  . 30      (B1B2)
 


 ,        ,        .

        ,          .   ,    :      , ,       ,       .    ,    ,         .

30      

 :   ,     

 

 115  B1 (pass compos),  1630  B2 (pass simple,    )

  :   ,     .

 ,          .





  . 30      (B1B2)



LES MYST?RES

DE KERBRIAC

 

30    

    

 B1B2




Sommaire  


Comment lire ce livre       

PREMI?RE PARTIE  B1

Enqu?te 1  Le g?teau disparu     

Enqu?te 2  Le livre qui revenait toujours    ,   

Enqu?te 3  Des cartes postales de Sydney      

Enqu?te 4  Le chien qui n'a pas aboy    ,   

Enqu?te 5  Le train de 10 h 15 en provenance de Quimper     10:15  

Enqu?te 6  Les nains de jardin voyageurs     -

Enqu?te 7  De la farine dans l'escalier      

Enqu?te 8  Des lettres sans nom      

Enqu?te 9  La chambre 12     

Enqu?te 10  La cabane ferme ? cl     

Enqu?te 11  L'horloge du tableau      

Enqu?te 12  Le chien qui rentrait chez lui    ϸ,   

Enqu?te 13  La bague du ch?teau de Kerdran       

Enqu?te 14  Des traces dans la neige      

Enqu?te 15  La voyante    

DEUXI?ME PARTIE  B2

Enqu?te 16  Les mots croiss du colonel     

Enqu?te 17  Le billet de car     

Enqu?te 18  Le fant?me du ch?teau de Kerdran      

Enqu?te 19  Le professeur qui avait disparu    ,  

Enqu?te 20  Le secret du far breton      

Enqu?te 21  Une murder party     

Enqu?te 22  L'argent du toit       

Enqu?te 23  Brouillard sur le bac      

Enqu?te 24  Des lettres dans le mur      

Enqu?te 25  Yann a des ennuis      

Enqu?te 26  Le perroquet qui en savait trop    ,    

Enqu?te 27  La lettre perdue de Chateaubriand      

Enqu?te 28  Le train de nuit pour Nice       

Enqu?te 29  Le retour de Monsieur Gris      

Enqu?te 30  La derni?re page     




Comment lire ce livre


   

Voici un recueil de trente courtes histoires polici?res  une pour chaque soir du mois , crites pour celles et ceux qui apprennent le fran?ais aux niveaux B1 et B2. Chaque histoire est raconte deux fois : une fois en fran?ais, et une fois dans une traduction russe littraire et naturelle, qui se lit comme si un auteur russe avait racont la m?me histoire d?s le dpart.

             ,    ,      B1  B2.    :   -             ,          .

Les trente enqu?tes sont rsolues par la m?me personne : Louise Morvan, trente-cinq ans. Pendant dix ans, elle a fait des mots croiss pour un journal parisien, et maintenant, elle tient une librairie de livres anciens ? Kerbriac, un petit port tranquille au bout de la Bretagne. Elle remarque les petites choses  une mauvaise date, un cachet de la poste qui manque, un mot qui n'a rien ? faire l? , et elle est aide (et parfois g?ne) par son vieil ami d'cole, le lieutenant de gendarmerie Yann Okafor, et par un chat noir qui s'appelle Virgule.

            .        ,       ,       .       ,  , ,    ,     (   )  ,    ,      .

Les histoires deviennent plus difficiles au fil du livre. Les enqu?tes 1 ? 15 sont crites pour le niveau B1 : les phrases sont plus courtes, le vocabulaire est celui de tous les jours, et le rcit est au pass compos et ? l'imparfait. Les enqu?tes 16 ? 30 sont crites pour le niveau B2 : elles sont plus longues, la langue est plus riche, et le rcit passe au pass simple, comme dans les vrais romans fran?ais. Dans les dialogues, les personnages parlent comme on parle dans la vie. Chaque enqu?te est une nigme honn?te : tous les indices sont dans le texte avant que Louise les explique, et vous pouvez essayer de trouver la solution vous-m?me.

  .  115    B1:  ,  ,     pass compos  imparfait.  1630    B2:  ,  ,     pass simple    ,     .     ,    .     :      ,    ,       .

