  . 30       .  B1B2
 


   ,         ,    :      ,  ,      bonjour     .

         . 30   30   :    ,   , ,   ,  ,    ,    ,   ,    ,    !.        ,     .

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   ,    .

       .    B1  B2.     .





  . 30       .  B1B2





UNE ANNE EN FRANCE

  

30       

 B1B2

    






   


 ,    ,               .        ,    :  , ,   , ,   ,    .

                  .    ;  - ,       .

 115    B1:  ,  ,  .  1630   B2: ,  ,  .   ,    .

   pass compos  imparfait  ,       ,   pass simple.      , , , ;     .

               .          .

    . Bonne lecture !







  28 ,    .   ,     .

     ,   ,     .

    -   .

  , 9 ;    ,    .

  ,   ,    .

  26 ,  ,   .

   32 ,       ;  ,    bon.

   ;    ,  .

  86 ,  ;  :  .






 / Contents


 1. B1    

1. Bonjour d'abord !     !

2. Tu ou vous ?      ?

3. Une tradition, bien cuite    ,  

4. Le djeuner du dimanche     

5. Le nez du fromage      

6. Les traboules    

7. Les vendanges     

8. Des chrysanth?mes pour Madame Perrin       

9. Mort pour la France      

10. Paris, en vrai       

11. Allez l'OL !    , !

12. La F?te des Lumi?res     

13. No?l en Bretagne      

14. La f?ve      

15. Un Doliprane et au lit !        !

 2. B2    

16. La Chandeleur      

17. Je t'invite      

18. Les cloches de P?ques     

19. Un brin de muguet     

20. Escargots et moutarde      

21. Pain au chocolat ou chocolatine ?    --  ?

22. La ptanque    

23. Le jardin de Madame Perrin      

24. Le bal des pompiers      

25. Couscous et th ? la menthe       

26. Vive les maris !      !

27. La mare    

28. En montagne, on se tutoie        

29. Le Rh?ne et la Sa?ne      

30. ? bient?t ? Kazan     ,  





 1  B1

     115



HISTOIRE 1




Bonjour d'abord !


 !

Le premier mot fran?ais que Vra Sokolova a entendu en France, c'tait  gr?ve .

  ,      ,  .

Elle tait ? l'aroport Charles-de-Gaulle, ? Paris, avec sa grosse valise, devant la gare des TGV. Sur le grand cran, ? c?t de son train pour Lyon, il y avait un seul mot, en rouge : Supprim.Une voix calme a expliqu dans les haut-parleurs :  En raison d'un mouvement social, le TGV 6610 ? destination de Lyon Part-Dieu est supprim. Nous vous prions de nous excuser pour la g?ne occasionne. 

     --    ,    .           - , : .     :       6610  ,  -, .     .

Vra n'a pas tout compris.  Un mouvement social ? , a-t-elle demand ? la femme ? c?t d'elle.

   .

  ?       .

 Une gr?ve, ma petite , a rpondu la femme en haussant les paules.  Les cheminots. C'est la rentre. En France, la rentre, c'est aussi la rentre des gr?ves. 

 , ,    .  .  .          .   .

Vra tait surprise. Elle tait professeure de fran?ais. Elle savait tout sur la France : les Fran?ais sont lgants, ils mangent bien, ils parlent d'amour et de philosophie. C'tait crit dans tous les manuels. Sur les gr?ves, les manuels ne disaient presque rien.

 .    .     :  ,  ,     .      .        .

Autour d'elle, les gens ne criaient pas. Ils soupiraient, ils tlphonaient, ils cherchaient un autre train. Un homme avec une cravate a dit :  Bon. On a l'habitude.  Une tudiante avec un sac ? dos a ajout :  Moi, je les comprends. Mais pas aujourd'hui.  Et tout le monde a ri.

   .  ,   ,   .    :   .   .    :   .    .   .

