne comprend pas cela, il n'est pas fait pour vous.

Oubliez l'expression  Je suis comme une m?re pour lui . C'est un scnario crit pour la mort d'une relation. Ne courez pas apr?s ses chaussettes, ne lui rappelez pas ses t?ches, ne contr?lez pas son quotidien. C'est un adulte, il rpondra de lui-m?me. Et s'il ne le fait pas, cela veut dire que vous n'avez pas choisi un adulte.




La thorie des filtres


Nous reviendrons sur la thorie des filtres plus loin dans le livre. Mais pour le moment, je veux vous donner une liste de contr?le de filtres ? travers lesquels vous pouvez passer au crible n'importe quel homme, m?me au stade des premiers rendez-vous.

Filtre 0. Disponibilit

Peut-il vous voir rguli?rement ? Si se rencontrer exige des  exploits , il est limin.

Filtre 1. Apparence et mode de vie

Son physique vous pla?t-il, la mani?re dont il s'habille, ce qu'il fait, son odeur, ? quoi ressemble son domicile ? Si quelque chose vous irrite, ne le tolrez pas.

Filtre 2. Valeurs et habitudes

Aime-t-il planifier ou est-il spontan ? Panier perc ou conome ? Actif ou casanier ? La famille est-elle une priorit ou la carri?re ? Si cela ne correspond pas, c'est un conflit futur.

Filtre 3. Son attitude envers vous et les femmes en gnral

Comment parle-t-il de son ex-petite amie ou de son ex-femme ? Respecte-t-il vos limites ? Comment ragit-il ? votre  non  ? Entend-il vos dsirs ?

**Filtre 4. Son attitude envers le mariage et la famille**

Que pense-t-il des enfants, de la rpartition des r?les, de l'argent dans le mariage ? vite-t-il ces sujets ?

Filtre 5. Volont de s'investir

Est-il pr?t ? consacrer du temps, des efforts, de l'argent avec vous, ? la mesure de ses capacits, pour couter vos probl?mes ? Ou ?tes-vous la seule ? investir ?

Filtre 6. Fiabilit

Tient-il parole ? Arrive-t-il ? l'heure ? Rpond-il aux appels ? Pouvez-vous compter sur lui dans une situation difficile ?

Filtre 7. Acceptation de vous en tant que personne

Vous accepte-t-il avec vos manies, vos motions, votre caract?re, ou essaie-t-il de vous  fa?onner  ?

Si ne serait-ce qu'un seul filtre n'est pas franchi, cela mrite rflexion. Sauter le quatri?me, le sixi?me et le septi?me en esprant un miracle ne marchera pas.




Ce qu'est vritablement  l'amour 


L'engouement passionn, c'est la passion, l'idalisation, la dpendance, le besoin, le dsir de se dissoudre dans l'autre.

L'amour est un choix, le respect, la patience, le partenariat, la capacit de voir les dfauts et de rester. C'est :  nous remplissons notre vie ensemble. 

Interrogez-vous : ?tes-vous pr?te ? traverser une tape difficile avec cette personne sans prendre la fuite ? ? l'accepter sans chercher ? le changer ? ? lui dire la vrit, m?me lorsqu'elle est blessante ? ? le soutenir dans ses moments de faiblesse, tout en veillant ? ne pas vous perdre vous-m?me ?

Si la rponse est  oui  ? tout, vous ?tes sur la bonne voie.




Exercice :


1. Rdigez votre propre liste de crit?res  Ce qui compte pour moi chez un homme , sur les valeurs, le respect, la fiabilit.

2. Pensez ? vos relations passes. Quels filtres avez-vous ngligs ? Notez vos erreurs pour ne plus les reproduire.

3. Si vous ?tes actuellement en couple, valuez votre partenaire ? l'aide de ces filtres. En toute honn?tet. Quelles sont les lacunes ? Discutez-en avec lui.

4. Dressez le portrait de l'homme avec qui vous aimeriez ?tre dans trois ans. Pas son physique, mais ses actes, son comportement envers vous, ses priorits dans la vie.

Il est important de comprendre une chose : les hommes ne se divisent pas en  bons  et  mauvais . Ils se divisent en hommes m?rs et immatures, en hommes faits pour vous et pas faits pour vous, en hommes compatibles et incompatibles avec vous. Votre t?che n'est pas de juger, mais de comprendre et de choisir.

