- -
- 100%
- +
Alors où se trouve essentiellement cette différence ? Une personne mondaine se différencie d’une personne religieuse par sa motivation intérieure. Pour la personne mondaine, la souffrance et cette sorte de bonheur passager sont très importants. Éprouver une très forte aversion, une grande peur face à la souffrance et un grand attachement face au bonheur est la caractéristique d’une personne mondaine. L’esprit de cette personne n’est d’une certaine manière pas très stable ; il est même inconstant. Par contre, la personne qui suit un chemin spirituel est caractérisée par son renoncement. Renoncer ne signifie pas simplement tout abandonner. Quand l’attachement de l’esprit, le désir de suivre ses habitudes et l’avidité de bonheur ont été un peu apprivoisés, sont devenus moins importants et aussi quand la peur face à la souffrance n’est plus aussi forte et qu’un début d’équanimité face au bonheur et à la souffrance a été établi, on peut dire qu’une certaine stabilité a été développée dans l’esprit. Voilà le sens réel du renoncement.
Souvent quand la richesse, le pouvoir, le renom ou la gloire sont présents, tout est facile mais dès que la maladie ou la souffrance apparaissent, alors les difficultés commencent. Si à ce moment nous sommes capables non pas de nous laisser écraser par ces expériences mais au contraire de développer face à elles un peu d’équanimité, alors nous deviendrons une personne sur le chemin spirituel. En usant de ce bonheur avec sobriété, contentement et sagesse, il est possible que ces expériences deviennent utiles pour nous-mêmes et pour tous les autres êtres. Il est cependant important de reconnaître qu’il ne s’agit pas là du bonheur ultime ou d’un bonheur durable et pur.
Le troisième niveau de souffrance est encore plus profond : il s’agit d’une souffrance fondamentale. Contrairement aux deux premières souffrances, ce niveau n’est pas en rapport avec une quelconque sensation agréable ou désagréable. Il s’agit au contraire d’un état général et neutre qui caractérise notre condition dans le cycle des existences, ou Samsara. Cet état est par définition, que nous y éprouvions du bonheur ou de la souffrance, un état dans lequel nous n’avons aucune réelle liberté.
Bouddha a dit :
La plus profonde signification de la souffrance est le manque de liberté.
Donc, ne pas avoir de liberté complète, de totale libre disposition de soi, ne pas avoir le contrôle permanent de sa propre existence et de son propre destin est la signification la plus profonde de la souffrance.
Ne pas avoir sous contrôle le cycle de notre propre naissance, de notre propre mort et de notre propre renaissance est un manque de réelle liberté. Ainsi, nous subissons le cycle des existences dans lesquelles nous prenons naissance et nous vieillissons, nous subissons le processus de la maladie et nous mourons en fin de compte sans rien maîtriser. Que cela nous plaise ou non, que nous le voulions ou non, nous devons le subir.
Une telle situation, un tel cycle des existences est de la nature de la souffrance qui caractérise et définit le cycle des existences conditionnées. Tous les êtres font l’expérience d’un tel cycle : nous y sommes nés, que cela nous plaise ou non, que l’environnement ou les conditions nous plaisent ou non. On peut même dire que nous sommes tombés dans cette situation inconsciemment, sans plans préétablis ; nous y sommes nés quelque part sans aucune sorte de contrôle.
Notre naissance est effective dès la conception. En effet, pour le Bouddhisme la naissance a lieu bien avant la naissance conventionnelle. Puis immédiatement dans le ventre de notre mère a commencé notre processus de vieillissement. A chaque instant nous devenons plus âgés, personne ne rajeunit. Ainsi nous passons par les différents stades de la vie : bébé, jeune enfant, jeune homme, homme d’âge mûr et vieillard, dernier stade qui n’arrive que si nous avons une longue vie. Durant ce cheminement, nous éprouvons à certains stades plus de plaisir que dans d’autres. Cependant nous devons, depuis la naissance, traverser ce processus complet qui est comme une course sans fin. D’ailleurs, nous ne pouvons pas dire : «Ici je fais une petite pause» ; «cela me plaît mieux ici» ou «je vais rester plus longtemps ici». Les évènements vont à leur propre vitesse dans un processus inéluctable comme dans une course de chevaux. Tout conduit à une fin : la mort, que cela nous plaise ou non, qu’on le désire ou non.