Le livre est fait de courts blocs qui alternent : un paragraphe en fran?ais, et juste apr?s, le m?me paragraphe en russe, en italique. Vous n'avez donc jamais besoin d'aller ? la fin du livre ou de chercher une autre partie pour vrifier quelque chose  la traduction est toujours juste en dessous de l'original.

    :   ,         ,  .  ,           ,  - ,      .

Il n'y a pas une seule bonne fa?on de lire ce livre, mais voici une fa?on qui marche pour beaucoup de lecteurs. Lisez d'abord tout le paragraphe en fran?ais, m?me si un mot ou une phrase n'est pas clair  essayez de deviner le sens gr?ce au contexte avant de regarder plus bas. Lisez ensuite le paragraphe russe en dessous, non pas pour traduire mot ? mot, mais pour vrifier que vous avez bien compris, ou pour claircir une ou deux choses qui vous ont chapp. Passez au bloc suivant et recommencez.

       ,     .     ,   -    ,      ,    .          ,     ,    ,    ,   -  .      .

Si vous vous sentez plus s?r de vous, lisez d'abord toute l'enqu?te en fran?ais, du dbut ? la fin, sans regarder plus bas  et voyez si vous trouvez la solution avant Louise. Reprenez ensuite le texte russe et regardez les passages o? vous hsitiez. En tout cas, ne cherchez pas ? tout comprendre la premi?re fois. Aux niveaux B1 et B2, il suffit largement de suivre l'histoire et de prendre plaisir ? l'nigme. C'est exactement pour ?a que ces histoires ont t crites.

   ,      -    ,   ,   ,      .         ,   .          .   B1  B2          .       .



PREMI?RE PARTIE  B1

    115



ENQU?TE 1




Le g?teau disparu


 

Louise Morvan avait grandi ? Kerbriac. ? dix-huit ans, elle tait partie ? Paris, et ? trente-trois ans, elle tait revenue, quand sa tante Odile lui avait laiss une librairie. Depuis deux ans, il ne s'tait rien pass de tr?s excitant dans la petite ville. C'est justement pour ?a que Louise aimait Kerbriac.

    ,     ,               .   ,     ,       .       .

Kerbriac tait un petit port de Bretagne, au bout du Finist?re, avec une Grand-Rue, deux cafs, un h?tel, une glise dont l'horloge retardait toujours de quatre minutes, et une librairie de livres anciens avec une porte verte. La librairie tait ? elle maintenant. Au-dessus de la porte, on lisait en lettres dores LIBRAIRIE MORVAN, et ? l'intrieur, ?a sentait le vieux papier, le caf et le chat.

      ,    :   ,  , ,   ,      ,      .    .       LIBRAIRIE MORVAN,     ,   .

Le chat tait venu avec la boutique. Il s'appelait Virgule. Il tait noir, avec une tache blanche sous le menton, et il passait presque toute la journe ? dormir dans la vitrine, entre la posie et les guides de voyage.

     .     - .   ,     ,           .

Avant la librairie, Louise avait fait pendant dix ans des mots croiss pour un grand journal parisien, et elle en envoyait encore une grille par semaine. Maintenant, elle avait trente-cinq ans, des boucles brunes qui ne restaient jamais en place, et elle ne pouvait pas lire un panneau, un menu ou une liste de courses sans remarquer les petites fautes.  C'est une dformation professionnelle, disait-elle souvent. Quand on commence ? chercher des indices, on ne s'arr?te plus jamais. 

                    .    ,        ,      ,    ,      .  ,    .       ,    .

Le deuxi?me samedi de juillet, toute la ville allait ? la f?te d't, ? la salle des f?tes. Il y avait des prix pour les plus gros lgumes, les plus belles fleurs et la meilleure confiture, mais le prix le plus important de tous, c'tait celui du meilleur g?teau breton.

            .      ,      ,          .

Depuis cinq ans, c'tait toujours la m?me femme qui gagnait : Marguerite Le Goff, de la rue de l'glise. Son g?teau tait cl?bre. Il tait dor, pais et fondant, avec beaucoup de beurre et une jolie cro?te quadrille ? la fourchette.

               . Ÿ   : , ,   ,       ,    .