Vous est-il dj? arriv de vous surprendre ? penser :  Il a l'air bien, mais quelque chose cloche  ? Ou inversement :  Tout le monde dit que c'est un sale type, mais je suis attire par lui  ? Cela arrive parce que nous n'avons pas de mthode. Nous choisissons ? l'odorat, d'apr?s une image d'enfance. Nous ignorons qui nous cherchons, alors nous prenons le premier qui sourit.

Vous trouverez ci-dessous une classification type des hommes, d'apr?s leur structure intrieure, leur maturit, leur attitude envers les femmes et leur potentiel relationnel. C'est une autre carte de travail ; elle aide ? ne pas errer dans le noir, tout en gardant ? l'esprit que chaque personne est plus complexe que n'importe quel schma.




Classification des hommes selon leur type de personnalit et leur attitude envers la vie


1. L'homme-enfant. Il est charmant, joyeux, spontan. Avec lui, on ne s'ennuie jamais. Il sait surprendre, susciter des motions, faire des cadeaux inattendus. Mais il ne sait pas planifier, ne tient pas parole, n'assume pas la responsabilit des consquences. Il vit au jour le jour, et si un probl?me surgit, il dispara?t.

Comment le reconna?tre :

Ses promesses se brisent contre la ralit ( Je passerai , il n'est pas pass ;  Je le ferai demain , il ne l'a pas fait).

Il ne se souvient pas des dates importantes, ne planifie pas d'avenir commun.

Sa vie se rsume aux f?tes, aux amis, aux jeux, aux loisirs, au travail  jusqu'? la premi?re difficult .

Lorsque vous tentez de parler srieusement, il change de sujet ou se vexe.

Il  manque toujours de temps  ou invoque les  circonstances .

Il emprunte souvent de l'argent et ne le rend pas.

Que faire avec lui :

Une amiti ? Oui, s'il ne vous tire pas vers le bas. C'est un interlocuteur remarquable, c'est agrable d'?tre avec lui, il peut ?tre un ami sinc?re, mais pas en temps de crise.

Une relation ? Seulement si vous ?tes pr?te ? ?tre sa  maman  et ? tout porter vous-m?me. Et si vous avez vingt ans et ?tes encore vous-m?me en mode  f?te . Avec l'?ge, cela cesse de fonctionner.

Fonder une famille ? Non. Il est lui-m?me encore un enfant, au sens qui compte pour une famille.

Important : Il n'est pas mchant. Il n'a simplement pas grandi. Et il pourrait bien ne jamais grandir. Ne cherchez pas ? le changer, cela puisera toute votre nergie et ne donnera aucun rsultat.

2. L'homme violent. C'est un signal d'alarme sur pattes. Charmant au dbut, il gagne vite la confiance, cre le sentiment qu' il est mon hros . Mais derri?re cette fa?ade se trouvent le contr?le, l'humiliation, la dvalorisation, la manipulation et la destruction progressive de votre confiance en vous. Il est souvent tr?s brillant, charismatique et m?me attentionn, du moins dans sa propre version des faits.

Comment le reconna?tre dans les premiers temps :

Il dit trop vite :  Tu es mon destin ,  Je n'ai jamais rencontr quelqu'un comme toi . Cela porte un nom, le  love bombing . Ce n'est pas de l'amour. C'est un app?t.

Il vous critique :  Tu es trop motive ,  Tes amis sont bizarres ,  Tu es bien quand tu te tais .

Il contr?le : o? vous ?tes, avec qui, quand vous rentrerez.

Il est jaloux sans raison, vous accuse d'infidlit.

Il dvalorise vos russites :  Et alors, une prime ,  C'tait juste de la chance .

Il utilise le  silence glacial  comme punition.

Tout le monde est toujours coupable sauf lui : son ex est stupide, son patron est un con, ses amis l'ont trahi.

Vous avez l'impression de marcher sur des Cufs, par peur de sa raction.

Une amiti ? Non. Il ne sait pas ?tre un ami, il sait utiliser les gens.

Une relation ? Non. C'est un pi?ge dont il est tr?s difficile de s'chapper.

Si vous ?tes dj? dans cette relation : La premi?re tape est d'admettre qu'il s'agit de violence psychologique. Ensuite, un psychologue, des amis proches, une thrapie quelle qu'elle soit. Prparez votre sortie ? l'avance : argent, papiers, logement. Les promesses de changer semblent convaincantes, mais les gens ne changent qu'apr?s une longue thrapie, et pas tous.