La plupart des gens ne désire pas mourir mais la mort survient malgré tout. Nous n’avons d’ailleurs aucune certitude sur celle-ci, nous pouvons simplement affirmer qu’elle aura lieu. Nous ne pouvons pas déterminer son moment précis, sa manière et son lieu. Tout cela échappe à notre contrôle. Cependant dans le Bouddhisme, la mort n’est pas la fin. D’autres existences suivront automatiquement dans un processus inexorable et cet enchaînement de vies compose une sorte de cycle des existences sur lequel nous n’avons aucun contrôle. Telle est notre situation fondamentale de souffrance.
Il est facile de reconnaître cette situation : elle est semblable à une personne qui se trouve en prison. C’est une situation assez douloureuse dans laquelle elle fait peut-être des expériences pénibles, mais surtout dans laquelle elle perd sa liberté. Il peut arriver parfois que la nourriture y soit un peu meilleure. Mais le fait d’être en prison est une situation de souffrance et tous les problèmes qui en découlent sont liés au fait d’être incarcéré. Cette situation signifie que le prisonnier n’a aucune liberté sur son destin. Le fait d’être en prison est donc la cause de la souffrance. Nous évoluons de la même manière dans le cycle des existences conditionnées : il nous manque cette complète liberté sur notre destin, et cet état même est la profonde signification du troisième type de souffrance fondamentale.
Cette souffrance est différente ou distincte des deux premières expliquées plus haut ; certains êtres souffrent plus de la première, d’autres plus de la deuxième. Dans le Bouddhisme l’on parle de six sortes de royaumes d’existence. Certains êtres gravitent dans le premier royaume, d’autres dans le second… Tout est différent : tous ne sont pas au même endroit ni dans le même état. Chez les humains aussi, certains éprouvent plus de bonheur et d’autres plus de souffrance. Mais la troisième souffrance, fondamentale, concerne tous les êtres du cycle des existences. Qu’ils soient humains, animaux, dieux ou autre chose, tous sont toujours dans cette même situation où ils manquent totalement de complète liberté.
Telle est la signification de la première Noble Vérité de la souffrance. Bouddha a dit : «Ceci est la Noble Vérité de la souffrance.» Il n’a pas dit : «Il existe une Vérité de la souffrance et elle se trouve dans un endroit, par là-bas.» Il a dit : «C’est la Noble Vérité de la souffrance» ce qui signifie qu’elle n’est pas éloignée, dans un endroit indéfini ou perdue depuis longtemps dans le passé. Non, elle se situe exactement là, dans notre propre personne. Notre propre cycle des existences est donc explicité dans cette première Noble Vérité de la souffrance. Reconnaître cet état est un point très important.
L’impermanence
Cette première Vérité est également caractérisée par l’impermanence. En effet, l’existence que nous avons ainsi que tout ce qui la compose est impermanent. A ce sujet, Bouddha a dit que non seulement notre existence mais tout ce qui est composé est impermanent. Il a également dit que tout ce qui est composé est de la nature de la souffrance.
Dans le Bouddhisme, l’ensemble des phénomènes existants est réparti en deux groupes : les phénomènes composés et les phénomènes non composés. On entend par phénomène composé tout objet matériel, toute conscience, phénomène spirituel ou esprit, etc. Se trouvent également dans ce même groupe ce que nous appelons les phénomènes composés non associés. Ces derniers ne sont rien d’autre que des phénomènes non matériels et non spirituels, mais qui existent pourtant en étant composés, comme la personne par exemple. La personne est un phénomène qui existe en réalité mais elle n’est pas uniquement une chose matérielle, ni uniquement un esprit. Et pourtant, elle existe. Il en est de même en ce qui concerne le temps, un phénomène composé ni matériel, ni spirituel, mais qui existe cependant d’une autre manière. Divers exemples peuvent être cités.
