Фиаско 1/Fiasco1

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Fiasco 1.
C’était le mois de juin. Fin juin 1988.
Les nuits blanches tourmentaient l’âme. On avait envie d’exploits et de braver les interdits.
Un ancien camarade de classe, l’ami Yourka, arriva chez le cadet. Il était venu à Saint-Pétersbourg voir sa petite amie et, en même temps, rendre visite au cadet. Celui-ci disposait d’un gîte où l’on pouvait dormir sans entamer sa maigre bourse d’étudiant.
Normalement, le cadet logeait au foyer militaire. Mais pour ranger ses vêtements civils et s’offrir quelques douceurs charnelles, il louait une chambre chez un gentil alcoolique, dans une vieille maison en bois. La femme du gentil alcoolique était morte une dizaine d’années plus tôt. Il vivotait chez sa compagne et sous-louait cette petite chambre aux étudiants pour une rémunération symbolique.
Le cadet avait déniché ce logement par hasard devant un point de collecte de bouteilles vides, où il rencontra le gentil alcoolique dans la file d’attente. Le gentil alcoolique évalua avec respect le sac plein de bouteilles dont le cadet avait hérité de ses camarades plus âgés. Ces derniers avaient reçu leurs galons et étaient partis rejoindre leur garnison. Mais les bouteilles, elles, étaient restées.
Deux phrases échangées, et les clés de la chambre atterrirent dans la poche du cadet, tandis que le loyer se transforma en boisson vivifiante pour le gentil alcoolique et sa compagne.
Après un tour en ville et quelques pelmeni avalés, l’ami Yuorka fut installé pour la nuit. Le cadet retourna au foyer, mais découvrit avec surprise que les portes étaient verrouillées. Le foyer était tout de même militaire et fermait à 23 heures précises.
Tambouriner à la porte n’était pas une option. Le cadet repartit donc se promener.
Chemin faisant, le cadet se retrouva près du métro. Il s’assit sur le parapet de la station. Le métro allait fermer, et le cadet observait les passagers pousser à la hâte les lourdes portes de chêne d’avant en arrière.
Une fille en robe à pois s’envola des portes. Sur de longues jambes, elle bondit jusqu’au parapet et s’assit à côté du cadet.
Ils se turent. Se regardèrent. Pas ouvertement. Juste du coin de l’œil.
Le cadet craignait d’effrayer ce papillon. Un geste de travers et une telle créature s’envolerait. On ne la reverrait plus. Une espèce rare.
– Je rentre chez moi demain, dit soudain le papillon en battant des cils-ailes.
Étonné, le cadet ne put que hausser les sourcils. Le papillon savait gazouiller. Elle avait un sourire éclatant, avec des dents nacrées, parfaitement alignées, blanches et éblouissantes.
Ils engagèrent la conversation.
Le papillon avait terminé sa dernière année, obtenu son diplôme et partait à présent dans l'Oural pour développer la production textile. Sa voix portait une douce mélancolie.
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