*   *   *

Vra avait vingt-huit ans. Depuis six ans, elle enseignait le fran?ais dans un lyce ? Kazan. Elle pouvait expliquer la diffrence entre le pass compos et l'imparfait, entre  tu  et  vous , entre  bon  et  bien . Elle avait lu Hugo et Camus en fran?ais. Mais elle n'tait jamais venue en France.

   .         .      pass compos  imparfait,  tu  vous,  bon  bien.       .       .

Maintenant, elle avait une anne enti?re. Un lyce de Lyon cherchait une assistante de russe, et  elle n'arrivait toujours pas ? y croire  on l'avait choisie. Elle allait aider les professeurs, parler russe avec les l?ves et habiter dans une famille fran?aise.  La vraie vie fran?aise , disait l'e-mail.

     .         ,              .    ,  -       .   ,    .

Elle a pris un autre train, trois heures plus tard. Il tait plein. Elle a voyag debout, entre deux valises et un vlo, et elle a regard par la fen?tre : des champs jaunes, des vaches blanches, des petits villages avec une glise au milieu, et puis, ? la fin, deux grands fleuves et une colline avec une basilique blanche tout en haut.

    ,    .    .   ,     ,    :  ,  ,     ,               .

 Fourvi?re , a dit le monsieur au vlo.  Vous ?tes ? Lyon, mademoiselle. 

 ,    .    , .

*   *   *

? la gare de la Part-Dieu, un homme tr?s grand, avec une barbe noire et un tablier de cuisinier sous sa veste tenait une feuille de papier. Sur la feuille, on avait crit au feutre : VRA (RUSSIE). En dessous, il y avait un petit escargot dessin, avec une coquille norme et un grand sourire.

  -           .      ,     : VRA (RUSSIE).            .

 Tu es Vra ? , a demand l'homme.  Moi, c'est Laurent. Laurent Bonnet. L'escargot, c'est ma fille. Elle dessine des escargots partout. Tu vas t'habituer. 

  ?   .    .  .    .    . .

Vra lui a tendu la main.  Enchante, Monsieur Bonnet. 

   .

  ,  .

Laurent a regard sa main, puis il a ri. Il s'est pench et lui a fait la bise : une fois sur la joue gauche, une fois sur la joue droite. Vra est reste immobile, rouge comme une tomate.

      .           ,    .  ,   .

 Ici, on se fait la bise , a dit Laurent.  Deux fois. ? Lyon, c'est deux. ? Montpellier, c'est trois. En Bretagne, ?a dpend du village. Personne ne sait vraiment. Et je suis Laurent, pas Monsieur Bonnet. Monsieur Bonnet, c'tait mon grand-p?re. 

    ,   .   .    .    .       .    .   ,    .       .

Dans le tramway, il a demand :  Et tu viens d'o?, exactement ? 

   :

   ,  ?

 De Kazan. 

  .

 Kazan. ?a, c'est facile.  Il a rflchi.  Comment on dit "bonjour" en russe ? 

 .  .   .    - ?

 Zdravstvou?tie. 

 .

 Zdra zdras zdravou  Laurent a abandonn.  Donne-moi un an. Je vais m'entra?ner. 

      .    .  .

*   *   *

Les Bonnet habitaient ? la Croix-Rousse, sur une colline au nord du centre, dans un vieil immeuble avec des fen?tres tr?s hautes. L'escalier sentait la pierre froide et le caf. Au deuxi?me tage, une vieille dame tr?s petite, avec des cheveux blancs et un sac ? provisions, est sortie d'une porte.

   -,      ,       .       .               .

Vra voulait ?tre polie.  Excusez-moi, madame, c'est bien ici, chez les Bonnet ? 

   .

 , ,     ?

La vieille dame l'a regarde de haut en bas, m?me si elle tait beaucoup plus petite.  Bonjour d'abord , a-t-elle dit.

      ,     .

  ,   .

 Pardon ? 

 ?

