- -
- 100%
- +

La Louve Blanche
Chapitre 1 : La reine du lycée
Vocabulaire thématique
le lycée — лицей, старшая школа
la pom-pom girl — чирлидерша
l'entraînement (m) — тренировка
le terrain de foot — футбольное поле
la popularité — популярность
les gradins (m, pl) — трибуны
la routine (de danse) — танцевальная программа, номер
la capitaine (de l'équipe) — капитан (команды)
le vestiaire — раздевалка
les projecteurs (m, pl) — прожекторы, всеобщее внимание
l'admiration (f) — восхищение
le couple parfait — идеальная пара
la rivale — соперница
chuchoter — шептать
avoir hâte de — не терпится, с нетерпением ждать
Chloé Bennett ouvrit les yeux une seconde avant que son réveil ne sonne. Elle n'avait jamais besoin de l'alarme, mais elle la laissait quand même sonner, juste pour le plaisir d'appuyer sur le bouton et de commencer la journée comme il fallait. La lumière d'octobre entrait doucement par les rideaux blancs de sa chambre et dessinait des lignes pâles sur le tapis. Pendant quelques secondes, elle resta immobile, les yeux fixés sur le plafond, et elle pensa exactement ce qu'elle pensait presque tous les matins depuis trois ans : sa vie était en train de se dérouler exactement comme elle l'avait imaginée.
Elle se leva, s'étira, et se dirigea vers le miroir de sa salle de bain. Ses longs cheveux blond doré tombaient jusqu'à sa taille, même après une nuit de sommeil, et ses yeux bleus, très clairs, presque transparents à la lumière du matin, la regardaient avec cette assurance tranquille qu'elle avait fini par considérer comme normale. Elle n'était pas prétentieuse, du moins elle ne le pensait pas. Elle avait simplement grandi en sachant que les gens la remarquaient quand elle entrait quelque part, et elle avait appris à vivre avec ce fait comme on vit avec la couleur de ses yeux : sans vraiment y réfléchir.
Sa mère l'appela depuis la cuisine. Chloé descendit l'escalier en enfilant sa veste d'uniforme, celle avec le grand B noir et blanc de Bellwood High sur la poitrine, et elle attrapa un toast au passage.
— Tu as ton sac de sport ? demanda sa mère sans même lever les yeux de son ordinateur portable.
— Toujours, répondit Chloé. L'entraînement commence à sept heures, tu le sais bien.
— Et Ethan passe te chercher ?
— Dans dix minutes.
Sa mère sourit, ce sourire un peu fier qu'elle avait chaque fois qu'elle regardait sa fille partir pour le lycée. Chloé savait que, pour ses parents, elle représentait une sorte de réussite silencieuse : la fille populaire, la capitaine des pom-pom girls, celle qui avait un petit ami parfait et un avenir qui semblait déjà tout tracé. Personne dans la famille ne posait jamais de questions sur ce qu'elle voulait vraiment faire après le lycée, parce que tout le monde supposait, y compris elle-même, que la réponse était évidente : elle continuerait à briller, quelle que soit la direction qu'elle prendrait.
La voiture d'Ethan Walker s'arrêta devant la maison exactement à l'heure. Il klaxonna deux fois, un vieux rituel entre eux depuis le début de leur relation, et Chloé sortit en courant, son sac de sport sur l'épaule. Ethan portait son sweat-shirt de l'équipe de football américain, celui avec son numéro dans le dos, et il avait ce sourire décontracté qui faisait toujours battre un peu plus vite le cœur des filles de première année. Il se pencha pour l'embrasser rapidement avant qu'elle ne monte dans la voiture.
— Tu es prête pour la nouvelle routine ? demanda-t-il en démarrant.
— Je l'ai répétée hier soir devant mon miroir jusqu'à minuit, dit Chloé en riant. Madison va être jalouse.
— Madison est toujours un peu jalouse de toi, répondit Ethan avec un sourire. C'est difficile de ne pas l'être.
Chloé ne répondit rien, mais elle sourit intérieurement. Ce genre de phrase, elle l'entendait depuis si longtemps qu'elle avait cessé de la remarquer vraiment. Elle faisait simplement partie du décor de sa vie, comme les casiers bleus du couloir principal ou le drapeau de l'équipe accroché au-dessus de l'entrée du lycée.