Composé signifie donc que les phénomènes existent en fonction de leurs parties constitutives. La matière est composée de particules, allant jusqu’à la plus infime. Dans le Bouddhisme, on parle beaucoup de celles-ci. D’ailleurs, dans plusieurs domaines les explications actuelles de la science rejoignent les thèses bouddhistes. L’esprit est également composé d’instants de conscience. De la même manière, une personne est composée de ses parties constitutives, de ses agrégats comme le corps, les consciences, les sensations, etc. Le temps est aussi composé de minutes, de secondes, de moments, d’instants, de mois et d’années. Nous le percevons grâce à ces composantes.
Tous ces phénomènes composés, comme l’a dit Bouddha, sont donc caractérisés par l’impermanence. Les êtres et les personnes sont par nature impermanents. Notre corps et notre esprit sont impermanents tout comme le sont nos souffrances, notre bonheur et toute vie. Dans le Bouddhisme, l’impermanence est appelée Anitya (ce qui est impermanent et changeant). Cet aspect y est expliqué d’une manière très subtile : il est dit que toute chose ne reste qu’un instant, ce qui signifie que tout ce qui apparaît, disparaît aussitôt. Tout n’existe que pendant un instant comparable à la durée d’un claquement de doigts. On peut parler de différents claquements : celui d’une personne bien constituée et en bonne santé est, par exemple, relativement court. Quand nous faisons référence, ici, à cet instant, il correspond à 1/65e de la durée d’un claquement de doigts d’une personne adulte. C’est donc très, très court.
L’impermanence subtile signifie que tous les phénomènes composés ne durent en vérité qu’un bref instant. Bien qu’un peu compliqué à comprendre, cela est néanmoins vrai. Cette impermanence subtile existe toujours, mais nous ne sommes pas en mesure de le réaliser directement avec notre conscience actuelle qui fonctionne lentement : cela va trop vite. Par contre, ce dont nous pouvons prendre conscience est une saisie superficielle de l’impermanence grossière. Cette impermanence grossière est en fait un indice superficiel de l’impermanence subtile qui existe continuellement.
Nous pouvons voir, par exemple, une personne vieillir lentement et devenir de plus en plus âgée. Nous pouvons remarquer la plante ou l’arbre qui pousse et se décompose ensuite. Ce sont des choses qui s’usent lentement et qui seront un jour détruites ou cassées. Ce que nous voyons de l’extérieur n’est que la forme grossière de l’impermanence. Cependant, cette impermanence (ce vieillissement) n’apparaît pas du jour au lendemain. Elle existe constamment, sans interruption, sans pause et consiste à naître puis à disparaître, à naître et à disparaître à nouveau, à naître et à disparaître sans fin... Ce qui reste en réalité est ce que nous nommons dans le Bouddhisme une continuité similaire ou une continuité de la similarité.
Que reste-t-il en fait d’une personne entre ce soir et demain ? Ou que reste-t-il de notre continuum mental, de notre conscience, entre aujourd’hui et demain ? Que deviennent les choses matérielles ? Notre corps, par exemple, ne reste pas identique mais a une continuité similaire ; il perdure mais pourtant n’est pas semblable. Il est important de ne pas confondre ces deux aspects : nous pensons toujours que tout reste identique mais en réalité ce n’est jamais la même chose. C’est comme lorsqu’on regarde un fleuve, le Rhin par exemple, on croit que c’est le même fleuve que l’on voit jour après jour, heure après heure. En réalité, l’eau coule et se renouvelle sans cesse. Le Rhin nous semble être toujours le même, mais il n’en est rien.
Notre corps, notre esprit, notre personne sont comme ce fleuve. Tous les éléments qui les composent ne sont jamais les mêmes. La personne qui par exemple a commencé à lire ce livre a changé depuis longtemps. Ce qui en reste est sa continuité similaire. Le processus est le même pour chacun : c’est cette continuité similaire qui fait que nous sommes encore là, visibles l’un pour l’autre. Cette vision ne concerne pas seulement une personne car nous changeons tous de la même manière. Cependant lorsque nous regardons les personnes autour de nous, nous avons l’impression qu’elles sont toujours les mêmes.