Important : Vous n'?tes pas oblige de le sauver. Vous n'?tes pas oblige de le tolrer. Votre scurit est plus importante que ses  traumatismes motionnels .

3. L'homme-mur. Il est fiable comme un roc. Il gagne de l'argent, rsout les probl?mes, fait son travail. Mais sur les sentiments, presque rien. ? la question  Que ressens-tu ? , il rpond  Tout va bien  ou garde simplement le silence. Il peut ?tre un mari et un p?re merveilleux, mais aupr?s de lui, vous risquez de vous sentir seule.

Il prend rarement l'initiative de discussions ? cCur ouvert.

Il rpond par monosyllabes aux sujets motionnels.

Dans les conflits, il se ferme, se replie sur lui-m?me.

Il exprime l'amour par des actes, apporter de l'argent, rparer des choses, acheter les courses, pas par des paroles.

Il ne saisit pas les allusions, car il n'est pas tr?s dou pour lire les motions.

Une amiti ? Excellente, si vous avez besoin d'une personne fiable qui n'ira pas fouiller dans votre ?me.

Une relation ? Seulement si vous ?tes pr?te ? accepter son  langage de l'amour , des actes au lieu de paroles. Si les conversations et l'intimit motionnelle sont importantes pour vous, il ne vous satisfera probablement pas. Mais si vous ?tes autonome et n'avez pas besoin d'un  dversement  permanent, il peut ?tre un partenaire merveilleux.

Fonder une famille ? Oui, si vous acceptez sa retenue motionnelle et ?tes pr?te ? apprendre ? dchiffrer ses signaux silencieux. Les enfants ressentiront son soutien, m?me s'il ne leur dit pas qu'il les aime toutes les cinq minutes.

Important : N'essayez pas de le  faire parler  par la force, cela ne provoque que du rejet. Acceptez-le tel qu'il est, ou partez.

4. L'homme-potentiel. Il est intelligent, dou, mais... paresseux, indcis, effray ? l'ide de faire un pas. Des  mains en or  et un  esprit brillant , mais il travaille comme chauffeur de taxi ou vit aux crochets de sa m?re. Il parle de grands projets mais ne fait rien. Il promet que  tout changera ce lundi , mais lundi n'arrive jamais. Vous tombez amoureuse de son potentiel, pas de sa ralit. Et c'est l? le pi?ge principal.

Il parle beaucoup de ses projets mais fait peu.

Il se trouve des excuses : pas d'argent, pas le temps, le march n'est pas le bon.

Il change souvent de projet sans en terminer aucun.

Il vit aux dpens des autres, parents, petites amies, femmes.

Il se vexe quand vous lui rappelez ses promesses.

Une amiti ? Oui, mais avec prudence. Il peut ?tre un interlocuteur intressant, veillez simplement ? ne pas endosser ses responsabilits.

Une relation ? Non. Tant qu'il ne se ralise pas lui-m?me, vous le porterez. C'est ce qu'on appelle la dpendance affective. Vous deviendrez sa m?re, sa source de motivation et son soutien financier, tout ? la fois. Et il vous dvalorisera, car votre russite mettra en lumi?re ses checs.

Fonder une famille ? Seulement s'il a dj? commenc ? bouger et a montr de vrais rsultats. Sinon, vous aurez des enfants, il restera un  ternel gar?on , et tous les fardeaux retomberont sur vous.

Important : Ne tombez pas amoureuse d'un potentiel. Tombez amoureuse de la ralit. S'il ne fait rien aujourd'hui, ne croyez pas qu'il le fera demain.

5. L'homme narcissique. Il est s?r de son caract?re exceptionnel. Il exige admiration, attention, confirmation permanente de son propre gnie. Il peut ?tre sduisant, brillant, intelligent. Mais il est incapable d'empathie. Vos sentiments sont pour lui une g?ne aga?ante. Il peut ?tre gnreux en cadeaux, mais ce n'est pas de l'amour, c'est une fa?on d'acheter votre admiration.

Il ne parle que de lui, coupe la parole, n'coute pas.

Il attend une admiration constante.

Il ne se souvient pas des dtails de votre vie, de ce que vous aimez, de ce qui compte pour vous.

Il ragit aux critiques par la rage ou un froid mpris.

Il estime que les r?gles sont faites pour les autres, pas pour lui.