Quand ils arrivèrent sur le parking de Bellwood High, plusieurs élèves les saluèrent de loin. Un groupe de filles de terminale, assises sur le capot d'une voiture, agitèrent la main dans leur direction. Deux garçons de l'équipe de football tapèrent dans la main d'Ethan en passant. Chloé avança dans le couloir principal avec cette démarche presque automatique qu'elle avait développée au fil des années, celle qui disait, sans un mot, qu'elle savait exactement qui elle était et où elle allait.
Chloé ! cria une voix derrière elle.
Elle se retourna et vit Madison Clark courir vers elle, ses cheveux bruns attachés en une queue de cheval parfaite. Madison faisait aussi partie de l'équipe de pom-pom girls, et malgré ce qu'Ethan avait dit dans la voiture, Chloé la considérait sincèrement comme une amie, même si elle sentait parfois, sans vraiment y prêter attention, une certaine tension entre elles.
— Tu as vu le tableau d'affichage ? demanda Madison, essoufflée. L'entraîneuse a mis un mot pour la compétition régionale. On doit être parfaites la semaine prochaine.
— On sera parfaites, répondit Chloé avec confiance. On l'est toujours.
Madison rit, mais Chloé remarqua, l'espace d'une seconde, quelque chose dans son regard qu'elle n'aurait pas su nommer. De l'admiration, peut-être. Ou autre chose. Elle n'y pensa pas plus longtemps ; la sonnerie venait de retentir, et elles se dirigèrent ensemble vers leur premier cours.
La matinée passa comme toutes les matinées passaient à Bellwood High : les professeurs parlaient, les élèves chuchotaient, et Chloé traversait chaque cours avec cette aisance particulière qui venait de savoir qu'elle n'avait jamais vraiment besoin de se battre pour occuper une place. Même les professeurs semblaient plus indulgents avec elle qu'avec les autres, sans qu'elle sache vraiment pourquoi, ni qu'elle se pose la question.
Au deuxième cours, celui de littérature, madame Foster demanda à la classe d'écrire, avant la fin du semestre, une courte rédaction sur un thème qu'elle avait écrit au tableau en grosses lettres : Devient-on qui l'on est, ou qui les autres attendent que l'on soit ? Quelques élèves grognèrent, d'autres levèrent les yeux au ciel, mais Chloé se contenta de noter le sujet dans son cahier sans vraiment y réfléchir. Le sujet lui semblait presque absurde. Pour elle, la question n'avait aucun sens : elle avait toujours fait exactement ce qu'on attendait d'elle, et cela lui avait plutôt bien réussi jusqu'ici. Elle était Chloé Bennett, capitaine des pom-pom girls, petite amie d'Ethan Walker, future diplômée avec les honneurs. Pourquoi chercher plus loin, quand tout semblait déjà si bien fonctionner ?
— Vous avez jusqu'à vendredi prochain, précisa madame Foster en refermant son livre. Et j'attends de la sincérité, pas seulement de belles phrases.
Chloé referma son cahier et jeta un coup d'œil discret vers le fond de la salle, où Maya Rivera, une fille aux cheveux bruns bouclés qu'elle connaissait de vue depuis des années sans lui avoir presque jamais adressé la parole, écrivait déjà avec une concentration étrange, comme si le sujet la touchait bien plus profondément que les autres. Chloé n'y pensa qu'une seconde. Maya faisait partie de ces élèves qui existaient en périphérie de son monde, jamais vraiment au centre, jamais vraiment invisibles non plus, simplement là, comme un détail du décor qu'on ne remarque jamais vraiment.
En sortant de la salle de littérature, Chloé croisa dans le couloir une fille de seconde qu'elle ne connaissait pas vraiment, qui la salua avec un enthousiasme presque exagéré, comme si croiser la capitaine des pom-pom girls représentait, à elle seule, le meilleur moment de sa journée.
— Salut Chloé ! J'adore ta veste, dit la fille, un peu trop vite.
— Merci, répondit Chloé avec un sourire poli, avant de continuer son chemin sans vraiment s'arrêter.
Ce genre de scène se répétait plusieurs fois par jour, et Chloé n'y prêtait presque plus attention. Elle avait fini par considérer cette petite admiration constante comme une sorte de bruit de fond agréable, comparable au bourdonnement des néons du couloir ou aux annonces du matin diffusées par les haut-parleurs. Elle ne se demandait jamais ce que cela faisait, de l'autre côté, d'admirer quelqu'un sans jamais vraiment le connaître.