La saisie de la permanence
Cette idée que nous sommes toujours les mêmes provient de notre façon de saisir la permanence. Cette saisie d’une existence permanente est très profonde et nous empêche de prendre conscience de l’impermanence subtile. Nous pouvons comprendre seulement avec un raisonnement logique la véracité de ces dires, mais nous ne pouvons pas en prendre conscience directement, comme nous voyons une bouteille devant nos yeux. Pour cette raison, nous n’arrivons pas à y croire et avons ainsi toujours cette illusion de la permanence ; au lieu d’une compréhension correcte des choses, nous avons une illusion en relation avec cette saisie de la permanence et nous pensons que tout reste identique. La permanence et cette saisie de la permanence sont une erreur fondamentale, une mauvaise compréhension que nous avons tous. Elles sont non seulement fausses et parfois très nuisibles, mais peuvent également nous amener à faire beaucoup d’autres erreurs.
Cette saisie de la permanence est, par exemple, la cause principale de l’attachement que nous manifestons pour les choses, le pouvoir, l’argent, les amis etc. L’attachement dépend donc de notre saisie de la permanence. Bien que nous comprenions intellectuellement que nous ne sommes pas éternels, notre réaction spontanée est d’affirmer : «Je suis permanent, je suis toujours là et je vais, comme tous mes amis, être encore là longtemps.» Avec cette perception, même nos ennemis sont également permanents. C’est la raison pour laquelle nous nous attachons fortement à nos amis et haïssons fortement nos ennemis.
Bien que possédant déjà beaucoup de choses, certaines personnes veulent posséder tellement de biens que ces acquisitions seraient suffisantes pour de nombreuses autres renaissances. Pourtant, ce n’est pas encore assez et elles en accumulent toujours plus. A cette soif s’ajoute souvent une grande peur de tout perdre. Tout cela mène à d’interminables problèmes. De même, nous voulons absolument détruire et tuer nos ennemis parce que nous pensons que si nous ne nous en débarrassons pas, ils seront toujours là. En réalité, nos amis et nos ennemis sont tous impermanents. Un jour, il n’y aura plus personne car les ennemis meurent également. Il n’est donc pas spécialement nécessaire de les tuer, mais nous pensons quand même qu’ils seront toujours là et que nous devons nous en défaire au plus vite. Toutes ces idées sont fausses, elles sont dues au fait que nous pensons que les choses, les ennemis, les amis, nos biens, notre famille ou tout simplement nous-mêmes, sommes permanents. Tout est perçu de cette manière. Ainsi nous saisissons très fortement cette permanence et y restons attachés.
Ce que nous pouvons apercevoir de l’extérieur, ce sont les grands changements. Tout ce qui est dans le monde apparaît et disparaît, naît et est détruit : un pays, une nation, une famille, une personne.
C’est pourquoi Bouddha a dit :
Tous les phénomènes composés sont impermanents.
L’impermanence est quelque chose de très subtil, nous n’en percevons que les aspects extérieurs et grossiers dans les grands changements intervenant autour de nous. Depuis toujours, tout ce qui est dans le monde apparaît et disparaît : toutes les choses matérielles ou spirituelles, y compris les personnes. C’est ce que nous constatons de l’extérieur.
L’impermanence est une des particularités importantes de la Noble Vérité de la souffrance. Cette existence conditionnée, qui est de la nature de la souffrance et dans laquelle nous n’avons aucune réelle liberté, est impermanente, tout comme les expériences douloureuses que nous sommes amenés à y faire.
Action ou Karma
Quand nous disons que ce mode d’existence dans le Samsara ne jouit d’aucun contrôle ou de liberté en soi, cela ne signifie pas qu’il dépende du pouvoir des choses extérieures ou d’une puissance quelconque qui dominerait notre existence et qui nous pousserait dans des situations non désirées. Cela n’est pas le cas du tout. Cela signifie seulement que notre situation dans cette vie ainsi que dans le futur ne se réalise pas en fonction de nos propres désirs. Bien au contraire : tout, toute existence, tout le cycle des existences, tout destin dans le cycle des existences est régi par nos propres actions : le Karma. En sanscrit, Karma est utilisé dans le sens de travail, ouvrage, activité ou encore action et il n’est pas à confondre avec Dharma (qui veut dire enseignement, pratique, connaissance, chemin).