Il adore ?tre au centre de l'attention et jalouse vos russites.

Que faire de lui :

Amiti ? Non. Il ne sait pas ?tre un ami, il collectionne les admirateurs.

Relation amoureuse ? Non. Vous vous sentirez insignifiante et toutes vos ressources serviront ? soutenir son ego.

Fonder une famille ? Non. Les enfants constituent une menace pour son sentiment d'exception. Il ne sera pas un bon p?re.

Important : vous n'?tes pas la personne spciale qui le changera. Un narcissique ne change pas parce qu'il ne voit aucun probl?me en lui. Partez.

6. L'homme partenaire. C'est l'objectif ? viser. Il n'est pas parfait, mais c'est un adulte. Il sait prendre ses responsabilits, tenir sa parole, rsoudre les conflits, ressentir des motions et en parler, m?me si ce n'est pas de fa?on parfaite. Il respecte votre libert et ne craint pas la sienne. Vous pouvez b?tir avec lui.

Il est stable, tant dans ses actes que dans son humeur.

Il tient sa parole : s'il a promis, il le fera.

Il n'a pas peur de parler de l'avenir, du mariage, des enfants.

Il respecte vos limites et ne les transgresse pas.

Il accepte la critique et sait s'excuser, sans  mais .

Il se rjouit de vos russites, il n'est pas jaloux.

Il est autonome : il a sa propre vie, son travail, ses amis, et il ne s'accroche pas ? vous.

Il ne joue pas aux devinettes, il parle directement.

Amiti ? Oui. Relle, profonde, fiable.

Relation amoureuse ? Oui. C'est la meilleure base. Avec lui, vous pouvez rsoudre les conflits, faire des projets et avoir confiance.

Fonder une famille ? Oui. Il sera un p?re qui participe ? la vie de ses enfants et ne se dcharge pas de tout sur vous.

Important : il n'est pas parfait. Il n'a peut-?tre pas une apparence idale, ce n'est pas un millionnaire, ce n'est pas un  macho . Mais c'est un adulte. Et c'est la chose la plus importante.

7. L'homme intellectuel. Il vit dans un monde d'ides et de thories. Il peut ?tre un brillant scientifique, programmeur, philosophe. Mais il est dtach du quotidien, des motions. Il peut oublier d'acheter du pain parce qu'il pensait ? la physique quantique. Il peut ne pas remarquer que vous ?tes contrarie, parce que son cerveau est occup par une t?che totalement diffrente.

Il aime parler de choses complexes, pas de sentiments.

Il  s'gare  souvent dans ses penses.

Il n'est pas tr?s dou pour grer les corves du quotidien.

Il peut ?tre distrait et oublieux.

Dans les conflits, il recourt ? des arguments rationnels, pas aux sentiments.

Amiti ? Excellente, si vous apprciez les changes intellectuels.

Relation amoureuse ? Si vous ?tes pr?te ? assumer les t?ches mnag?res et ? ne pas attendre d'effusions motionnelles, vous pouvez essayer. Si les mots d'amour, l'attention et la prvenance sont importants pour vous, il vous dcevra tr?s probablement.

Fonder une famille ? Oui, si vous acceptez ses particularits et ?tes pr?te ? ?tre son  pont  vers la ralit. Il peut ?tre un p?re formidable qui apprendra aux enfants ? penser, mais il ne se rappellera pas toujours de changer les couches.

Important : n'essayez pas de le transformer en  romantique sensible . Soit vous l'acceptez, soit vous cherchez quelqu'un d'autre.

8. L'homme camlon. Il veut vous plaire, et il s'adapte en consquence. Il dit ce que vous voulez entendre, fait ce que vous voulez voir. Mais il n'a ni convictions, ni valeurs, ni consistance propre. Il peut ?tre agrable, mais vous ne comprendrez jamais qui il est vraiment. Avec le temps, il pourrait  dispara?tre , ou se transformer en quelqu'un que vous ne reconnaissez pas.

Il n'a pas d'opinions bien arr?tes, il est d'accord avec vous sur tout.

Il change de comportement en fonction de son entourage.

Il dit souvent :  comme cela t'arrange .

Il n'a aucun loisir propre qu'il avait avant vous.

Il ne discute pas, ne s'oppose pas, ne montre aucune initiative.

Amiti ? Superficielle. Vous ne le conna?trez jamais vraiment.