À midi, elle rejoignit sa table habituelle dans la cafétéria, celle du fond, près des grandes fenêtres, où s'asseyait toujours le même groupe : Ethan et les garçons de l'équipe de football, Madison et deux autres pom-pom girls, et quelques élèves que tout le monde à Bellwood connaissait de nom, même sans leur avoir jamais parlé directement. C'était une table à part, presque une île au milieu de la cafétéria, entourée d'un océan d'élèves ordinaires qui, de temps en temps, levaient les yeux vers elle avec un mélange de curiosité et d'envie.
— Alors, la fête de samedi, elle est confirmée ? demanda un des garçons, la bouche pleine.
— Complètement, répondit Ethan. Dans la forêt, près du vieux pont. Comme d'habitude.
— Tu viens, Chloé ? demanda Madison.
— Évidemment, dit Chloé. C'est notre dernière année. Il faut en profiter.
— Il paraît que ton cousin connaît un raccourci pour y aller en camion, dit une autre fille de l'équipe, Sarah, en se penchant par-dessus la table. Comme ça on n'a pas besoin de marcher pendant une heure dans le noir.
— Il connaît surtout un bon moyen de nous perdre tous dans les bois, plaisanta un des garçons de l'équipe de football, ce qui fit rire toute la table.
— Ne t'inquiète pas, dit Ethan en passant un bras autour des épaules de Chloé. Tant que la reine du lycée est avec nous, rien ne peut mal tourner.
Toute la table rit à nouveau, et Chloé leva les yeux au ciel en souriant, un peu amusée par ce surnom qu'on lui donnait depuis la classe de seconde et qu'elle avait fini par accepter comme un compliment plutôt que comme une moquerie. Elle aimait cette sensation d'être au centre, entourée, protégée par ce petit cercle qui semblait, à ce moment précis, aussi solide qu'une forteresse.
Elle disait cela avec la certitude tranquille de quelqu'un qui pensait que le temps allait continuer à s'écouler exactement de la même manière, année après année, sans jamais rien casser. Elle ne savait pas encore, bien sûr, que cette fête allait devenir la nuit où tout commencerait à changer, la nuit où sa vie, si soigneusement construite, allait se fissurer pour la première fois.
L'après-midi, l'équipe de pom-pom girls se retrouva sur le terrain pour l'entraînement. Le ciel d'automne était clair, presque doré, et l'air sentait déjà un peu le froid qui viendrait bientôt. Chloé se plaça devant le groupe, comme toujours, et commença à compter les temps de la nouvelle chorégraphie.
— Un, deux, trois, quatre ! Madison, ton bras gauche est en retard !
— Désolée, dit Madison en corrigeant son mouvement.
— Encore une fois, depuis le début !
Les filles reprirent la routine, leurs mouvements synchronisés, leurs pom-pons rouges et blancs brillant sous le soleil. Chloé aimait ce moment précis, celui où elle dirigeait l'équipe, où tout le monde suivait son rythme, où elle sentait, physiquement, le pouvoir tranquille d'être celle que les autres regardaient. Depuis les gradins vides, quelques élèves qui traînaient après les cours les observaient, et Chloé sentait cette attention comme une chaleur familière sur sa peau.
Une fois l'entraînement terminé, Chloé resta encore quelques minutes sur le terrain pour regarder l'équipe de football commencer le sien. Ethan courait déjà des tours de terrain avec les autres joueurs, son maillot trempé de sueur, et il lui adressa un signe de la main en passant devant les gradins. L'entraîneur de football, un homme massif à la voix rauque, criait des instructions que Chloé n'écoutait qu'à moitié, plus occupée à observer la manière dont Ethan bougeait, dont il riait avec ses coéquipiers entre deux exercices, dont il semblait, lui aussi, parfaitement à sa place dans cet univers bien réglé. Elle pensa, presque sans y prêter attention, qu'ils formaient vraiment le couple que tout le monde décrivait : le genre de couple qu'on imaginait encore ensemble dix ans plus tard, sur une photo de mariage, avec les mêmes sourires faciles.