 On dit bonjour d'abord. Ensuite, on pose sa question.  Elle a souri, juste un peu.  Bonjour, mademoiselle. Je suis Madame Perrin. Les Bonnet, c'est au-dessus. 

   .     .   - .  , .   .    .

 Bonjour, Madame Perrin , a dit Vra. Elle avait les joues rouges pour la deuxi?me fois de la journe.

 ,  ,   . ٸ       .

*   *   *

La porte de l'appartement s'est ouverte avant m?me qu'ils sonnent. D'abord, un gros chat gris est sorti et s'est assis sur la valise de Vra. Ensuite, une fille de neuf ans avec des tresses et des lunettes rondes. Puis une femme aux cheveux boucls, en blouse blanche de pharmacienne.

   ,    .          .          .       .

 Guignol, descends ! Bonjour, bonjour, entre ! Moi, c'est Nadia. Elle, c'est Lou. Lou, dis bonjour. 

 , ! , , !  .   . , .

 Bonjour , a dit Lou.  Tu as vu mon escargot ? 

 ,   .     ?

 Oui. C'tait la plus belle chose de toute la gare. 

 .       .

Lou a dcid tout de suite que Vra tait quelqu'un de bien. Nadia lui a fait la bise. Lou aussi. Deux fois. Vra a compt.

   ,     .      .  .  .  .

Dans l'entre, Vra a fait ce qu'elle faisait toujours en arrivant chez quelqu'un : elle a enlev ses chaussures. Tout le monde l'a regarde.

    ,   ,   -  :  .    .

 Tu peux les garder, tu sais , a dit Nadia gentiment.

   ,    .

 Chez nous, en Russie, on enl?ve toujours ses chaussures. Sinon, la rue entre dans la maison. 

      .     .

Laurent et Nadia se sont regards. Lou, elle, a enlev ses baskets immdiatement, tr?s srieuse, et elle a march en chaussettes jusqu'? la cuisine, comme si c'tait la meilleure ide qu'elle ait jamais entendue.

   .    ,    ,        ,      ,   - .

*   *   *

Au d?ner, il y avait une salade, un poulet r?ti, du fromage et une grande carafe d'eau du robinet au milieu de la table.

   ,  ,        .

 De l'eau du robinet ? , a demand Vra, un peu inqui?te.

  - ?     .

 Bien s?r , a dit Laurent.  Elle est tr?s bonne, l'eau de Lyon. Elle vient des Alpes. Au restaurant aussi, tu demandes "une carafe d'eau" et c'est gratuit. C'est la loi. 

 ,   .     .    .   :   ,   .  .

Vra a bu. L'eau tait fra?che et bonne. Elle a pens qu'elle allait aimer ce pays o? l'eau tait gratuite et o? les trains ne partaient pas toujours.

 .     .  ,    ,   ,     .

*   *   *

Sa chambre tait petite, avec une fen?tre sur les toits rouges de la ville. Sur l'oreiller, il y avait une feuille de papier : un escargot avec une valise, et en dessous, en grosses lettres : VRA.

Ÿ   ,      .     :   ,       VRA.

Vra a sorti un cahier neuf de son sac et elle a crit sur la premi?re page : Ce qui n'tait pas dans les manuels.

          :     .

Et en dessous :

 :

1. En France, le premier mot qu'on apprend ? la gare, c'est  gr?ve . Et personne ne crie. On dit :  Bon. On a l'habitude. 



2. Bonjour d'abord. Ensuite, la question.



3. ? Lyon, on se fait deux bises. Ailleurs, c'est un myst?re. Et on garde ses chaussures ? la maison (sauf Lou).

1.    ,    ,  .    .  :   .   .



2.  .  .



3.     .     .      ( ).




  .


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   ,     (https://www.litres.ru/book/aleksandra-panfilova/god-vo-frantsii-30-istorii-na-frantsuzskom-iazyke-s-p-74703063/)  .

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