Relation amoureuse ? Soyez prudente. Vous pourriez penser vivre une comprhension mutuelle idale, mais en ralit, il ne fait que vous renvoyer votre reflet. Avec le temps, cela devient fatiguant. Vous commencez ? vous sentir vide.

Fonder une famille ? Non. Il ne sera pas un pilier de soutien parce qu'il n'a aucune colonne vertbrale. Face ? une crise, soit il s'effondrera, soit il se rvlera sous un jour totalement inattendu.

Important : cherchez un homme qui a ses propres loisirs, ses propres opinions, ses propres amis. Une personne qui se dissout en vous n'a pas de moi personnel, et ne s'accrochera pas ? vous.

9. L'homme hros. Il a l'habitude de sauver tout le monde. Il choisit des femmes qui ont des probl?mes et les  rsout . Il a besoin de drames et de difficults pour se sentir utile. Il peut ?tre formidable, mais aupr?s de lui, vous serez toujours dans la position d'une victime. Vous ne pourrez tout simplement pas ?tre heureuse et sereine : il s'ennuie.

Il parle souvent de la fa?on dont il a  sauv  ses ex.

Il est attir par les femmes qui ont des probl?mes.

Il ignore vos russites quand les choses vont bien pour vous.

Il peut crer des probl?mes juste pour les rsoudre plus tard.

Les femmes fortes et indpendantes ne l'intressent pas, il n'a tout simplement pas besoin d'elles.

Amiti ? Oui, mais ne tombez pas dans le r?le de  celle qui est sauve .

Relation amoureuse ? Seulement si vous ?tes pr?te ? ?tre une  princesse en dtresse  pour toujours. Mais c'est fatiguant et cela entrave votre croissance.

Fonder une famille ? Risqu. Il pourrait trouver une nouvelle  victime  d?s lors que vous deviendrez forte.

Important : vous ?tes un ?tre entier. Vous pouvez ?tre heureuse sans drame. Ne le laissez pas faire de vous quelqu'un de  commode .

10. Votre homme. Il s'agit de votre homme. Celui avec qui c'est facile, m?me quand c'est difficile. Celui avec qui vous n'avez pas ? jouer de r?les, pas besoin d'expliquer l'vidence, pas besoin de rclamer le respect lmentaire. Vous avez peut-?tre des habitudes diffrentes, des rythmes diffrents, des passs diffrents, mais vous ?tes d'accord sur les choses principales : les valeurs, l'attitude envers les gens, le sens de l'humour, le respect.

Vous vous sentez sereine aupr?s de lui. Pas de  papillons , mais une douce tideur.

Vous pouvez rester silencieux ensemble, et c'est formidable.

Vous discutez des conflits, vous ne les vitez pas.

Vous vous rjouissez des russites de l'autre sans jalousie.

Vous avez des projets de vie similaires, un appartement, un dmnagement, des enfants, de la libert, peu importe quoi exactement, l'essentiel est qu'ils correspondent.

Il vous soutient dans vos dcisions, m?me s'il n'est pas d'accord.

Il vous accepte avec vos dfauts.

Amiti ? La meilleure amiti.

Relation amoureuse ? Construisez, dveloppez, investissez.

Fonder une famille ? Oui. Avec lui, vous crerez un partenariat, pas de la  patience et de la souffrance .

Important : n'attendez pas de lui qu'il soit parfait. Mais si les choses fondamentales s'accordent, c'est dj? un grand succ?s.




Que faire avec qui ?


|Type d'homme | Amiti ?| Construire une relation ? | Fonder une famille ? | Risque pour vous

|L'homme-enfant| Oui (si c'est amusant, mais pas en temps de crise) | Non (seulement si vous ?tes pr?te ? le porter) | Non | Vous deviendrez sa m?re, vous vous perdrez vous-m?me

|L'homme maltraitant | Non | Non | Absolument pas| Traumatisme, perte de l'estime de soi, danger

|L'homme-mur | Oui (si vous n'avez pas besoin d'une connexion motionnelle profonde) | Oui (si vous n'avez pas besoin de conversations ? cCur ouvert) | Oui (si vous acceptez sa rserve) | Solitude motionnelle

|L'homme-potentiel | Oui (prudemment) | Non (jusqu'? ce qu'il se ralise lui-m?me) | Non (jusqu'? ce qu'il agisse) | Vous le porterez toute votre vie