Après l'entraînement, alors que les filles se changeaient dans le vestiaire, Madison s'assit à côté d'elle sur le banc.
— Tu ne te demandes jamais ce que tu feras après le lycée ? demanda Madison, presque timidement.
— Pourquoi tu demandes ça ?
— Je ne sais pas. Tout le monde parle des universités, des projets, et toi, tu ne dis jamais rien.
— Parce que je n'ai pas besoin d'en parler, répondit Chloé en haussant les épaules. Je vais continuer à faire ce que je fais. Peut-être à l'université, peut-être ailleurs. Ça viendra tout seul, comme toujours.
Madison ne répondit rien, mais Chloé remarqua encore une fois ce petit silence, cette hésitation. Elle n'y accorda pas plus d'importance qu'auparavant. Pourquoi l'aurait-elle fait ? Sa vie, jusqu'à présent, avait toujours suivi la même logique simple : elle voulait quelque chose, et elle l'obtenait, presque sans effort, comme si le monde entier avait été construit pour lui faciliter la tâche.
En sortant du lycée, Ethan l'attendait devant sa voiture, les mains dans les poches, un sourire tranquille sur le visage. Le soleil commençait à descendre derrière les arbres, teintant le ciel de rose et d'orange.
— Tu as l'air fatiguée, dit-il en la voyant approcher.
— Un peu. L'entraîneuse était insupportable aujourd'hui.
— Elle veut juste qu'on gagne la régionale.
— On va la gagner, dit Chloé avec assurance. On gagne toujours.
Ethan rit et ouvrit la portière pour elle, un geste qu'il répétait depuis presque deux ans et qui, chaque fois, donnait à Chloé cette sensation confortable d'être exactement là où elle devait être. Pendant le trajet, ils parlèrent de la fête de samedi, de qui viendrait, de qui n'était pas invité, des détails sans importance qui, pourtant, semblaient à ce moment-là remplir toute leur existence.
— Madison a proposé d'inviter toute l'équipe de football, dit Ethan en tournant dans la rue principale. Et une partie de la terminale B.
— Tant qu'elle ne parle pas encore de la compétition régionale pendant la fête, je suis d'accord avec tout, répondit Chloé en riant.
— Elle t'admire beaucoup, tu sais.
— Je sais, dit Chloé, presque distraitement. Elle me le montre chaque jour.
Ethan la regarda un instant, comme s'il voulait ajouter quelque chose, puis il se concentra de nouveau sur la route. Chloé ne remarqua pas ce petit silence, ce moment suspendu où il avait failli dire autre chose. Elle avait l'habitude que les conversations se terminent toujours de cette manière légère, sans jamais toucher à rien de vraiment sérieux, et elle n'imaginait pas qu'il puisse en être autrement.
Chloé regarda par la fenêtre les arbres défiler, leurs feuilles déjà teintées de rouge et d'orange par l'automne. Elle pensa vaguement à la forêt qui bordait la ville, cette grande étendue sombre que tout le monde connaissait de loin sans jamais vraiment y entrer, sauf pour ces fêtes secrètes que les terminales organisaient chaque année. Elle n'y avait jamais prêté beaucoup d'attention. Pour elle, ce n'était qu'un décor, un endroit où on allumait un feu et où on dansait jusqu'à ce que quelqu'un propose de rentrer.
Le soir, dans sa chambre, Chloé s'assit devant son bureau et regarda son téléphone se remplir de messages : des photos de l'entraînement, des blagues sur la fête du week-end, des compliments de filles qu'elle connaissait à peine. Elle répondit à quelques-uns, ignora les autres, et resta un moment assise, immobile, à regarder par la fenêtre le ciel qui devenait peu à peu violet, puis noir.
Sa mère passa la tête par la porte entrouverte, un verre de thé à la main.
— Tu as mangé quelque chose ce soir ? demanda-t-elle.
— Une salade, avec Ethan. On a aussi parlé de la fête de samedi.
— Sois prudente là-bas, dit sa mère avec un petit sourire. Cette forêt me donne toujours des frissons, même en plein jour.
— Maman, tout le monde y va depuis des années. Il ne se passe jamais rien.
— Je sais, je sais. C'est juste une intuition de mère.