Ce matin-l?, Louise a rencontr Marguerite au Caf du Port, en face de sa librairie. Marguerite a mis ses lunettes de lecture, qui pendaient ? son cou au bout d'une fine cha?ne dore, elle a longtemps tudi la carte, puis elle a command ce qu'elle commandait toujours : un caf ? emporter. Comme d'habitude, elle parlait un peu trop vite.  Je me suis leve ? cinq heures, a-t-elle dit. Et dans ma cuisine, tout est nouveau ! Ma fille m'a offert des pots pour mon anniversaire  tous blancs, tous exactement pareils. Tr?s moderne. Je ne trouve plus rien. 

           .     ,          ,   ,     ,   ,    .  ,  ,  ,  .    ,   .         !            ,   .  .       .

? dix heures et demie, les g?teaux taient sur une longue table au fond de la salle, pr?s de la porte du parking. Chaque g?teau tait sur une assiette blanche, ? c?t d'une petite carte avec un numro. Le g?teau de Marguerite avait le numro sept. Le jury arrivait ? midi.

           ,     .     ,     .    .      .

Louise se promenait lentement dans la salle avec une tasse de th. Elle a admir les normes carottes et les roses magnifiques. Pr?s de la table des g?teaux, elle a remarqu un petit gar?on d'environ huit ans. Il avait les cheveux roux, l'air tr?s malheureux, et il buvait du jus de pomme aussi vite qu'il pouvait, un verre apr?s l'autre.

      .      .           ,    .      ,   ,   .

? midi moins vingt, quelqu'un a cri.

    .

Marguerite Le Goff tait devant la table des g?teaux, les deux mains sur les joues. L'assiette numro sept tait vide. Il n'y avait rien dessus, pas m?me une miette.  Mon g?teau ! a-t-elle cri. Quelqu'un a vol mon g?teau ! 

       ,    .        ,   .   !   .  -   !

Tout le monde dans la salle s'est retourn, et tout le monde a parl en m?me temps. Certains ont regard Dorothe Pinson, qui avait fini deuxi?me pendant cinq ans. Madame Pinson est devenue toute rouge.  Ne me regardez pas comme ?a, a-t-elle dit. Je suis ? la table des confitures depuis ce matin. Demandez ? qui vous voulez. 

   ,    . -    ,       .    .      ,   .         .   .

Un homme de son ?ge, grand, au visage gentil, a travers la foule. C'tait Yann Okafor, lieutenant ? la gendarmerie de Kerbriac ; Louise le connaissait depuis l'cole primaire. Aujourd'hui, il ne travaillait pas  il tait ? la f?te avec sa m?re, qui prsentait ses tomates , mais quand il y avait un probl?me ? Kerbriac, tout le monde cherchait tout de suite Yann.

         .    ,   ,        .            ,      ,       ,       .

 Quand avez-vous vu le g?teau pour la derni?re fois, madame Le Goff ? a-t-il demand.  ? onze heures et demie. Il tait parfait. Ensuite, je suis alle ? la voiture chercher mes lunettes de lecture, et quand je suis revenue il avait disparu ! 

       ,   ?   .    .   .         ,        !

Yann a crit tout ?a dans un petit carnet noir. Pendant ce temps, Louise regardait Marguerite : son visage rouge, ses mains qui tremblaient, et ses lunettes de lecture qui pendaient, comme toujours, ? son cou au bout de la fine cha?ne dore.

      .       :    ,        , ,  ,         .

Ensuite, elle est alle chercher le petit gar?on roux. Il tait assis dehors sur les marches, toujours avec un verre de jus ? la main.  Bonjour, a dit Louise en s'asseyant ? c?t de lui. Je m'appelle Louise. C'est moi qui ai la librairie avec le chat dans la vitrine.  Je sais, a dit le gar?on. Moi, c'est Paul. J'aime bien votre chat. 

     .      ,       .  ,      .   .   ,    .  ,   .   .    .

 Paul, tu as l'air de quelqu'un qui a mang quelque chose d'horrible.  Paul a regard ses chaussures.  J'en ai juste pris un tout petit morceau, a-t-il dit tout bas. Dans le coin. Du numro sept. Tout le monde dit que c'est le meilleur g?teau du monde.  Il a fait une grimace.  Il avait le go?t de la mer. 