|L'homme narcissique | Non| Non | Absolument pas| Perte de l'estime de soi, de ressources, de vos nerfs

|L'homme partenaire| Oui| Oui| Oui| Minimal (si vous ?tes tous les deux m?rs)

|L'homme intellectuel | Oui | Oui (si vous acceptez son dtachement) | Oui (si vous ?tes pr?te ? assumer les t?ches mnag?res) | Vous le  traduirez  du langage des ides ? la ralit

|L'homme camlon | Superficielle | Avec prudence | Non | Vous ne saurez pas qui il est vraiment

|L'homme hros| Oui (mais sans le r?le de victime)| Seulement si vous n'?tes pas dans le r?le de  celle qui est sauve  | Dangereux| Il pourrait chercher une nouvelle  victime 

|Votre homme | Oui | Oui| Oui | Seulement des difficults de croissance naturelles




Comment faire la distinction


Il y a une confusion dans laquelle beaucoup de gens tombent. Vous ?tes amie avec un homme, et soudain vous ralisez que vous ?tes tombe amoureuse. Ou, inversement, vous sortez ensemble, et ensuite vous ralisez : c'est juste de l'amiti, et rien de plus. C'est normal et c'est simplement ce qui arrive. Mais il est utile de comprendre la diffrence avant d'?tre compl?tement perdue.

Voici une fa?on simple de voir la situation un peu plus clairement :




Ami contre partenaire : quelle est la diffrence


Crit?re| Ami | Partenaire

Sentiments | Chaleur, confiance, mais pas de passion | Passion, dsir, romantisme

Soutien | Prsent, mais sans obligations | Prsent, avec des obligations futures

Projets | Spars, co?ncident parfois | Communs, b?tis ensemble

Limites | Claires (moi - toi) | Intgres (nous)

Temps | Rencontres selon le dsir | Rgularit et priorit

Jalousie | Absente ou lg?re | Prsente, mais contr?le

Intimit physique | Absente | Prsente et importante

Si vous ralisez que vous ?tes tombe amoureuse d'un ami, dites-le-lui honn?tement, mais sans exigences. Quelque chose comme :  J'prouve plus que de l'amiti pour toi. Qu'en penses-tu ?  C'est une conversation franche.

S'il ne partage pas vos sentiments, respectez sa rponse. N'attendez pas qu'il  revienne ? la raison . Cela m?ne ? des souffrances longues et totalement inutiles. Vous pouvez essayer de prserver l'amiti, si les deux c?ts y sont pr?ts. Mais seulement si vous pouvez rellement le faire, et non souffrir ? ses c?ts.

Si vous ralisez qu'un partenaire est devenu un simple ami, cela arrive aussi. Les sentiments changent, et c'est la vie. Parlez-lui. Parfois, c'est juste une phase que vous pouvez traverser ensemble. Et parfois, c'est la fin, et il vaut mieux l'admettre honn?tement plut?t que de faire tra?ner les choses. Ne lui donnez pas de faux espoirs. S'il n'y a pas d'amour, dites-le. Cela fait mal, mais c'est du respect.

Et s'il n'y avait pas d'homme idal ?

Il n'y en a pas. Il n'y en a jamais eu et il n'y en aura jamais. Il y aura celui que vous choisirez. Et la t?che ici n'est pas de trouver un idal, mais de choisir, parmi de vraies personnes, celle qui est la plus compatible avec vous. Et ensuite, de b?tir. Mais vous n'avez pas ? endurer.

B?tir, c'est :

respecter les diffrences,

ngocier,

pardonner (mais pas tout),

grandir ensemble.




Liste de contr?le :  Dois-je commencer une relation ? 


Je me sens en scurit avec lui.

Nous pouvons parler de sujets difficiles.

Il tient parole, dans les petites choses et les grandes.

Il respecte mon temps et mes limites.

Nous avons des valeurs fondamentales concordantes : enfants, argent, libert, honn?tet.

Il m'accepte, il n'essaie pas de me  modeler .

Je peux ?tre moi-m?me, ne pas jouer un r?le.

Il se rjouit de mes succ?s, il n'est pas jaloux.

Il a sa propre vie, il ne  s'accroche  pas ? moi.

Je peux rire et garder le silence avec lui, avec le m?me confort.

Si la plupart des points sont des  oui , essayez. Sinon, ne perdez pas votre temps.