Sa mère referma doucement la porte, et Chloé resta seule avec cette dernière phrase flottant encore un peu dans l'air de sa chambre. Elle n'y accorda pas beaucoup d'importance. Les mères s'inquiétaient toujours pour tout, pensa-t-elle, c'était presque leur fonction officielle. Elle reprit son téléphone, envoya un dernier message à Madison pour confirmer l'heure de la fête, puis le posa sur sa table de nuit.
Elle repensa brièvement au sujet de rédaction de madame Foster, devient-on qui l'on est, ou qui les autres attendent que l'on soit, et elle faillit sourire en trouvant le sujet toujours aussi inutile. Elle ouvrit son cahier, écrivit une phrase, la relut, et la trouva tellement évidente qu'elle referma le cahier presque aussitôt. Je suis exactement celle que tout le monde attend que je sois, avait-elle écrit, et c'est très bien comme ça.
Elle pensa à sa journée, comme elle le faisait souvent, en essayant de trouver un seul moment où les choses ne s'étaient pas déroulées exactement comme elle l'avait prévu. Elle n'en trouva aucun. Sa vie ressemblait à une chorégraphie parfaitement répétée : chaque pas au bon endroit, chaque sourire au bon moment, chaque relation soigneusement entretenue. Elle avait dix-sept ans et l'impression, presque physique, que rien ne pourrait jamais venir briser cet équilibre.
Dehors, le vent commençait à se lever, faisant bruisser les dernières feuilles accrochées aux branches du grand chêne devant sa fenêtre. Quelque part au loin, au-delà des toits du quartier résidentiel, la ligne sombre de la forêt se découpait contre le ciel violet, silencieuse et immobile, comme elle l'avait toujours été. Chloé ferma les yeux sans même y penser.
Elle éteignit la lumière, se glissa sous sa couette, et s'endormit avec la certitude tranquille que le lendemain ressemblerait à aujourd'hui, et qu'après-demain ressemblerait au lendemain. Elle avait raison, pour l'instant. Mais dans la forêt, sous la pleine lune qui grossissait chaque nuit un peu plus, quelque chose attendait déjà.
Exercices de vocabulaire
Exercice 1. Complétez les phrases avec le mot qui convient (choisissez dans la liste de vocabulaire).
1. Chloé est la _______ de l'équipe de pom-pom girls.
2. Le samedi, tout le monde a _______ d'aller à la fête dans la forêt.
3. Après l'entraînement, les filles se changent dans le _______.
4. Madison est officiellement l'amie de Chloé, mais elle est aussi un peu sa _______.
5. Pendant le match, tout le monde regarde les pom-pom girls depuis les _______.
Exercice 2. Trouvez l'équivalent russe de chaque mot français.
1. la popularité
2. chuchoter
3. le couple parfait
4. l'admiration
5. les projecteurs
Exercice 3. Vrai ou faux ? Justifiez votre réponse avec une phrase du texte.
1. Chloé doute souvent de sa popularité.
2. Ethan est le petit ami de Chloé.
3. Madison ne fait pas partie de l'équipe de pom-pom girls.
4. La fête aura lieu dans la forêt, près du vieux pont.
Réponses
Exercice 1 (vocabulaire, phrases à trous) :
1. capitaine 2. hâte 3. vestiaire 4. rivale 5. gradins
Exercice 2 (traduction) :
1. la popularité: популярность
2. chuchoter: шептать
3. le couple parfait: идеальная пара
4. l'admiration: восхищение
5. les projecteurs: прожекторы, всеобщее внимание
Exercice 3 (vrai ou faux) :
1. Faux. Chloé est sûre d'elle-même : "elle savait exactement qui elle était et où elle allait."
2. Vrai. "Ethan Walker était son petit ami."
3. Faux. "Madison faisait aussi partie de l'équipe de pom-pom girls."
4. Vrai. "Dans la forêt, près du vieux pont."
Chapitre 2 : La fête dans les bois
Vocabulaire thématique
le feu de camp — костёр
la clairière — поляна
les haut-parleurs (m, pl) — колонки
ivre / enivré(e) — пьяный
flirter — флиртовать
la pleine lune — полнолуние
le sentier — тропинка
frissonner — вздрагивать, дрожать
l'obscurité (f) — темнота
craquer — трещать, хрустеть
s'éloigner — удаляться, отходить
le clair de lune — лунный свет
une gorgée — глоток
le silence pesant — тяжёлая, давящая тишина
résonner — звучать, отдаваться эхом
Le samedi soir, Chloé passa presque une heure devant son miroir avant de se décider enfin sur sa tenue. Elle avait essayé trois vestes différentes, deux paires de bottes, et elle avait fini par choisir un jean déchiré aux genoux et un pull noir assez large pour qu'elle puisse bouger librement, mais assez ajusté pour rester elle-même, celle qu'on regardait quand elle entrait quelque part. Elle attacha ses cheveux en une queue de cheval haute, se recula d'un pas, et sourit à son reflet.