 ,    ,   - .     .     -,    .   .   .  ,      .   .        .

 Quelqu'un t'a vu ?  La dame du g?teau. Je lui ai demand pardon. Je lui ai dit qu'il tait sal. Elle a go?t un peu, elle aussi, et elle est devenue toute blanche.  Paul a bu encore une gorge de jus.  Je vais aller en prison ?  Pas aujourd'hui, a dit Louise. Merci, Paul. Tu m'as beaucoup aide. 

  - ?  Ҹ,   .  .  ,   .    ,       .     .     ?    ,   .  , .    .

Louise a fait le tour du b?timent jusqu'au parking. La petite voiture bleue de Marguerite tait gare sous un arbre. Bien s?r, Louise ne l'a pas ouverte. Ce n'tait pas ncessaire : par la vitre arri?re, elle voyait sur la banquette une grande cloche ? g?teau ronde.

      .       .   , ,  .     :     ,         .

Elle est retourne ? l'intrieur et elle a trouv Marguerite seule dans la petite cuisine derri?re la sc?ne. Elle tait assise sur une chaise en plastique, avec une tasse de th qu'elle ne buvait pas.  Marguerite, a dit doucement Louise, vos nouveaux pots sont tous blancs, et ils sont tous pareils. Dans lequel avez-vous pris le sucre, ce matin ? 

            :        ,      .  ,    ,         .       ?

Marguerite n'a rien dit pendant longtemps. Puis elle a cach son visage dans ses mains, et cette fois, elle ne jouait pas la comdie.  Dans celui de gauche, a-t-elle dit. Chez moi, le sucre est toujours ? gauche. Mais ma fille a mis le sel ? sa place. Oh, Louise six jaunes d'Cufs, une demi-livre de beurre, deux cents grammes de sel, et toute la ville allait en manger ! 

  .            .   ,   .      .     . , ,  ,    ,          !

 Alors vous avez cach le g?teau dans la voiture et vous avez dit ? tout le monde qu'on l'avait vol.  Je ne pouvais pas dire que j'avais fait un g?teau au sel ! Cinq ans que je gagne. Cinq ans !  Elle a lev les yeux.  Comment tu as devin ? 

      ,   ,   .      ,    !    .  !    .    ?

 Trois choses, a dit Louise. D'abord, vos nouveaux pots  vous m'en avez parl ce matin. Ensuite, un petit gar?on qui dit que votre g?teau a le go?t de la mer. Et enfin, vos lunettes.  Elle a montr la cha?ne dore.  Vous les portez autour du cou depuis toujours. Vous n'aviez pas besoin d'aller ? la voiture chercher vos lunettes, Marguerite. Vous ?tes alle ? la voiture pour y porter autre chose. 

  ,   .  -,   :       . -, ,  ,        .  -, .      .      ,    .        , .    - .

Marguerite a ri  un petit rire mouill de larmes.  Toi et tes indices  Dformation professionnelle , a dit Louise.

   ,  .     .   ,   .

Finalement, Marguerite a dit elle-m?me la vrit au jury. Quelques personnes ont ri, mais la plupart ont t gentilles avec elle. Dorothe Pinson a gagn le prix pour la premi?re fois de sa vie et elle tait si heureuse qu'elle a pleur. Yann a ferm son carnet et a dit que c'tait l'enqu?te la plus courte de sa carri?re.

       . - ,      -.           ,  .      ,         .

Le soir, quand Louise a ferm la porte verte de sa librairie, elle a trouv sur la marche un petit sac en papier. Dedans, il y avait une part de g?teau  dor, pais, avec sa cro?te quadrille  et un mot :  Cette fois, avec du sucre. Merci. M. 

,    ,       .       , ,       :     . . ..

Louise a port le g?teau ? l'intrieur, a donn ? Virgule un tout petit peu de beurre et s'est dit que Kerbriac tait peut-?tre un peu plus excitant qu'elle ne le pensait.

    ,      ,  , , -  ,   .

?




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   ,     (https://www.litres.ru/book/aleksandra-panfilova/frantsuzskii-cherez-detektivy-30-dvuiazychnykh-istori-74681364/)  .

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