Tout ce que nous expérimentons dans le cycle des existences, sur un plan individuel ou collectif, n’est donc pas régi par nos désirs mais est déterminé par nos actions, selon la loi du Karma (cette loi peut aussi être appelée loi de causalité ou loi des causes et des effets). Les choses n’arrivent pas simplement parce que nous le désirons, mais elles sont précisément déterminées par la loi de causalité. Cela signifie que les actions positives amènent un résultat positif et les actions négatives conduisent à des résultats négatifs.
Tout ce qui est composé, tout ce qui existe l’est en interdépendance avec cette loi, et les êtres sensibles comme nous la subissent également. Notre destin, notre souffrance et notre bonheur sont directement liés à nos actions, notre Karma et la loi de causalité. Ainsi l’on peut dire qu’en vérité, notre destin n’est pas entre les mains de quelqu’un d’autre mais qu’il est réellement entre nos propres mains. Nous ne pouvons donc pas simplement expérimenter tout ce que nous désirons ; ce que nous vivons dépend de la loi des causes et des effets. Cette loi naturelle n’a pas été créée par une quelconque personne mais c’est la façon dont les phénomènes existent. Ainsi, notre destin et l’avenir de tous les êtres sensibles lui sont liés. C’est la raison pour laquelle les actions négatives provoquent de la souffrance pour nous et pour les autres êtres, et les actions positives provoquent des expériences de bonheur. Une conduite juste est donc nécessaire. C’est le point le plus important et le plus essentiel du Dharma, de la pratique des enseignements et du chemin spirituel.
On peut comprendre beaucoup de choses par le terme pratique : prier, réciter des textes, méditer. Il existe beaucoup de pratiques. Ici, la pratique essentielle et correcte est celle de l’application de la loi des causes et des effets. Pratiquer cette loi signifie l’accepter comme exacte et s’y tenir. Nous ne devons pas agir à l’encontre de cette loi mais au contraire la respecter et y assimiler notre conduite. En tenant compte de cela, nous deviendrons réellement des pratiquants. Si au contraire nous la négligeons, il ne nous servira à rien de réciter des prières toute la journée ou de rester longtemps assis tranquillement, sans bouger du tout. La pratique ne sera pas réelle si l’essentiel manque.
La pratique essentielle du Dharma est donc l’application de la loi des causes et des effets. Nous devons ainsi reconnaître les actions et les résultats et respecter cette loi. C’est la meilleure méthode pour éviter la souffrance et expérimenter le bonheur.
Il est important également de comprendre la significations des termes actions négatives ou positives. Dans le Bouddhisme, il n’existe pas une liste d’actions établie par le Bouddha de ce qui est juste et de ce qui faux. Une telle liste serait interminable. Par contre, il est aisé de considérer le résultat de ce qui est positif ou négatif en fonction des conséquences pour les êtres sensibles, car tout existe en relation avec les êtres sensibles. On peut donc dire que toutes les actions qui apportent une réelle souffrance aux êtres sensibles (tuer, mentir, etc.), sont des actions négatives. Il faut donc les éliminer. Par contre, celles qui leur apportent un réel bienfait sont à considérer comme positives. C’est de cette manière que nous devons les différencier.
La motivation est aussi déterminante : ainsi, des actions causées par le désir, la haine et l’ignorance sont toujours négatives. Par contre, celles qui sont exemptes de désir, de haine et d’ignorance mais qui sont au contraire motivées par la sagesse, la bonté aimante et la compassion sont des actions positives. En reconnaissant la qualité de l’origine, de la motivation et du résultat, nous pourrons ainsi différencier les actions négatives des positives. Sous ce regard, nous devons donc essayer de pratiquer ce qui est précieux et d’éliminer les actions négatives. Cela constitue la pratique essentielle.
Конец ознакомительного фрагмента.
Текст предоставлен ООО «ЛитРес».
Прочитайте эту книгу целиком, купив полную легальную версию на ЛитРес.
Безопасно оплатить книгу можно банковской картой Visa, MasterCard, Maestro, со счета мобильного телефона, с платежного терминала, в салоне МТС или Связной, через PayPal, WebMoney, Яндекс.Деньги, QIWI Кошелек, бонусными картами или другим удобным Вам способом.