Toute la semaine, elle avait attendu cette soirée avec une impatience qu'elle n'aurait pas su expliquer complètement. Les cours lui avaient paru interminables, les entraînements encore plus exigeants que d'habitude, et chaque conversation dans les couloirs semblait finir, tôt ou tard, par revenir sur la fête du samedi. C'était la dernière grande sortie de ce genre avant que les compétitions régionales n'absorbent tout son temps libre, et elle comptait bien en profiter pleinement, sans penser une seule seconde aux obligations qui l'attendaient dès la semaine suivante.
Son téléphone vibra sur son lit. Un message de Madison.
— Tu es prête ? On part dans vingt minutes.
— Presque, répondit Chloé. J'arrive avec Ethan.
— Il y aura tellement de monde ce soir. Toute la terminale, je crois.
— Alors il faut absolument qu'on soit les premières arrivées.
Elle attrapa sa veste en jean, glissa son téléphone dans sa poche, et descendit l'escalier en courant. Sa mère leva à peine les yeux de son livre, habituée depuis longtemps à ces départs précipités du samedi soir.
— Sois rentrée avant deux heures, dit sa mère sans conviction. Et réponds si je t'appelle.
— Promis, maman.
— Prends une veste plus chaude. Il va faire froid près de la rivière.
— Celle-ci suffira, dit Chloé en ouvrant déjà la porte d'entrée.
Ethan l'attendait dans sa voiture, le moteur déjà allumé, la musique s'échappant faiblement des vitres entrouvertes. Il portait un sweat-shirt gris et cette expression légèrement excitée qu'il avait toujours avant une soirée qui promettait d'être mémorable. Chloé monta et l'embrassa rapidement avant de boucler sa ceinture.
— Tu as apporté quelque chose à boire ? demanda-t-elle.
— Mon cousin s'occupe de tout. Il paraît qu'il a trouvé une glacière entière.
— Parfait. J'ai eu une semaine horrible avec les révisions.
— Ce soir, on oublie les révisions, dit Ethan en démarrant. Ce soir, c'est notre dernière grande fête avant les compétitions.
Ils roulèrent une vingtaine de minutes, quittant progressivement les lumières de la ville pour s'enfoncer dans une route de campagne bordée d'arbres de plus en plus hauts. La radio jouait doucement, et Chloé regardait par la fenêtre le paysage devenir plus sombre, plus dense, plus silencieux. Elle n'avait jamais vraiment prêté attention à cette forêt, mais ce soir-là, pour une raison qu'elle n'aurait pas su expliquer, elle lui sembla étrangement vaste, presque vivante sous le ciel qui commençait à s'assombrir.
— On y est presque, dit Ethan en tournant sur un chemin de terre à peine visible entre les arbres. Mon cousin a marqué le chemin avec des lanternes.
Effectivement, quelques minutes plus tard, de petites lumières orangées apparurent entre les troncs, indiquant le chemin vers la clairière. Ethan gara la voiture derrière une dizaine d'autres véhicules déjà stationnés le long du sentier, et ils continuèrent à pied, guidés par la musique qui résonnait de plus en plus fort à mesure qu'ils avançaient.
La clairière s'ouvrit devant eux comme une scène de théâtre. Un immense feu de camp brûlait au centre, projetant des ombres dansantes sur les visages de la cinquantaine d'élèves déjà rassemblés autour. Des enceintes portables, posées sur le capot d'un pick-up, diffusaient une musique électro qui faisait vibrer l'air, et des rires fusaient de partout, mêlés au crépitement du feu. Des couvertures avaient été étalées sur l'herbe autour du feu, et quelques tentes légères avaient même été montées à la lisière de la clairière pour ceux qui comptaient passer une partie de la nuit ici.