Vous avez le droit de choisir ! Vous n'?tes pas oblige d'?tre avec la premi?re personne qui fait attention ? vous. Vous n'?tes pas oblige de tolrer le manque de respect. Vous n'?tes pas oblige de donner une chance ? tous ceux qui vous plaisent. Vous avez le droit de choisir, consciemment et sans vous presser.

Vous avez le droit de choisir ! Vous n'?tes pas oblige d'?tre avec la premi?re personne qui fait attention ? vous. Vous n'?tes pas oblige de tolrer le manque de respect. Vous n'?tes pas oblige de donner une chance ? tous ceux que vous trouvez attirants. Vous avez le droit de choisir, consciemment et sans vous presser.

Et encore une chose importante : un homme est aussi une personne. Avec sa propre histoire, sa douleur et ses faiblesses. Vous pouvez ?tre l? pour lui, mais vous ne pouvez pas le  rparer . La seule chose qui soit entre vos mains, c'est de choisir avec qui avancer, et de qui s'loigner.

Il y a trop peu de temps dans cette vie pour le passer avec ceux qui ne sont pas pr?ts ? aller dans la m?me direction que vous.




Exercice :


1. Faites une liste des hommes qui sont, ou ont t, dans votre vie. Attribuez ? chacun un type d'apr?s le tableau ci-dessus. Soyez honn?te. Quelles prises de conscience en avez-vous tires ?

2. Crez votre propre portrait de  votre homme . Pas son apparence, ses valeurs et ses actes. Qu'est-ce qui est le plus important pour vous ?

3. Si vous ?tes actuellement en relation, valuez votre partenaire. Y a-t-il des signaux d'alarme ? Si c'est le cas, parlez-lui.

4. Si vous ?tes actuellement clibataire, relisez le tableau avant votre prochain rendez-vous. Vrifiez les filtres. Ne vous pressez pas.

Rappelez-vous, l'homme idal n'existe pas. Il existe une personne qui vous convient. Il ne devinera pas vos dsirs. Il fera des erreurs. Il vous nervera parfois. Mais il sera l? quand les choses seront difficiles. Il tiendra sa parole. Il vous respectera.

Ne tombez pas amoureuse d'un potentiel, d'un projet, du scnario de  ce qui se passera dans cinq ans , comme je l'ai fait autrefois. tudiez la personne et regardez ce qui est prsent maintenant. Ne croyez qu'aux actes.

Il vaut mieux ?tre seule et ne pas se mentir ? soi-m?me que d'?tre dans une relation et de se sentir seule. Votre temps de solitude est un temps pour grandir, jusqu'? ce que vous rencontriez quelqu'un qui mrite votre temps.




Chapitre 5. Avant le mariage : le temps qui dcide de tout



Il y a un mythe dangereux qu'on nous inculque ? nous, les filles, d?s l'enfance :  Tu rencontreras un prince sur un cheval blanc, et tout s'arrangera.  Comme si le mariage allait rsoudre tous les probl?mes et donner un sens ? la vie. Mais la ralit est diffrente.

Le mariage ne rsout pas les probl?mes, il les met en lumi?re. Et si une fille entre dans la vie conjugale avec un tas de probl?mes non rsolus, elle ne devient pas plus heureuse. Elle transf?re simplement son chaos dans un espace partag, o? dsormais deux personnes souffrent.

D?s lors, il existe une priode critique, le temps avant le mariage. C'est votre startup personnelle qui dterminera si vous serez une partenaire gale dans le mariage ou une ternelle petite fille cherchant le salut. Que recommand-je ?

T?che 1. Se sparer des parents motionnellement et physiquement

C'est la t?che la plus difficile et la plus importante. Beaucoup de filles confondent  vivre sparment  et  se sparer . Vous pouvez vivre dans une autre ville, mais appeler votre m?re tous les matins et lui demander quoi porter. Ou vous pouvez vivre avec vos parents et ?tre tout de m?me compl?tement indpendante dans vos dcisions. L'une de mes amies, ? 30 ans, a finalement dcid de quitter la maison de ses parents, mais sa m?re rsout toujours tous ses probl?mes. Cela l'emp?che de construire des relations ; plus prcisment, elle n'a jamais appris ? ?tre indpendante. De quel genre de relations pouvons-nous seulement parler ?




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   ,     (https://www.litres.ru/book/uliana-sunny/se-preparer-a-une-vie-quon-napprend-pas-a-lecole-74515314/)  .

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